ASSOCATION POUR LA DÉFENSE D’UN ESPACE EUROPÉEN DES LIBERTÉS

 

Défendre et promouvoir par tous les moyens utiles ( études, recherches, publications, articles de presse, réunions publiques, manifestations ) les libertés politiques et syndicales et les droits démocratiques des classes populaires menacés au sein de la Communauté Européenne.

 

Coopérer dans ce but avec des associations similaires dans le monde entier.

 

Sede : Association Pour la Défense d’un Espace Européen des Libertés

           c/o  Bourse de travail

           9/11 rue Genin     93200 SAINT DENIS

 

e-mail  adeel20042003@yahoo.fr

 

 



Sommaire / Sommario

23.06.2003 Criminalisation de l’activité politique et syndicale

24.06.2003 Il y a une volonté de poursuivre ceux qui contestent l'ordre établi

25.06.2003 – Comunicato dei CARC (in francese)

10.07.2003 – Comunicato SN dei CARC

    07.2003 – Petizione dell’ADEEL

05.08.2003 – Comunicato dell’ASP

                Allegato: 17.07.2003 – Comunicato di Giuseppe Maj

            Allegato: 21.07.2003 – CRONOLOGIA DEI PROCEDIMENTI PER ASSOCIAZIONE SOVVERSIVA

    08.2003 - La mia posizione       (in francese)

    08.2004 - PER UNA SCIENZA LIBERATRICE  (POR UNA DOCTRINA EMANCIPADORA)

    09.2003 - Les autorités françaises au service des autorités italiennes (font le sale boulot pour les autorités italiennes)

                (In italiano)           (En françaises)

16.10.2003 – Dichiarazione di Giuseppe Maj  (in francese)

17.10.2003 – Comunicato stampa di ADEEL

30.10.2003 - Comitati di Appoggio alla Resistenza - per il Comunismo (CARC)

08.11.2003 – Comunicato CARC

    11.2003 – Comunicato ADEEL

10.11.2003 - Les autorités françaises à la botte des autorités italiennes

25.11.2003 – Documento dell’Avv. Giuseppe Pelazza   (in francese)

....11.2003 - Quelques remarques sur les contradictions, l’illogisme et les anomalies qui caractérisent les accusations

01.12.2003 – Documento degli Avv. Irène TERREL e Jean-Jacques de FELICE

16.12.2003 - La « justice » française se charge des basses œuvres du gouvernement italien

                ( Avocat Isabelle COUTANT (PEYRE))

19.12.2003 - Défendre et faire valoir les droits démocratiques des masses populaires

20.12.2003 – Comunicato SN dei CARC

22.12.2003 - Communiqué d’une première victoire

23.12.2003 - Comité contre la Criminalisation de la Lutte pour la  Reconstruction d´un Parti Communiste en Italie

23.12.2003 - Droit de réponse

21.01.2004 - Comunicato di Giuseppe Maj

04.02.2004 – Comunicato ADEEL     (in francese)

12.02.2004 - Menaces sur les libertés en Europe (volantino)

    02.2004 - Cahiers pour le débat dans le mouvement communiste mondial

 

 

Criminalisation de l’activité politique et syndicale :

 

La police de Sarkozy a encore frappé...

 

Cette fois à Saint-Denis ! ! !

 

 

Lundi 23 juin 2003, le logement qu’occupe une jeune militante d’ATTAC, Chiara avec sa mère et ses frères et sœurs a été perquisitionnés (à la demande de la police italienne !), la porte fracassée, les meubles sauvagement détruits et l’ordinateur emmené. Pourquoi ?

 

Ce logement faisait partie de la liste à perquisitionner dans le cadre de la répression antiterroriste, fournie par la police de Berlusconi. Elle recherche des preuves sur les activités du frère du père de cette militante. Or ce monsieur est un militant communiste maoïste italien. Il n’a jamais été terroriste.

 

L’oncle de Chiara est un militant du nouveau parti communiste italien (sur le sol italien). En Italie, quand on appartient à un parti politique, c’est une «association de malfaiteurs qui fait des actions subversives » ! Comme il fait depuis les années 80, l’objet de persécutions judiciaires, il a décidé de quitter son domicile habituel. En effet, la pratique du gouvernement italien est de faire l’amalgame entre l’activité politique et l’activité terroriste. Nous dénonçons ces méthodes d’intimidation et de violence qui visent à créer un climat de peur chez les citoyens, les militants et leur famille.

 

De tels agissements sont intolérables ! C’est impossible que la police rentre, comme ça, chez les gens pour tout saccager.

 

De plus en plus, le gouvernement Raffarin-Sarkozy, de son côté, traite les militants, syndicaux en particulier comme des délinquants.

 

D’autant que le 1er janvier 2004, entrera en vigueur le « mandat d’arrêt européen »: il éliminera toute procédure d’extradition et le contrôle sur le contenu des accusations, ce qui sera un moyen supplémentaire pour les Etats de bâillonner, d’entraver l’activité militante. Déjà nos gouvernements en Europe ont hâte de pouvoir sans états d’âme réprimer ceux qui les empêchent de pratiquer une politique ultra-libérale.

 

La répression des grévistes du mouvement contre la décentralisation et les retraites (retrait sur salaires au prix fort), la criminalisation de l’activité politique et syndicale (procès des militants de Saint-Nazaire et des manifestants à l’Assemblée Nationale, etc.), l’incarcération de José Bové : la liste s’allonge !

 

Mais du coté de ceux qui combattent la politique ultra-libérale, le mouvement s’amplifie contre le gouvernement Raffarin - actions sur les retraites, les intermittents du spectacle... - là aussi, la liste s’allonge !

 

Le Forum Social Européen du 12 au 15 novembre à Saint-Denis et Paris sera l’occasion pour des dizaines de milliers de citoyens d’échanger leurs analyses de la situation et leurs perspectives de lutte, mais aussi de s’opposer aux mesures des gouvernements.

 

Enfin, il faut lutter pour que les libertés individuelles et collectives soient respectées compte-tenu de l’espace judiciaire et policier européen.

 

 

Le Comité ATTAC                Le Parti Communiste         La Ligue Communiste

Saint-Denis - 93 Ouest       Français                               Révolutionnaire

 

 

 

 

Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l'homme:

«Il y a une volonté de poursuivre ceux qui contestent l'ordre établi»

 

Par Armelle THORAVAL

Libération, mardi 24 juin 2003

 

Michel Tubiana, avocat, est président de la Ligue des droits de l'homme. Il analyse l'évolution de la réaction des pouvoirs publics ú justice, police ú face aux mouvements de contestation sociale, qu'ils soient organisés ou spontanés lorsqu'il s'agit de simple solidarité de voisinage.

 

Considérez-vous qu'il y a un accroissement de la répression des mouvements militants ou syndicaux ?

 

Incontestablement, il y a un accroissement de l'action dirigée contre les militants syndicaux ou politiques et une volonté beaucoup plus systématique de poursuivre tous ceux qui paraissent contester l'ordre social établi. On peut prendre l'exemple des militants de No Border (1) à Strasbourg, déférés en comparution immédiate. On peut aussi examiner ce qui s'est passé à la suite de la manifestation contre le projet sur les retraites à la place de la Concorde ú avec une série d'interpellations, et puis bien sûr le mode d'incarcération de José Bové, avec hélicoptère et des dizaines de gendarmes. Sous les apparences d'une politique pateline, qui prend le visage de Jean-Pierre Raffarin, il existe une véritable volonté d'affirmer un ordre social autoritaire et de le faire respecter.

 

Est-ce, de votre point de vue, un changement dû à l'alternance politique ?

 

C'est plus subtil, et manifestement ce changement était en germe avant le changement de gouvernement. Il faut dire que l'appareil judiciaire est très sensible à un discours d'ordre tout court. Prenons l'exemple de la surpopulation pénale, lorsque les députés se sont insurgés contre cette surpopulation, les prisons se sont désemplies, lorsque les discours sur la sécurité ont pris le pas, on est revenu à une surpopulation pénale. Le discours très répressif et sécuritaire de Nicolas Sarkozy contribue à ce changement de climat. Il s'agit de donner l'impression qu'on ne «laisse rien passer». A ce propos, ce qui est étonnant, c'est le double jeu. Vous avez d'une part le discours de Jacques Chirac, assez compréhensif sur les questions de mondialisation, assez ouvert aux arguments des altermondialistes et, de l'autre, une transcription de ce discours par son gouvernement qui est tout autre. On peut y inclure les modalités, assez inhabituelles, de déduction des jours de grève pour les enseignants.

 

Peut-on considérer que police et justice reçoivent des consignes de fermeté ?

 

Sans aucun doute pour l'appareil policier. Mais les juges sont pour une partie assez grands pour avoir intégré d'eux-mêmes la nouvelle donne et l'alternance.

 

La mise à exécution de la condamnation de José Bové ne renforce-t-elle pas le sentiment d'illisibilité des sanctions judiciaires ?

 

J'étais présent au procès du leader de la Confédération paysanne à Millau, et j'avais alors annoncé que l'on pouvait s'attendre au pire, c'est-à-dire au plus sot, même si c'est José Bové qui s'est placé dans cette situation d'être poursuivi. Car il faut bien remarquer que les membres de la FNSEA qui ont saccagé le bureau de Dominique Voynet, alors ministre, n'ont fait à ma connaissance l'objet d'aucune poursuite. On donne donc une forme de sanction particulière aux actions de José Bové. Ce qui est en jeu, c'est la responsabilité sociale et politique de l'appareil judiciaire, qui ne peut pas se retirer derrière le fait que sa mission serait la seule application de la loi. C'est vrai si l'on compare la peine de José Bové avec les réquisitions contre la femme de Loïk Le Floch-Prigent ou celles prises contre le préfet Bonnet, qui va incendier une paillote nuitamment. La justice illustre à la caricature ce qu'elle est : une justice à deux vitesses l

 

(1)   Après un sit-in international d'une semaine à Strasbourg, en juillet 2002, l'un des militants s'est vu condamner à de la prison ferme.

 

 

 

DEVELOPPONS LA SOLIDARITE FACE A LA REPRESSION DES OUVRIERS ET MILTANTS !

 

EXPRIMONS NOTRE OPPOSITION FACE A LES ARRESTATIONS ET PERQUISITIONS SPECTACULAIRES ET MEDIATISÉES QUI ONT POUR BUT D’ABITUER L’OPINION PUBLIQUE A CE NIVEAU DE REPRESSION ET DE VIOLENCE !

 

OPPOSONS-NOUS A UNE EUROPE DE COLLABORATION POLICIÈRE CONTRE LES MOUVEMENTS OUVRIERS ET POPULAIRES !

 

 

 

COMUNICATO

 

Libertà per i compagni arrestati!

 

Sviluppiamo la più ampia solidarietà per far fallire questo ulteriore attacco della borghesia contro la rinascita del movimento comunista e il processo di ricostruzione del nuovo partito comunista italiano!

 

 

All’alba del 23 giugno sono stati arrestati a Parigi il compagno Giuseppe Maj della CP (Commissione Preparatoria del congresso di fondazione del (nuovo) Partito comunista italiano), il compagno Giuseppe Czeppel e la compagna Caterine Bastard.

Contemporaneamente a Milano, Napoli, Modena, Parigi, Zurigo é scattata l’ennesima perquisizione contro compagni dei CARC e di altre organizzazioni nell’ambito dell’ennesimo procedimento per associazione sovversiva (art. 270 bis c.p.p.). I compagni e le compagne sono accusati di appartenere “all’associazione clandestina agente sotto la denominazione di CP – Commissione Preparatoria del congresso di fondazione del (nuovo) Partito comunista italiano in relazione alla interlocuzione con appartenenti alla associazione eversiva denominata Cellula per la Costituzione del Partito Comunista Combattente che si propone il compimento di atti di violenza con finalità di terrorismo o di eversione dell’ordine democratico”.

Mentre nel nostro paese e nel mondo si celebra la GIRP (Giornata Internazionale del Rivoluzionario Prigioniero) del 2003 la polizia politica e la magistratura al servizio della banda Berlusconi hanno effettuato l’ennesima brillante operazione contro i comunisti.

Dopo più di 2 anni (4 anni se consideriamo le altre inchieste) di intercettazioni telefoniche e ambientali, pedinamenti, violazione di domicili, campagne stampa mirate a creare un clima di confusione e di intimidazione, il P.M. Stefania Castaldi, ordina questa operazione internazionale di repressione mobilitando centinaia di sbirri. Un’inchiesta aperta dalla Procura di Napoli nel febbraio 2001, quando alla borghesia e ai suoi apparati repressivi era chiara la strada fallimentare imboccata con l’inchiesta aperta precedentemente (quella avviata dalla magistratura romana con l’operazione del 19 ottobre del 1999, contro 88 compagni dei CARC e di altre organizzazioni, archiviata a dicembre del 2001), visto che non avevano ottenuto di far indietreggiare i CARC nel loro impegno per la ricostruzione del partito e non erano riusciti a deviare e frenare il lavoro per la costruzione del nuovo partito comunista italiano, che anzi in questi anni si è ampliato e arricchito.

Gli sbirri hanno sfondato le porte, almeno in due casi in cui i compagni erano assenti, e hanno portato via computer, cellulari, floppy e CD e materiale cartaceo nel tentativo di creare difficoltà e ostacolare il nostro lavoro.

Mentre razzisti, fascisti e mafiosi scorazzano sotto la benevola protezione delle forze dell’ordine della borghesia, mentre i capi del governo bloccano i processi a loro carico, i comunisti e le avanguardie del movimento antimperialista e anticapitalista vengono perseguitati nel vano tentativo di frenare la loro lotta contro l’attuale stato della borghesia, lo stato della miseria e della guerra.

La borghesia procede nel suo tentativo di generare confusione tra le masse popolari, i lavoratori e la classe operaia diffondendo falsità sulla natura, le analisi, le linee e gli obiettivi diversi delle varie organizzazioni. Essa cerca di  confondere i CARC e la CP, la CP e le nuove BR-PCC e le Cellule per la ricostruzione del PCC e in questo modo cerca di colpire tutte le organizzazioni mettendo in difficoltà chi vuole conoscere le diverse caratteristiche di ognuna di esse e quindi sostenerne il lavoro.

La borghesia cerca di criminalizzare il movimento comunista accusando di terrorismo tutti i comunisti, tutti coloro che combattono contro il suo regime terrorista, il regime che condanna ad una vita di stenti, che tortura e massacra milioni di proletari in ogni angolo del mondo con le guerre, le galere, la fame e la miseria. É una criminalizzazione funzionale anche a dissuadere chiunque voglia collaborare o unirsi ai comunisti: proprio come facevano i fascisti colpendo i partigiani e additandoli come “banditi”.

Perché la borghesia ci attacca nonostante le nostre ancora limitate forze, se paragonate alle sue? Perché la storia ha insegnato anche alla borghesia che anche solo l’esistenza di un partito comunista è incompatibile con i suoi interessi, mette a rischio il suo potere. Per questo essa cerca in tutti i modi di frenare il processo di rinascita del movimento comunista, che nel nostro paese si concretizza nella ricostruzione di un nuovo e vero partito comunista: perché sa che le condizioni generali porteranno i comunisti a essere nuovamente fattore di orientamento, di mobilitazione, di organizzazione, di direzione della massa degli operai e, tramite questi, del resto delle masse popolari nella lotta contro la borghesia imperialista per abbattere il suo potere e per instaurare il socialismo.

La borghesia imperialista con questa azione repressiva mostra il suo aspetto fascista alle masse popolari e al movimento rivoluzionario europeo, sulla strada che ha portato agli arresti dei compagni del PCE(r) e alla criminalizzazione di Batasuna. Come possiamo vedere, quando si tratta di colpire le masse popolari e chi ne rappresenta gli interessi e le aspirazioni, c’è poca differenza tra gli imperialisti al servizio di Bush, come Berlusconi e Aznar, e gli imperialisti che a Bush si sono contrapposti prima e durante le operazioni militari di aggressione contro l’Iraq, come Raffarin. In questi casi fanno presto a mettersi d’accordo. Ma fanno male i loro conti. Hanno di fronte un movimento rivoluzionario che risponde agli attacchi ritorcendoli contro chi li sferra, come hanno saputo fare i partigiani e i comunisti di ogni nazione quando hanno strappato le armi di mano ai fascisti e ai nazisti e gliele hanno rivoltate contro.

Il 23 giugno contro i CARC è scattata su piano continentale una riedizione dell’operazione repressiva del 19 ottobre 1999, accompagnata da una campagna di propaganda, il tutto analogo a quanto accaduto quattro anni fa e differente solo per intensità e accanimento. Abbiamo affrontato quella operazione e quella campagna rovesciandole contro la borghesia imperialista, e faremo altrettanto in questa occasione. Allora abbiamo eretto una barriera contro l’attacco all’agibilità politica dei comunisti conquistata nel nostro paese dalla Resistenza e altrettanto faremo in questa occasione.

È un onore essere riconosciuti come nemici dalle bande di reazionari che governano i paesi imperialisti, e in particolare è un onore essere riconosciuti come nemici dalla banda di mafiosi, fascisti e razzisti che governa il nostro paese, una banda che si garantisce l’impunità per legge, che invoca lo sterminio di coloro che attraversano il mare per sfuggire alle guerre e alla miseria che gli stessi imperialisti generano nei loro paesi di provenienza, che chiude ogni sua azione infame solo per intraprenderne una più infame ancora.

L'umanità non ha altro futuro che il comunismo e noi non smetteremo mai di lottare per instaurarlo!

 

Onore e Solidarietà con i compagni e le compagne colpiti dalla repressione!

 

Onore e Solidarietà per tutti i rivoluzionari prigionieri, in Italia e nel mondo, e a tutti i caduti nella lotta e nella guerra contro l’imperialismo!

 

Le operazioni di intimidazione e repressione non fermeranno la nostra determinazione a lavorare per la rinascita del movimento comunista e per costruire il nuovo partito comunista!

 

Promuoviamo ovunque iniziative di denuncia delle azioni repressive e di solidarietà verso i compagni colpiti!

 

Avanziamo nella ricostruzione del partito comunista!

 

W i CARC !

 

W la CP !

 

W il (n)Pci !

 

Segreteria Nazionale dei CARC

 

 

 

 

 

COMUNIQUÉ DE PRESSE DES Comitati di Appoggio alla Resistenza – per il Comunismo (CARC) LE 25 JUIN 2003

 

 

Liberté pour les camarades arrêtés !

 

Construisons la plus vaste solidarité pour faire faillir cette autre attaque de la bourgeoisie contre la renaissance du mouvement communiste et le processus de reconstruction du parti communiste italien !

 

A l’aube du 23 juin dernier, ont été arrêtés à Paris le camarade Giuseppe MAJ de la CP (Commission Préparatoire du congrès de fondation du (nouveau) Parti communiste italien), le camarade Giuseppe CZEPPEL et Catherine BASTARD.

 

Au même moment à Milan, Naples, Modène, Paris et Zurich s’est déclenchée la énième perquisition contre les camarades des CARC (Comités d’Appui à la Résistance pour le Communisme) et d’autres organisations dans le cadre de la énième enquête pour association subversive (article 270 bis du Code Pénal). Les camarades sont accusés d’appartenir « à l’association clandestine nommée CP - Commission Préparatoire du congrès de fondation du (nouveau) Parti communiste italien – en relation de discussion avec l’association subversive nommée Cellule pour la constitution du Parti Communiste Combattant qui a pour l’objectif des actes de violence à finalités terroristes et de subversion de l’ordre démocratique ».

 

Pendant que dans le monde entier on célèbre la Journée Internationale du Révolutionnaire Prisonnier de 2003, la police politique et la magistrature au service de la bande de Berlusconi ont effectué la énième brillante opération contre les communistes.

 

Après plus de deux années (quatre si l’on considère les autres enquêtes) d’écoutes téléphoniques, de filatures, de violations de domicile, de campagnes de presse visant à créer un climat de confusion et d’intimidation, la juge Stefania CASTALDI, ordonne cette opération internationale de répression en mobilisant des centaines de flics. Une enquête ouverte par le Parquet de Naples en février 2001, lorsque l’échec de l’enquête précédemment ou verte est apparu clairement à la bourgeoisie et à ses structures répressives (celle du Parquet de Rome avec l’opération de perquisitions et d’interpellation du 19 octobre 1999 contre 88 camarades des CARC et d’autres organisations, terminée en décembre 2001 avec un non-lieu),car ils n’ont pas réussi à stopper les CARC dans le travail de reconstruction du parti et à dévier et ralentir le travail pour la reconstruction du nouveau parti communiste italien, qui s’était amplifié au long de ces années.

 

Les flics ont défoncé les portes dans au moins deux cas alors que les camarades étaient absents et ils ont emporté des ordinateurs, floppy , CD et des papiers. Cela dans la tentative de créer des difficultés et de faire obstacle à notre travail.

 

Pendant que les nazis, fascistes et mafieux  agissent ouvertement, sous la protection des forces de l’ordre de la bourgeoisie, pendant que les chefs de gouvernement bloquent les procès à leur encontre; les communistes et les avant-gardes du mouvement antimpérialiste et anticapitaliste sont persécutés dans la vaine tentative de mettre un frein à leur lutte contre l’état actuel de la bourgeoisie : état de misère et de guerre.

 

La bourgeoisie continue dans sa tentative de créer de la confusion à l’intérieur des masses  populaires, des travailleurs et des classes ouvrières en répandant des mensonges sur la nature, les analyses, les lignes de conduite et les divers objectifs des différentes organisations. Elle tente de confondre les CARC et la CP, la CP et les nouvelles BR-PCC ainsi que les cellules pour la reconstruction du PCC. De cette manière, elle essaye de toucher toutes les organisations mettant en difficulté ceux qui désirent connaître les diverses caractéristiques de chacune et de ce fait soutenir leur travail.

 

La bourgeoisie cherche à criminaliser le mouvement communiste en accusant de terrorisme tous les communistes, tous ceux qui luttent contre son régime terroriste. Régime qui condamne à une vie de misère et de privations, qui torture et massacre des millions de prolétaires aux quatre coins du globe avec la guerre, la prison, la faim et la misère. C’est une criminalisation qui tend aussi à décourager quiconque désire aider ou s’unir aux  communistes : exactement de la même manière que le faisaient les fascistes en accusant les partisans et en les traitant de « bandits ».

 

Pourquoi la bourgeoisie nous attaque-t-elle alors que nos forces sont encore limitées en comparaisons aux leurs ? Parce que l’histoire a enseigné à la bourgeoisie que même l’existence d’un parti communiste est incompatible avec ses intérêts, et représente un danger pour son pouvoir. Pour cela, elle cherche toutes les manières de freiner le processus de renaissance  du mouvement communiste, qui dans notre pays se concrétise par la reconstruction d’un nouveau et vrai parti communiste. Parce qu'elle sait que les conditions générales feront que les communistes sont à nouveau un facteur d’orientation, de mobilisation, d’organisation, de direction de la masse des ouvriers et, par ceux-ci, de toutes les masses populaires, dans la lutte contre la bourgeoisie impérialiste pour abattre son pouvoir et instaurer le socialisme.

 

La bourgeoisie impérialiste par cette action répressive montre son aspect fasciste aux masses populaires et au mouvement révolutionnaire européen, tout au long de ce chemin qui a conduit aux arrestations des camarades du PCE(r) et à la criminalisation de Batasuna. Tel que l’on peut voir, lorsqu’il s’agit de frapper les masses populaires et ceux qui représentent ses intérêts et ses attentes, il y a bien peu de différence entre les impérialistes au service de Bush, tels que Berlusconi et Aznar, et les impérialistes qui se sont opposés à Bush avant et pendant la guerre d’agression à l’Irak, tel Raffarin. Dans ces cas, ils se mettent vite d’accord. Mais ils se trompent. Ils ont en face un mouvement révolutionnaire qui répond aux attaques, en les retournant contre les agresseurs, comme l’ont fait les partisans et les communistes de chaque nation lorsqu’ils ont arraché les armes des mains aux fascistes et aux nazis et les ont retournées.

 

Le 23 juin, contre les CARC s’est déclenchée à l’échelle continentale une réédition de l’opération répressive du 19 octobre 1999, avec une campagne de propagande, comme il y a quatre années, différente seulement par l‘intensité et l’acharnement. Nous avons affronté  ces opérations et cette campagne-là en les retournant contre la bourgeoisie impérialiste. Nous en ferons autant maintenant ! Alors, on avait fait barrage contre l’attaque à la liberté politique des communistes conquise dans notre pays par la Résistance et nous en ferons autant maintenant.

 

C’est un honneur d’êtres reconnus comme ennemis par les bandes de réactionnaires qui gouvernent les pays impérialistes. En particulier, c’est un honneur d’être reconnus comme ennemis par la bande de mafieux, fascistes et racistes qui gouverne notre pays. Une bande qui garantit par des lois l’impunité, qui demande la « décimation » pour ceux qui traversent la mer pour fuir la guerre et la misère portée dans leurs pays par les impérialistes mêmes, qui abandonne une action sale, seulement pour en faire une autre plus sale encore.

 

L’humanité n’a d’autre avenir que le communisme et nous n’arrêterons jamais de lutter pour l’instaurer !

 

Honneur et solidarité aux camarades  frappés par la répression !

 

Honneur et solidarité à tous les révolutionnaires prisonniers, en Italie et dans le monde, à tous ceux qui sont tombés dans la lutte et dans la guerre contre l’impérialisme !

 

Les opérations d’intimidation et de répression n’arrêteront pas notre détermination à travailler pour la renaissance du mouvement communiste et pour construire le nouveau parti communiste !

 

Déclenchons partout des initiatives pour dénoncer les actions de répression, pour organiser la solidarité aux camarades !

 

Avançons dans la reconstruction du parti communiste !

 

W les CARC !

 

W la CP !

 

W le (n)Pci !

 

 

 

 

 

 

Comitati di Appoggio alla Resistenza - per il Comunismo (CARC)      aderenti al FP-rpc

Via Tanaro 7 - 20128 Milano

tel./fax 02-26306454 – e-mail: resistenza@carc.it

Segreteria Nazionale

Milano, 10.07.03

 

Appello alle FSRS, agli organismi di massa e ai singoli compagni/e

 

SVILUPPIAMO INIZIATIVE CONTRO LA REPRESSIONE, PER LA SCARCERAZIONE DEI COMPAGNI ARRESTATI A PARIGI E PER LA LIBERTÁ DI ORGANIZZAZIONE DEI COMUNISTI

 

La SN dei CARC invita tutte le organizzazioni e i singoli compagni/e a sviluppare iniziative e mobilitazioni contro l’azione repressiva che ha coinvolto la Commissione Preparatoria del congresso di fondazione del (nuovo) Partito comunista italiano (CP), i CARC, la Revolutionarer Aufbau di Zurigo e altri compagni e lancia un appello a tutte le forze disponibili e che ritengono importante lo sviluppo di azioni di solidarietà militante, per l’organizzazione di una manifestazione nazionale da tenersi a Napoli (la data proposta è sabato 6 settembre) contro la repressione, per la scarcerazione dei compagni arrestati a Parigi, contro le inchieste per associazione sovversiva, contro la criminalizzazione di organizzazioni e partiti comunisti e antimperialisti e per la difesa della libertà di associazione e di organizzazione dei comunisti e degli antimperialisti.

La SN dei CARC riconosce il valore delle moltissime dichiarazioni di solidarietà giunte dalla varie organizzazioni e dai singoli compagni e compagne e dell’atteggiamento di solidarietà e simpatia ampiamente diffuso, constatato in varie occasioni di incontro in ogni città e regione. Tutto questo è testimonianza dei passi avanti compiuti in questi anni dalle FSRS per superare lo stato di frantumazione da tutti riconosciuto come uno dei nostri principali fattori di debolezza. Questa è un’ottima occasione per fare passi avanti ulteriori, riconoscendo nella reazione alla campagna repressiva in corso una battaglia di tutti, per la difesa degli spazi di agibilità politica dei comunisti conquistati dalla Resistenza, e traducendo questo riconoscimento in azioni concrete.

Facciamo perciò appello alle FSRS e agli organismi che hanno espresso manifestazioni di solidarietà affinché si mobilitano autonomamente o in collegamento con altre forze, in modo da tradurre in misure e azioni concrete la solidarietà che hanno espresso, con varie manifestazioni di solidarietà verso i compagni colpiti, partecipando alla lotta contro la borghesia e suoi apparati repressivi, sviluppando iniziative di solidarietà proletaria verso i rivoluzionari prigionieri, sviluppando una politica da fronte comune contro la borghesia, partecipando al lavoro in corso per la rinascita del movimento comunista e per la ricostruzione di un nuovo e vero partito comunista. Costruiamo un fronte comune che abbia al centro la più vasta e ampia solidarietà di classe.

Facciamo inoltre appello alle FSRS e agli organismi che ancora non hanno espresso la loro solidarietà e che non si sono schierati apertamente contro la repressione ad abbandonare questa posizione settaria, a mettere al primo posto l’interesse della classe operaia e delle masse e non l’interesse della propria organizzazione o del proprio gruppo. Difendendo senza se e senza ma ogni compagno colpito della borghesia, difendiamo gli interessi particolari e generale della nostra classe, spuntiamo le armi della borghesia e gliele rivolgiamo contro.

Sviluppiamo un’ampia mobilitazione per la scarcerazione dei compagni arrestati a Parigi (i compagni Giuseppe Maj e Giuseppe Czeppel e la compagna Catherine Bastard).

Traduciamo in azioni concrete le manifestazioni di solidarietà:

1. Promuovendo nel proprio ambiente (militanti, collaboratori, FRSR, lavoratori e masse popolari) manifestazioni di solidarietà e di affetto verso i compagni incarcerati (inviando lettere, cartoline, telegrammi, riviste e giornali, libri, opuscoli, volantini e documenti politici, ecc.). Il 20 luglio è il compleanno del compagno Giuseppe Maj e il 4 agosto è il compleanno del compagno Giuseppe Czeppel, facciamo sentire il nostro sostegno e affetto ai compagni.

Questa è la prima forma di solidarietà per contrastare l’isolamento, la desolidarizzazione e le privazioni con le quali la borghesia cerca di annientare i rivoluzionari prigionieri.

2. Promuovendo la denuncia dell’operazione repressiva, della persecuzione in atto contro i comunisti nel nostro paese e negli altri paesi imperialisti, contro la persecuzione in atto da diversi anni contro il compagno Giuseppe Maj: inviando lettere, fax, petizioni, raccolta di firme, ecc. ai giudici francesi per chiedere l’immediata scarcerazione dei compagni arrestati. Utilizziamo questa mobilitazione per 1. far conoscere tra i lavoratori e le masse il lavoro dei comunisti e la persecuzione che la borghesia mette in atto, 2. smascherare il vero volto del cosiddetto stato “democratico”,  3. far crescere nei lavoratori e nelle masse la coscienza della necessità di costruire il partito comunista.

3. Promuovendo nel proprio ambiente la denuncia dell’operazione repressiva, della persecuzione in atto contro i comunisti e gli antimperialisti nel nostro paese e negli altri paesi imperialisti, l’utilizzo diffuso del reato di associazione sovversiva, come facevano i fascisti, inviando lettere, fax, petizioni, raccolta di firme, ecc. ai giudici di Napoli, Bologna e Roma e alle altre procure che conducono inchieste contro compagni/e.

4. Promuovendo nel proprio ambiente la raccolta di fondi per le spese legali e per le spese di viaggio di familiari e parenti dei compagni arrestati tramite sottoscrizioni e iniziative per la raccolta fondi (cene, feste, banchetti, ecc.). La borghesia cerca in tutti i modi di creare difficoltà anche economiche alle famiglie e ai prigionieri (ad es. per i compagni arrestati in Francia gli avvocati francesi hanno chiesto più di 7000 € per le spese legali).

5. Sviluppando una vasta e ampia propaganda e agitazione contro le inchieste repressive, per diffondere e far conoscere il lavoro per la ricostruzione del partito, il dibattito in corso, le posizioni espresse dai compagni della CP, dai CARC, facendo conoscere la rivista La Voce,  tramite scritte, manifesti, tatzebao, partecipazione a manifestazioni con striscioni che denunciano l’operazione e chiedano la scarcerazione dei compagni; promozione e organizzazione, con altre FSRS e organismi, di assemblee e conferenze, volantinaggi, raccolta firme, ecc.

6. Promuovendo e partecipando, coinvolgendo tutte le forze possibili, alla manifestazione nazionale a Napoli per settembre contro l’inchiesta, contro la repressione, per la scarcerazione dei compagni arrestati, contro le inchieste per associazione sovversiva e per la difesa della libertà di associazione e di organizzazione dei comunisti e degli altre antimperialisti.

7. Se i compagni arrestati a Parigi non verranno scarcerati organizzeremo per fine settembre, coinvolgendo tutte le forze possibili, anche a livello internazionale (Aufbau, organizzazioni francesi, MLPD, ecc.), una manifestazione internazionale a Parigi per la scarcerazione dei compagni arrestati.

Lavorando su questi 7 punti riusciremo a respingere l’attacco della borghesia e ad utilizzarlo per sviluppare la nostra lotta per la ricostruzione del partito comunista e dimostreremo che la solidarietà  é una potente arma nelle mani dei comunisti, dei lavoratori e delle masse popolari, se viene utilizzata e tradotta in atti concreti. Dimostreremo come anche una situazione sfavorevole può essere utilizzata dai comunisti per attaccare il decrepito e criminale regime della borghesia; come l'umanità non ha altro futuro che il comunismo!

 

Invitiamo tutte le organizzazioni e i singoli compagni interessati a promuovere e partecipare alle manifestazioni di solidarietà, in particolare invitiamo tutti  a partecipare all’organizzazione della manifestazione nazionale contro la repressione di Napoli. Tutti i compagni e gli organismi interessati possono mettersi in contatto con la SN dei CARC, con i comitati locali  dei CARC e con gli organismi aderenti al FP-rpc.

Libertà per i compagni arrestati!

La solidarietà è un’arma, usiamola!

Avanziamo nella ricostruzione del partito comunista!

 

Per informazioni e contatti

ê      CARC (Comitati di Appoggio alla Resistenza - per il Comunismo), Centro Nazionale tel. 02 26306454, resistenza@carc.it, www.carc.it - Sedi:

Torino: tel. 347 6558445, carctorino@yahoo.it - Bergamo: tel. 035 692637, carcbg@tiscalinet.it - Milano: 02 654908, carcmi@tiscali.it - Modena: tel. 339 4292636, carcmo@carc.it - Firenze: tel. 338 8587326, carcflor@libero.it - Massa: tel. 328 2046158, carc-ms@libero.it - Viareggio: tel. 380 5119205, carcvi@inwind.it - Abbadia S.S. carcabbadia@wind.it - Roma: tel. 06 789276 fax 06.65771542, carc.rm@virgilio.it - Napoli: tel/fax 081 7624204, carcna@libero.it

ê      Nuova Casa del Popolo - Modena - tel. 320 2133354, casadelpopolo.mo@tin.it

ê      Comitato per la Rinascita del Comunismo - Ercolano - crcercolano@libero.it

ê      Centro di Iniziativa Popolare “A. Gramsci” - Catania - tel 347 2592061, girolamoarg@tiscali.it

ê      Comitato Sardo Antonio Gramsci - Siniscola (NU) - tel. 338 3896011, csagfprpc@libero.it

ê      Comitato Resistenza Popolare - Roma - via A. Degli Effetti n° 12/a, tel. 06 789276, crprm@interfree.it

ê      Centro Doc. FiloRosso - Roma - tel. 333 9352444, filorosso@inwind.it

ê      Associazione Solidarietà Proletaria, Centro Nazionale, aspilbollettino@virgilio.it

ê      Centro Politico 1921 - Livorno - via dei Mulini n° 22, cp1921liv@hotmail.com

ê      Centro Doc. Filorosso - Milano - 02 654908, ncdpfilorosso@hotmail.com

ê      Comitato Lavoratori Comunisti - Ponticelli, Napoli - via Ulisse Prota Giurleo n° 220, clc19@libero.it

ê      Comitato Aldo Salvetti – Massa – comaldosalvetti@interfree.it

ê      Comitato Rinascita Comunista – Matera - crcmatera@email.it

 

 

Comité contre la criminalisation de la lutte pour la

reconstitution d’un parti communiste en Italie

 

 

Pour le soutien aux camarades MAJ et CZEPPEL, de la Commission Préparatoire (CP), emprisonnés par la justice française depuis le 23 juin à la demande de l’administration Berlusconi.

 

 

Le gouvernement Sarkozy-Raffarin a accédé aux demandes pressantes du gouvernement Berlusconi et a pratiqué en France de nombreuses perquisitions et trois arrestations dans le milieu de la gauche italienne.

 

En effet, pour masquer ses turpitudes, Berlusconi, après avoir obtenu par Sarkozy l’extradition l’année dernière du camarade Persichetti, a lancé une grande campagne d’agression contre la gauche italienne.

-      Le 23 juin 2003 : 62 perquisitions et trois arrestations en Italie, France et Suisse, principalement contre le Comité d’Appui à la Résistance pour le Communisme (CARC) et la Commission Préparatoire (CP) du congrès de fondation du (nouveau) Parti communiste italien.

-      Le 11 juillet : 56 perquisitions en Italie contre les Comités de Recherche pour l’Action  Communiste (CRAC).

-      Du 16 juillet au 12 août : 10 perquisitions en Italie encore contre les CARC, Linea Rossa et les syndicalistes des COBAS.

 

Le seul résultat tangible de ces actions spectaculaires étant la possession de faux papiers d’identité ayant justifié aux yeux de la justice française l’incarcération de ces deux camarades. Le camarade Maj a déjà été inquiété six fois par le gouvernement italien, aboutissant toujours a des non-lieux et à la condamnation du gouvernement italien par la Cour européenne des Droits de l’Homme.

 

La pauvreté des charges retenues démontre bien la complicité et le servilité du gouvernement français, ce qui ne surprendra personne dans le contexte actuel anti-social.

 

On constate surtout depuis la manifestation anti-mondialisation de Gènes , une alliance entre les gouvernements français, italien et d’autres pour accentuer la répression contre les mouvements altermondialistes, syndicaux, révolutionnaire, et communistes, la gauche en général.

 

En France, les nouvelles lois de «sûreté » se traduisent par la militarisation des quartiers populaires, les lois contre les jeunes , les ouvriers, les immigrés, et les charges de la police contre les manifestants.

 

Des dizaines de syndicalistes et d’ouvriers d’avant-garde sont interpellés ou emprisonnés pour avoir pratiqué des formes de lutte qui jusqu’à ce jour faisaient partie du patrimoine du mouvement ouvrier.

Les arrestations musclées, spectaculaires et médiatisées ont pour but de nous habituer à ce niveau de répression.

 

Les expulsions des sans-papiers sont toujours plus nombreuses, l’augmentation du nombre de refus du droit d’asile, notamment après la fermeture de Sangatte, développe la précarité et l’insécurité pour de plus en plus de réfugiés de la misère.

 

On assiste à une monté des interpellations et des emprisonnements contre les immigrés pour ‘terrorisme islamiste’, contre les indépendantistes: militants basques, bretons, corses, moudjahiddines du peuple, et contre les communistes : maintien en détention des camarades espagnols du PCE(r) et du GRAPO.

 

Tous ces faits nous montrent déjà comment fonctionnera le nouvel espace juridique européen qui entrera en vigueur le premier janvier prochain. L’accusation ne s’intéresse ni aux faits ni aux actes de l’accusé, mais se limite à porter un jugement de valeur sur les idées de la personne mise en cause. En effet le nouveau mandat d’arrêt européen éliminera toutes procédures d’extradition et donc tout contrôle sur le contenu des accusations et la forme de la procédure.

 

Il sera encore plus facile à des gouvernements complices d’imputer les accusations les plus fantaisistes ou opaques, telles que « association de malfaiteurs », «association subversive » à tous les militants dont le comportement serait jugé gênant. 

 

Comme le dit Michel Tubiana, président de la Ligue des Droits de l’Homme dans Libération du 24 juin: « Les pouvoirs politiques, justice et police, …manifestent une volonté beaucoup plus systématique de poursuivre tous ceux qui paraissent contester l’ordre établi, il y a un accroissement de l’action  dirigée contre les militants syndicaux  ou  politiques. »

 

Le comité appelle donc toutes les personnes conscientes des abus actuels et des menaces futures à se lever contre la collusion des gouvernements de droite et de leur justice, et à réclamer sans délai la libération des camarades emprisonnés afin que cette mésaventure ne survienne pas à de nombreux militants dans les mois à venir.

 

Contre la tentative de mettre hors la loi les organisations communistes, révolutionnaires et anti-impérialistes,

 

Contre la bande Berlusconi,

 

Réaffirmons dans la pratique la légitimité de la solidarité des classes, contre la tentative des gouvernements de la mettre hors la loi à travers sa « liste noire ».

 

Pour la défense de la liberté d’association, d’organisation et d ‘expression des communistes, des révolutionnaires et des anti-impérialistes.

 

Liberté pour les camarades emprisonnés !

                                                         

GIUSEPPE MAJ                                                                      GIUSEPPE CZEPPEL

280502 DI 223                                                                             320487 F Bat D5

M.A. de la santé                                                                                        M.A. de Fleury Mérogis 

42 rue de la santé                                                                                        7 avenue des peupliers

75014 PARIS                                                                               91705 FLEURY MEROGIS

 

adresse : Comité pour la liberté du pc c/o LPG        e-mail : libert.cp@voilà.fr

               58, Rue Gay Lussac      75005 PARIS

Liberté aux camarades MAJ et CZEPPEL, de la Commission Préparatoire (CP) du congrès de fondation du (nouveau) Pci, emprisonnés par la justice française depuis le 23 juin à la demande de l’administration Berlusconi.

 

SIGNEZ

 

 

 

 

 

Associazione Solidarietà Proletaria (ASP)
via Acate 51/c
80124 Napoli - Italia
aspilbollettino@virgilio.it

Napoli 05.08.03



L’ASP riceve e volentieri diffonde in segno di solidarietà militante, il comunicato del compagno Giuseppe Maj prigioniero nel carcere de la Santé a Parigi.

In allegato si riporta inoltre la sintetica cronologia dei procedimenti giudiziari per associazione sovversiva che da più di 20 anni colpiscono il compagno Giuseppe Maj.

Questo elenco testimonia la persecuzione operata dalla borghesia italiana e dai suoi apparati di “sicurezza” contro il compagno e altri (tra i quali ricordiamo i 7 compagni/e che sono stati incarcerati con lui nell’inchiesta contro Il Bollettino e l’ASP del 1985) che hanno svolto in questi anni un assiduo lavoro per la solidarietà ai rivoluzionari prigionieri e per la rinascita del movimento comunista nel nostro paese.

Manteniamo alta la mobilitazione in solidarietà con i compagni Giuseppe Maj e Giuseppe Czeppel ancora in carcere a Parigi!

Continuiamo a sviluppare la solidarietà verso tutti gli organismi e tutti i compagni colpiti dalla nuova ondata di repressione preventiva scattata nelle ultime settimane in Italia e in altri paesi europei!

Difendiamo, praticandoli, gli spazi di agibilità politica dei comunisti e degli altri rivoluzionari, dei lavoratori avanzati e delle masse popolari conquistati con la lotta!

Sviluppiamo un Fronte comune contro la repressione e per la solidarietà proletaria!

Per inviare saluti di solidarietà ai compagni arrestati

Giuseppe Maj 280502 A314
42, rue de la Santé
75014 Paris (Francia)

Giuseppe Czepell  320487 F
Maison d’arret de Fleury-Mérogis
7, avenue des Peupliers
91705 S.te Geneviéve des Bois (Francia)

PS: chiediamo ai compagni e alle compagne, come contributo di solidarietà e che hanno la possibilità, di tradurre questo comunicato in lingua inglese, francese, tedesco o spagnolo ed inviarcela.

La solidarietà è un arma!

 

Comunicato

Alle Forze Soggettive della Rivoluzione Socialista in Italia e negli altri paesi dell’Europa.

Il 23 giugno le polizie dell’Italia, della Francia e della Svizzera, rispondendo alla richiesta delle Autorità italiane, hanno condotto simultaneamente una serie di perquisizioni nei tre paesi, hanno tratto in arresto alcuni compagni e hanno sequestrato e consegnato alle Autorità italiane camion di materiale che useranno sia per estendere la loro caccia ai comunisti, sia per infliggere danni economici (le apparecchiature sequestrate superano certamente 50.000 euro), sia per interrompere o almeno intralciare il nostro lavoro per la ricostruzione del partito comunista.

L’operazione congiunta delle polizie dei tre paesi, di cui uno non è neanche membro dell’UE, rientra nella “guerra internazionale contro il terrorismo”, condotta dai gruppi imperialisti di tutti i paesi. Questa operazione specifica ha colpito persone e organismi a torto o a ragione sospettate di lavorare alla costruzione del (nuovo) Partito comunista italiano; in particolare ha colpito compagni dei CARC (Comitati di Appoggio alla Resistenza per il Comunismo) e alcuni membri della CP (Commissione Preparatoria del congresso di fondazione del (n) Partito comunista italiano).

Ovunque nel mondo la borghesia imperialista cerca di impedire la rinascita del movimento comunista, di impedire la ricostruzione e il rafforzamento di veri partiti comunisti. Ciò non è strano. La borghesia imperialista, spinta dalla seconda crisi generale del capitalismo e favorita dalla persistente crisi del movimento comunista, da anni conduce a livello mondiale una guerra di sterminio contro le masse popolari; la borghesia italiana e il Vaticano fanno la loro parte in questa guerra infame. È una guerra non dichiarata, ma non per questo meno reale. Le sue vittime si contano a milioni ogni anno. Morti di fame, di miseria, di stenti e di disperazione. Immigrati affondati in mare, soffocati nei camion e nelle navi, fucilati alle frontiere, chiusi nei campi di concentramento. Ammalati cui sono negati le cure. La salute di milioni di uomini e donne giorno dopo giorno rovinata dalla sofisticazione alimentare e dall’inquinamento ambientale e la loro mente e la loro coscienza avvelenate dalla cultura abbrutita che la borghesia imperialista spande a piene mani.

La borghesia imperialista trasforma ogni differenza di razza, di nazionalità, di lingua, di religione, di cultura e di costumi in guerre intestine tra le masse popolari, trasforma i contrasti tra la stessa borghesia imperialista e le masse popolari in contrasti tra parti delle masse popolari e fomenta la mobilitazione reazionaria delle masse. Essa cancella le conquiste di civiltà e di benessere che le masse popolari le hanno strappato durante la prima ondata della rivoluzione proletaria (pensioni, diritti dei lavoratori, assistenza sanitaria, sicurezza sociale, diritti civili e politici, servizi pubblici, istruzione pubblica).

Nel vano tentativo di tenere il suo antiquato ordinamento sociale la borghesia riporta la sua vecchia barbarie anche negli angoli della società da cui il movimento comunista l’aveva in parte cacciata e ciò in condizioni nuove che la rendono ancora più grave e intollerabile di quanto lo fosse cento anni fa. Per fare fronte alla resistenza delle masse popolari la borghesia imperialista estende lo stato di guerra dichiarata a un numero crescente di paesi.

La rinascita del movimento comunista e in particolare la ricostruzione di veri partiti comunisti e il loro rafforzamento sono passi indispensabili perché la masse popolari resistano più efficacemente a questa guerra non dichiarata e trasformino la loro resistenza in guerre popolari rivoluzionarie fino alla creazione di nuovi paesi socialisti. In Italia la Commissione Preparatoria ha espresso in un “piano in due punti” l’aspirazione di molte FSRS e di molti lavoratori avanzati a ricostruire un vero partito comunista: 1. elaborare il programma del nuovo partito sulla base del Progetto Manifesto Programma pubblicato nell’ottobre 1998 dalla Segreteria Nazionale dei CARC, 2. costituire ovunque Comitati clandestini che invieranno i lo delegati al congresso di fondazione del (nuovo) partito comunista italiano. Dall’inizio del 1999 la CP ha operato per realizzare questo piano: con la sua rivista La Voce, con il suo sito Internet www.lavoce.freehomepage.com e con tutta la sua attività.

Quindi la campagna lanciata dalle Autorità italiane con la collaborazione delle Autorità francesi, svizzere non è una stranezza, anche se la borghesia imperialista italiana non osa dichiarare apertamente la sua lotta contro noi comunisti come invece fece ai tempi del fascismo. Essa per ora usa la tattica adottata dai nazisti con l’incendio del Reichstag (1933): accusa noi comunisti di preparare o eseguire attentati. Le Autorità italiane hanno già più volte lanciato contro noi comunisti campagne di questo genere con lo stesso pretesto. Ma la mascheratura che la borghesia italiana adotta è un sintomo della difficoltà che essa incontra presso le masse popolari e limita l’efficacia delle sue campagne. Queste ci causano danni e intralciano per un po’ di tempo in una certa misura la nostra attività, ma in definitiva la borghesia deve lasciare cadere, liberare gli arrestati e ritirarsi: salvo ricominciare daccapo dopo un po’ di tempo. Finora noi siamo usciti più forti da ognuna di queste campagne grazie al comportamento dignitoso dei compagni e degli organismi colpiti e grazie alla solidarietà della altre FSRS e degli elementi avanzati delle masse popolari che si sono raccolti attorno ad essi.

Certamente anche questa volta la CP impegnerà tutte le sue forze e le sue risorse per dare continuità al lavoro per preparare il congresso di fondazione e i Comitati di Partito, quelli già costituiti e quelli che si costituiranno, svolgeranno sempre meglio i loro compiti nonostante la campagna di repressione. Il successo che la borghesia ha ottenuto contro la struttura clandestina del (n) Partito comunista italiano è solo un incidente, frutto avvelenato della mancanza di disciplina di alcuni compagni e della persistente debolezza delle nostre forze e dei nostri legami con la classe operaia e con il resto delle masse popolari. Esso non mette in alcun modo in discussione il “piano in due punti” per la ricostruzione del partito comunista. Anzi, quello che la borghesia italiana ha compiuto e compie in questi giorni dopo che è riuscita a mettere le mani su di noi, conferma che la nostra linea di costruire il nuovo partito comunista a partire dalla clandestinità è giusta. Noi invitiamo quindi tutte la FSRS italiane ed europee a considerare seriamente e responsabilmente la nostra esperienza.

Ma la campagna che la borghesia ha lanciato contro la costruzione del (n) Partito comunista italiano, si trasformerà in un passo avanti nella rinascita del movimento comunista tanto più importante quanto più numerose saranno la FSRS italiane ed europee che con slancio ed iniziativa, approfitteranno della campagna internazionale lanciata dalla borghesia italiana contro la CP per allargare e intensificare la loro lotta per ricostruire e rafforzare veri partiti comunisti mobilitando la solidarietà popolare verso i compagni e gli organismi comunisti perseguitati, e allargando a livello nazionale e internazionale il dibattito sulla natura e sui compiti del movimento comunista e dei partiti comunisti nell’ambito della resistenza che le masse popolari già a loro modo oppongono alla guerra di sterminio non dichiarata condotta dalla borghesia imperialista e in particolare alla eliminazione delle conquiste. Il numero di Resistenza che i CARC hanno pubblicato agli inizi di luglio è in proposito esemplare e continua la gloriosa tradizione di resistenza alle campagne repressive che i CARC hanno accumulato nei loro dieci anni di vita. È importante che altre FSRS italiane ed europee seguano il loro esempio.

W la rinascita del movimento comunista!
W la ricostruzione e il rafforzamento di partiti comunisti che siano all'altezza dei compiti posti dalla seconda crisi generale del capitalismo e della connessa situazione rivoluzionaria in sviluppo e che tengano pienamente conto degli insegnamenti della prima ondata della rivoluzione proletaria: partiti marxisti-leninisti-maoisti!
W la solidarietà dei lavoratori avanzati e delle FSRS con i compagni e con gli organismi colpiti dalla borghesia imperialista!
W la seconda ondata della rivoluzione proletaria che avanza in tutto il mondo!
Classi sfruttate, donne delle masse popolari e popoli oppressi di tutto il mondo, uniamoci contro la borghesia imperialista per costruire un nuovo superiore ordinamento sociale!

Parigi 17 luglio 2003

Giuseppe Maj - membro della Commissione Preparatoria
del congresso di fondazione del (nuovo) Partito comunista italiano

 -----------------

 

21.07.2003

CRONOLOGIA DEI PROCEDIMENTI PER ASSOCIAZIONE SOVVERSIVA (ART. 270 CP) OVVERO PER ASSOCIAZIONE CON FINALITA' DI TERRORISMO (ART. 270 BIS) PROMOSSI DA VARIE AUTORITA' GIUDIZIARIE NEI CONFRONTI DI GIUSEPPE MAJ.

 

1.   A fine 1981 Maj è imputato di associazione sovversiva "per aver promosso e diretto una associazione avente lo scopo di stabilire violentemente la dittatura di una classe sociale e di sovvertire violentemente gli ordinamenti economici e sociali costituiti nello Stato Italiano".

E' assolto in istruttoria, però solo il 9 settembre 1987, "per non aver commesso il fatto" dal Giudice Istruttore di Bergamo.

La Corte Europea dei diritti dell'uomo, con sentenza del 19 febbraio 1991 condanna lo Stato Italiano per l'eccessiva durata del processo.

 

2.   L'8 febbraio 1985 è arrestato, su ordine della Procura della Repubblica di Venezia, con l'imputazione del delitto di cui all'art. 270 bis per “aver promosso, organizzato, diretto un sodalizio avente per obiettivo il mutamento, con mezzi violenti, dell'ordinamento giuridico costituzionale della Repubblica”.

Viene scarcerato, per decorrenza termini, solo dopo un anno, con l'imposizione, fino al 6 giugno 1988 (per altri due anni e più, quindi), dell'obbligo di presentazione settimanale ai carabinieri, e con divieto di espatrio fino al 9 dicembre 1988.

Nel corso della detenzione, il Tribunale della libertà di Venezia respinge la richiesta di scarcerazione, anche per il fatto che Maj era oggetto del processo di Bergamo (concluso, peraltro, con assoluzione, vedi punto che precede)!

I processi si legano l’uno l’altro, dunque.

La Corte di Assise di Venezia ha poi assolto Maj e i coimputati “perché il fatto non sussiste”, addirittura in fase predibattimentale (sentenza ex art. 152 cpp del 2 ottobre 1991), senza cioè ritenere necessario fare il processo, essendo macroscopica l’insussistenza dell’associazione sovversiva.

La Corte di appello di Venezia, con ordinanza del 4 gennaio 1993, ha condannato lo Stato Italiano a risarcire (evidentemente solo in parte) il danno per l’ingiusta detenzione.

 

3.   Il 17 aprile 1989 la Procura della Repubblica di Milano emette ordine di accompagnamento (con privazione momentanea della libertà) con l’imputazione di cui all’art. 270 CP per aver partecipato “con funzioni organizzative ad un’associazione diretta a sovvertire violentemente gli ordinamenti economico sociali costituiti nello Stato”. Lo stesso pubblico ministero ha poi chiesto al giudice istruttore la pronuncia di sentenza di non doversi procedere “perché il fatto non sussiste”, sentenza emessa il 31.1.1990.

 

4.   La Procura della Repubblica di Roma, dispone la perquisizione, con provvedimento dell’8 ottobre 1999, con l’imputazione di cui agli artt. 270 e 270 bis (tutti e due i famigerati reati associativi, dunque), “per aver organizzato un’associazione denominata (Nuovo) Partito Comunista in forma clandestina, la quale si propone il compimento di atti di violenza al fine di eversione dell’ordine democratico”.

La stessa Procura ha poi richiesto al GIP provvedimento di archiviazione, poi pronunciato il 4 settembre 2001.

 

5.   La Procura di Roma il 13 novembre 2001 chiede, tuttavia, la riapertura delle indagini, autorizzata dal GIP con provvedimento del 17.12.2001. La Procura si basa su atti inviati dalla procura di Napoli, che procederà poi - come vedremo - anche autonomamente.

 

6.   La Procura di Milano, dal 1999 in poi, procede di nuovo ad indagini, con rogatorie in Francia, Svizzera e Germania, ancora per 270 bis, e al termine, in data 11 ottobre 2001 richiede l’archiviazione, disposta dal GIP in data 22.10.2001.

 

7.   Il 23 giugno 2003, Maj è perquisito a Parigi su richiesta della Procura di Napoli e di Bologna. Da Bologna non risulta indagato; Napoli, che si muove sugli stessi elementi che aveva trasmesso a Roma (i processi si intrecciano), procede contro Maj per 270 bis “quale appartenente all'associazione agente sotto la denominazione di CP – Commissione Preparatoria del Congresso di fondazione del (nuovo) Partito Comunista Italiano in relazione all’interlocuzione con appartenenti alla associazione eversiva denominata Cellula per la Costituzione del Partito Comunista Combattente”.

Va notato che nell’indagine napoletana è ampiamente citata come elemento indiziante, l’indagine milanese del 1989, conclusa con l’archiviazione!

Nell'assenza di provvedimento di cattura da parte dell'autorità giudiziaria italiana, ci pensa la magistratura francese, che arresta Maj per “associazione di malfattori al fine di preparare atti di terrorismo”.

I processi, ora, si intrecciano anche a livello internazionale, e le imputazioni restano le stesse: reati associativi incentrati sull’identità politica comunista di Giuseppe Maj e sulla sua attività per costruire un nuovo Partito Comunista.

 

 

Comité contre la criminalisation de la lutte pour la

reconstitution d’un parti communiste en Italie

 

 

La mia posizione

 

Io sono membro della Commissione Preparatoria (CP) del congresso di fondazione del (nuovo) Partito comunista italiano.

Sono nato in Italia nel 1939 da una famiglia proletaria.

Sono comunista dalla gioventù, quando nel 1960 mi sono iscritto al Partito Comunista Italiano (PCI). A partire dagli anni ’70 ho dedicato la maggior parte delle mie energie e delle mie risorse alla ricostruzione di un vero partito comunista, vale a dire di un partito che dirigesse gli operai e il resto delle masse popolari a fare dell’Italia un nuovo paese socialista. Nel 1965 mi sono dimesso dal PCI, nell’ambito della lotta internazionale contro il revisionismo moderno lanciata dal Partito comunista cinese (PCC), che in Italia aveva diffuso l’opuscolo “Le divergenze tra il compagno Togliatti e noi”. Ho incominciato allora a militare nel movimento marxista-leninista con l’obiettivo di ricostruire un partito comunista armato degli insegnamenti della prima ondata della rivoluzione proletaria (1910-1950) e all’altezza dei compiti posti ai comunisti dalla attuale società dei paesi imperialisti.

Alla fine degli anni ’70 ho partecipato alla fondazione del Coordinamento Nazionale dei Comitati contro la Repressione. Ero giornalista e direttore responsabile dell’organo di stampa del Coordinamento, “Il Bollettino” (il periodico è pubblicato ancora oggi, come organo dell’Associazione Solidarietà Proletaria – ASP che ha preso il posto del Coordinamento). Il Coordinamento aveva il compito di promuovere la solidarietà delle masse popolari verso i rivoluzionari prigionieri. Il lavoro del Coordinamento disturbava molto la borghesia: quindi essa incomincio a perseguitarci. Noi nel frattempo ci chiedevamo cosa dovevamo fare per continuare con maggiore successo la lotta per il comunismo. Era infatti per noi evidente che le grandi ondate di lotte popolari degli anni ’70 non avrebbe portato da nessuna parte: sia le Brigate Rosse che il movimento marxista-leninista erano finiti fuori strada.

Nel 1985 ero in prigione e ho partecipato alla fondazione della rivista “Rappoerti Sociali” (RS). Con questq rivista ci proponevamo l’obiettivo di fare il punto sulla situazione, chiarire a che punto erano i rapporti tra capitalismo e comunismo e definire cosa noi comunisti dovevamo fare. E’ la redazione di RS che ha elaborato la teoria della crisi generale del capitalismo nell’epoca imperialista, della divisione dell’epoca imperialista in fasi distinte, delle Forme Antitetiche dell’Unità Sociale (FAUS), della dialettica tra mobilitazione rivoluzionaria e mobilitazione reazionaria delle masse popolari. La redazione di RS ha delineato anche un bilancio del movimento comunista che spiegava perché la prima ondata della rivoluzione proletaria, che ha realizzato grandi obiettivi che resteranno nella storia come passaggi determinanti, non è tuttavia riuscita a instaurare il socialismo nei paesi imperialisti. Essa ha definito in particolare anche un bilancio dei primi paesi socialisti: della loro grande espansione e sviluppo e della loro successiva lenta decadenza fino al crollo del 1990. Le Edizioni Rapporti Sociali hanno anche pubblicato le “Opere di Mao Tse-tung” in 25 volumi. Noi qvevqmo trovato nel maoismo la risposta a molte delle auestioni che ci ponevamo e il metodo per risolvere i nostri problemi. Da allora in poi ci siamo professati marxisti-leninisti-maoisti.

Nel 1992 ho partecipato alla fondazione dei Comitati di Apppoggio alla Resistenza-per il Comunismo (CARC). I CARC avevano la funzione di creare ‘ condizioni necessarie per costituire il nuovo partito comunista italiano:

1.    formare compagni qdeguati a essere membri del partito,

2.    elaborare il programma, la linea generale e il metodo d’azione del partito,

3.    legare operai avanzati ed esponenti avanzati delle altre classi delle masse popolari al lavoro di ricostruzione del partito,

4.    raccogliere soldi per il nuovo partito.

I CARC hanno fatto l’analisi di classe della società italiana e delle condizioni della lotta politica in Italia, hanno condotto un lavoro di mobilitazione delle Forze Soggettive della Rivoluzione Socialista (FSRS), vale a dire delle organizzazioni che si propongono di instaurare il socialismo. Essi hanno pubblicato e pubblicano tuttora un mensile diretto ai lavoratori avanzati (“Resistenza”) e hanno partecipato e partecipano nella misura delle loro forze alla lotta di classe.

Nel 1998 la Segreteria Nazionale dei CARC ha pubblicato il “Progetto di Manifesto Programma” del nuovo partito comunista italiano. Allora io ero segretario nazionale dei CARC. I CARC hanno anche tradotto e diffuso all’estero vari articoli e opuscoli (in inglese, francese, spagnolo e tedesco) e hanno svolto una certa attività organizzativa e propagandistica anche a livello internazionale.

Alla fine del 1998 mi sono dimesso dai CARC e ho partecipato alla fondazione della Commissione Preparatoria (CP) del congresso di fondazione del (nuovo) Partito comunista italiano. La CP ha il compito di promuovere l’attuazione del piano in 2 punti per costituire il partito:

1.    elaborazione definitiva del Programma e dello Statuto del partito,

2.    costituzione di comitati clandestini del partito che invieranno i loro delegati al Congresso di fondazione che approverà il Programma e lo Statuto del partito ed eleggerà il suo Comitato Centrale.

La CP è un organismo clandestino per sfuggire alla persecuzione delle Autorità italiane e per lavorare in condizioni di completa indipendenza e libertà dalla borghesia impeialista. La CP pubblica una rivista quadrimestrale “La Voce”, ha un sito internet (www.lavoce.freehomepage.com) e pubblica anche comunicati e opuscoli.

Le Autorità francesi mi hanno arrestato il 23 giugno a Villejuif, alla periferia di Parigi. Lo stesso giorno su Commissione Rogatoria dei Tribunali di Napoli e di Bologna hanno fatto 14 perquisizioni nella zona di Parigi e hanno arrestato anche un altro membro della CP (Giuseppe Czeppel). Sempre nella stessa giornata altre perquisizioni sono state fatte in Svizzera (4) e in Italia (20). Altre 100 circa sono state fatte in Italia durante il mese di luglio.

A casa mia prima ha perquisito la Polizia francese e poi la Polizia italiana. Complessivamente hanno prelevato circa 30 scatoloni di scritti, documenti vari, corrispondenza, riviste, apparecchiature informatiche. Praticamente tutti i lavori che stavo facendo su carta o su computer  e tutta la documentazione relativa.

Sono rimasto in stato di fermo circa 96 ore presso la Direzione Nazionale AntiTerrorismo (DNAT) del Ministero degli Interni. Dopo di che sono stato portato presso il Giudice Istruttore Gilbert Thiel, poi presso il Giudice della Libertà e della Detenzione Philippe Jean-Draeher e infine alla Santé.

Ufficialmente le Autorità francesi mi accusano di “detenzione di vari documenti di identità falsi nell’ambito di una associazione criminale avente lo scopo di preparare azioni terroristiche”. In realtà le Autorità francesi fingono di credere sulla parola alle Autorità italiane che affermano che noi siamo terroristi: ma queste, quanto a loro, né hanno emesso alcun mandato di cattura né hanno chiesto l’estradizione! La realtà è che le Autorità francesi fanno un favore alle Autorità italiane. Con un’accusa di terrorismo basata unicamente sulla parola delle Autorità italiane, le Autorità francesi possono tenerci in prigione in attesa di processo per un tempo all’incirca doppio di quello per cui ci potrebbero tenere le Autorità italiane con la stessa accusa. E l’obiettivo delle Autorità italiane è proprio quello di tenerci fuori circolazione il più a lungo possibile per impedire o almeno intralciare il più possibile in questo modo il nostro lavoro di propaganda e di organizzazione. Nel quadro dell’attuale legislazione e nell’attuale situazione politica le Autorità italiane non possono fare più di questo.

La borghesia imperialista non osa ancora proibire apertamente ogni attività politica ai comunisti. Lo fece una volta ai tempi del fascismo e le ando decisamente male: il comunismo mise radici larghe e profonde nelle masse popolari italiane e la borghesia rischio addirittura che l’Italia diventasse un paese socialista. Per questo ora le Autorità italiane camuffano la persecuzione dei comunisti sotto il gran manto della “guerra contro il terrorismo”. Ma proprio questo camuffamento la obbliga a lasciare cadere nel giro di qualche mese o di qualche anno le sue accuse o ad assolverci. Per poi ricominciare daccapo come nel gioco dell’oca.

Questa campagna di persecuzione, lanciata in grande stile il 23 giugno, è la settima che le Autorità italiane conducono dal 1981 a oggi contro di noi per impedire o almeno ritardare il più possibile la costituzione del nuovo partito comunista italiano. Il mio avvocato italiano, Giuseppe Pelazza (v.le Regina Margherita 26, 20122 Milano, tel. 02/5454216, fax 02/55191631), ha compilato una cronologia sintetica delle sei precedenti campagne. Praticamente hanno tutte avuto lo stesso andamento. La sola differenza è la durata.

Questa settima campagna differisce dalle precedenti per il suo carattere internazionale. Per condurre la loro campagna contro di noi, le Autorità italiane hanno mobilitato le Autorità di altri paesi europei. Quindi i comunisti, i rivoluzionari e i democratici degli altri paesi europei non devono solo assolvere a un doveroso compito di solidarietà internazionalista con i comunisti italiani, ma devono anche affrontare le attività e il carattere reazionari delle Autorità del proprio e di altri paesi europei. E’ cioè l’interesse diretto delle masse popolari del loro paese, che subiscono quello stesso carattere e quelle stesse attività reazionarie, che esige che essi denuncino e combattano quelle Autorità antipopolari. Noi facciamo quindi appello ad essi perché si mobilitino.

Innanzitutto per denunciare nella misura più ampia possibile la persecuzione contro i comunisti con cui la borghesia mira a impedire ogni attività politica veramente comunista. Questa persecuzione, condotta dagli Stati imperialisti europei, è il nucleo politico della “guerra non dichiarata”, ma realissima che la borghesia imperialista conduce contro le masse popolari anche nei paesi imperialisti. Le conseguenze della difesa e della perpetuazione dell’ordinamento sociale capitalista sono sotto gli occhi di tutti: dalle misure contro lo “Stato sociale” alle vittime della canicola. Bisogna che le organizzazioni comuniste raccolgano la sfida lanciata dalla borghesia imperialista, che nella loro tattica attribuiscano a quel nucleo politico un posto adeguato all’importanza che esso ha dal punto di vista strategico: non abbandonare il campo, ma raccogliere la sfida!

In secondo luogo noi chiediamo che le organizzazioni comuniste mobilitino e organizzino tutte le forme di protesta che sono in grado di fare. Devono mobilitare tutte le forme di

 solidarietà e di azioni contro la repressione che già si fanno e altre che possono sorgere. Noi chiediamo ad esse di fare propria la lotta contro la repressione unendosi con tutte le organizzazioni che già lottano o che sono disposte a lottare per la difesa dei diritti democratici delle masse popolari (tra i quali beninteso anche il diritto all’autodeterminazione nazionale): nelle sue galere lo Stato imperialista francese tiene già più di 200 prigionieri politici di nazionalità francese o di altre nazionalità.

Quale che sia il livello quantitativo attuale delle nostre forze, bisogna dal punto di vista qualitativo trasformare la mobilitazione internazionale della borghesia contro la rinascita del movimento comunista in uno strumento di rinascita del movimento comunista. Come ci ha insegnato Marx, “la rivoluzione avanza suscitando una controrivoluzione potente: solo facendo fronte a questa controrivoluzione il partito della rivoluzione raggiunge la maturità di un vero partito rivoluzionario” (inizio di “Lotta di classe in Francia 1848-1850”).

Grazie alla mobilitazione della solidarietà delle altre FSRS, delle organizzazioni dell’oppposizione popolare e democratica e degli esponenti avanzati delle masse popolari, grazie alla loro resistenza e alla tenacia con cui hanno persistito nella lotta nonostante la repressione, soprattutto grazie al carattere sostanzialmente giusto della loro concezione del mondo, della loro linea politica e del loro metodo di lavoro, i comunisti italiani sono usciti da ognuna delle precedenti sei campagne più forti di prima. Lo stesso faranno le organizzazioni comuniste che si impegneranno con una linea giusta a combattere l’attuale campagna.

Classi e popoli oppressi, donne delle masse popolari, uniamoci nella lotta contro la borghesia imperialista!

Comunisti, operai avanzati ed esponenti avanzati delle masse popolari, mobilitiamoci per difendere i diritti democratici delle masse popolari, per la rinascita del movimento comunista, per la costituzione e il rafforzamento di veri partiti comunisti, per abbattere l’ordinamento sociale e politico borghese e per costruire nuovi paesi socialisti!

 

Giuseppe Maj - Membro della Commissione Preparatoria del congresso di fondazione del (nuovo) Partito comunista italiano (www.lavoce.freehomepage.com, e.mail lavocedelnpci@yahoo.com)

 

Carcere della Santé – Agosto 2003

 

 

 

la Santé,  24.08.03

 

 

    Illustration de ma position

 

Je suis membre de la Commission Préparatoire (CP) du congrès fondateur du (nouveau)Parti communiste italien.

Je suis né en Italie en 1939, dans une famille prolétarienne.

Je suis communiste depuis ma jeunesse, quand je me suis inscrit au Parti Communiste Italien (PCI). À partir des années 70 j’ai  voué la plus grande partie de mes énergies et de mes ressources à la reconstruction d’un vrai parti communiste, c’est-à-dire d’un parti qui dirige les ouvriers et les masses populaires pour faire de l’Italie un nouveau pays socialiste.

Suite à la lutte contre le révisionnisme moderne conduite à niveau international surtout par le Parti Communiste Chinois, qui avait diffusé en Italie la brochure « Les divergences entre le camarade Togliatti et nous », en 1965 j’ai quitté le PCI. J’ai commencé à militer dans la mouvance marxiste-léniniste avec l’objectif de reconstruire un parti communiste armé des enseignements de la première vague de la révolution prolétarienne (1910-1950) et à la hauteur des taches  posées par la société actuelle des pays impérialistes.

 

À la fin des années 70 j’ai  participé à la fondation de la Coordination Nationale des Comités contre la Répression. J’étais journaliste et directeur responsable de l’organe de presse de la Coordination, « Il Bollettino » (le périodique continue de paraître comme organe de l’Association Solidarité Prolétarienne – ASP qui a pris le relais de la Coordination). La Coordination avait pour but de mobiliser la solidarité des masses populaires envers les révolutionnaires prisonniers. Cela gênait beaucoup la bourgeoisie qui a commencé à nous persécuter. Entre temps nous nous demandions quoi faire pour continuer avec succès la lutte pour le communisme.  Il était désormais évident que la grande vague des luttes populaires contre la bourgeoisie des années 70 n’amenait nulle part. Les Brigades Rouges, comme la mouvance marxiste-léniniste avaient dérapé.

 

En 1985 j’étais en prison et j’ai  participé à la fondation de la revue « Rapporti Sociali » (Rapports Sociaux - RS). Le but de la revue était d’analyser ce qui se passait dans le monde dans la relation entre capitalisme et communisme et ce que nous communistes devions faire. C’est la rédaction de RS qui a élaboré les théories de la crise générale du capitalisme à l’époque impérialiste, de la division de l’époque impérialiste en plusieurs phases, des Formes Antithétiques de l’Unité Sociale (FAUS), de la dialectique entre mobilisation révolutionnaire et mobilisation réactionnaires des masses populaires. La rédaction de RS a aussi esquissé un bilan du mouvement communiste qui expliquait pourquoi la première vague de la révolution prolétaire avait accompli des tâches historiques mais elle n’avait pas réussi à instaurer le socialisme dans les pays impérialistes et en particulier un bilan des premiers pays socialistes (de leur grand essor aussi que de leur lent déclin jusqu’à l’écroulement de 1990). La maison d’édition Rapporti Sociali a aussi publié le « Opere di Mao Tse-tung » en 25 volumes. Nous avons trouvé dans le maoïsme la réponse à beaucoup de nos questions et la méthode pour résoudre nos problèmes. Nous sommes donc devenus marxistes léninistes maoïstes.

 

En 1982 j’ai  participé à la fondation des CARC (Comités d’Appui à la Résistance – pour le Communisme). Les CARC avaient pour but de créer 4 conditions nécessaires pour constituer le nouveau parti communiste italien :

1.      Former des camarades capables d’être membres du parti ;

2.      Élaborer le programme, la ligne générale et la méthode de travail du parti ;

3. Mobiliser des ouvriers avancés et des membres avancés des autres classes des masses populaires dans le travail pour la reconstruction du parti communiste ;

1.    Rassembler des moyens financiers pour le nouveau parti.

 

   Les CARC ont fait l’analyse des classes de la société italienne et des conditions de la lutte politique en Italie, ils ont fait un travail de mobilisation des Forces Subjectives de la Révolution Socialiste (FSRS), c’est-à-dire des organisations qui prônent l’instauration du socialisme. Ils ont publié et ils publient toujours un mensuel pour les travailleurs avancés « Resistenza » et ils ont participé et ils participent dans la mesure de leurs forces à la lutte des classes.

En 1998 le Secrétariat National des CARC a publié le « Projet de Manifeste Programme » du nouveau parti communiste italien. À l’époque j’étais secrétaire national des CARC. Les CARC ont aussi traduit et diffusé à l’étranger plusieurs articles et brochures (en anglais, français, espagnol, allemand) et ils ont fait une certaine activité d’organisation et de propagande à niveau international.

 

Fin 1998 j’ai  démissionné des CARC et j’ai  participé à la fondation de la Commission Préparatoire (CP) du congrès de fondation du (nouveau) Parti communiste italien. La CP a pour but de prôner la réalisation du plan en 2 points pour constituer le parti :

1.      Élaboration définitive du Programme et des Statuts du parti ;

2.      Constitution de Comités clandestins du parti qui enverront leurs délégués au Congrès de fondation, qui approuvera le programme et les Statuts du parti et désignera son Comité Central.

    La CP est un organisme clandestin pour déjouer la persécution des Autorités italiennes et pour travailler en toute indépendance et liberté de la bourgeoisie impérialiste. La CP publie une revue « La Voce «  tous les quatre mois. Elle a un site Internet (www.lavoce.freehomepage.com) et publie aussi des communiqués et des brochures.

 

 

Les Autorités françaises m’ont arrêté le 23 juin 2003 à Villejuif (dans la même journée, sous Commission Rogatoire Internationale des Tribunaux de Naples et de Bologne, elles ont exécuté 14 perquisitions en Région Parisienne, elles ont arrêté un deuxième membre de la CP, Giuseppe CZEPPEL, prisonnier à la Maison d’Arrêt de Fleury-Mérogis, ( n° d’écrou 320487, 7 avenue des Peupliers, 91705 Ste Geneviève des Bois ). Le même jour d’autres perquisition ont été faites en Suisse (4) et en Italie (20 environ). D’autres perquisitions (100 environ) ont été faites en Italie pendant le mois de juillet.

Chez moi la perquisition a été faite par la Police française et tout de suite après par la Police italienne. Elles ont saisi environ 30 cartons d’écrits, documents divers, courrier, revues, matériel informatique : pratiquement tous les travaux que j’étais en train de faire sur papier et sur ordinateur et toute ma documentation de travail.

Je suis resté en garde-à-vue 96 heures environ à la DNAT ; après on m’a amené chez le Juge d’Instruction M. Gilbert Thiel, chez le Juge des Libertés et de la détention M. Philippe Jean Draeher et enfin à la Santé.

 

Officiellement les  Autorités françaises m’accusent pour « détention de plusieurs documents administratifs falsifiés en relation avec une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme ». En réalité elles font semblant de croire à la parole des Autorités italiennes qui affirment que nous sommes des terroristes, mais qui n’ont émis aucun mandat d’arrêt et il n’y a aucune demande d’extradition ! Les Autorités françaises en réalité rendent un service aux Autorités italiennes. Avec l’accusation de terrorisme basée uniquement sur la parole des Autorités italiennes, les Autorités françaises peuvent nous garder en prison, avant procès, environ le double du temps que les Autorités italiennes puissent le faire avec la même accusation. Or le but des Autorités italiennes est justement de nous garder hors circulation le plus long temps possible et de cette façon empêcher ou au moins entraver le plus possible notre travail d’organisation et de propagande. Dans le cadre de la législation actuelle et dans l’actuelle situation politique italienne, elles ne peuvent faire que ça.

 

La bourgeoisie impérialiste n’ose pas encore interdire ouvertement toute activité politique aux communistes, comme elle l’a faite au temps du fascisme (et les choses tournèrent mal pour la bourgeoisie : le communisme mis des racines profondes au sein des masses populaires italiennes et la bourgeoisie risqua que l’Italie devienne un pays socialiste). Par conséquent les Autorités italiennes cachent leur persécution contre les communistes sous le manteau de la « guerre contre le terrorisme ». Mais justement cela les oblige à laisser tomber leurs procédures judiciaires ou à nous relâcher après quelques mois ou quelques années. Et elles recommencent toujours comme dans le « jeu de l’oie ».

 

L’actuelle campagne de persécution, déclenchée le 23 juin, est la septième campagne depuis 1981, que les Autorités italiennes lancent contre nous pour empêcher ou au moins entraver le plus possible la constitution du nouveau parti communiste italien. Mon avocat italien (Me Giuseppe Pelazza, viale Regina Margherita 26, 20122 Milan (Italie), tél. 02 54 54 216 fax 02 55 19 16 31) a rédigé une chronologie synthétique de ces sept campagnes de persécution. Elles se sont déroulées pratiquement de la même façon. La seule différence entre elles est leur durée.

 

La septième campagne diffère des précédentes par son caractère international. Pour leur campagne contre nous, les Autorités italiennes ont mobilisé les Autorités  d’autres pays européens. Donc les communistes, les révolutionnaires et les démocrates des autres pays européens doivent faire face pas seulement à un devoir de solidarité internationaliste avec les communistes italiens, mais aussi à l’activité et au caractère réactionnaires des Autorités  de leurs pays et d’autres pays européens. Par conséquent, l’intérêt direct des masses populaires de leurs pays, qui doivent subir cette même activité et ce même caractère réactionnaires, exige qu’ils dénoncent et contrecarrent ces Autorités  anti-populaires. Nous faisons appel à leur mobilisation.

 

Avant tout, pour une dénonciation la plus large possible de la persécution contre les communistes, visant à leur interdire toute véritable activité politique vraiment communiste. Cette persécution, menée par les Etats Impérialistes européens, est le noyau politique de la « guerre non déclarée » mais bien réelle, que la bourgeoisie impérialiste mène contre les masses populaires des pays impérialistes, (les effets de la défense et de la conservation de l’ordre social bourgeois sont évidents : des mesures contre « l’Etat social » aux victimes de la canicule). Il faut que les organisations communistes relèvent le défi lancé par la bourgeoisie impérialiste, qu’elles donnent dans leur tactique à ce noyau politique l’importance qu’il a du point de vue stratégique : ne pas reculer, mais relever le défi.

 

En second lieu nous demandons que les organisations communistes mobilisent et organisent toutes les formes de protestation dont elles sont capables. Elles doivent mobiliser toutes les formes de solidarité et d’action anti-répression qui existent déjà et d’autres qui peuvent surgir. Nous demandons qu’elles assument la lutte contre la répression avec toutes les organisations, qui déjà luttent ou sont disposées à le faire, pour la défense des droits démocratiques des masses populaires (y compris, en particulier, pour la défense du droit à l’autodétermination nationale). Dans ses prisons, l’Etat impérialiste français détient déjà plus que 200 prisonniers politiques de nationalité française ou étrangère.

    Quel que soit le niveau quantitatif actuel de nos forces du point de vue qualitatif, il faut transformer la mobilisation internationale de la bourgeoisie contre la renaissance du mouvement communiste, en un moyen de la renaissance du mouvement communiste. Comme dit Marx au debout des « Luttes des classes en France entre 1848 et 1850 », « La révolution avance en provoquant une contre-révolution féroce : en contrecarrant cette contre-révolution le parti de la révolution va acquérir la maturité et la force d’un vrai parti révolutionnaire ».

   

Grâce à la mobilisation de la solidarité des autres FSRS, des organisations de l’opposition populaire et démocratique et des membres avancés des masses populaires, grâce à leur résistance et à leur persistance dans la lutte face à la répression, grâce surtout au caractère principalement juste de leur conception du monde, de leur ligne politique et de leur méthode de travail, les communistes italiens sont sortis des six précédentes campagnes de persécution plus forts qu’auparavant. Ce sera la même chose pour les organisations communistes qui s’engagent avec une ligne juste dans cette nouvelle campagne.

 

Classes et peuples opprimés, femmes des masses populaires, unissons-nous dans la lutte contre la bourgeoisie impérialiste !

 

Communistes, ouvriers avancés et membres avancés des masses populaires, mobilisons-nous pour défendre les droits démocratiques des masses populaires, pour la renaissance du mouvement communiste, pour la constitution ou le renforcement des vrais partis communistes, pour écraser l’ordre social et politique bourgeois et pour construire des nouveaux pays socialistes !

 

Giuseppe Maj

Membre de la Commission Préparatoire (CP) du congrès fondateur du (nouveau) Parti communiste italien

(www.lavoce.freehomepage.com)

(lavocedelnpci@yahoo.com)

 

 

 

PER UNA SCIENZA LIBERATRICE  (POR UNA DOCTRINA EMANCIPADORA)

 

I - Partire dall’esperienza del movimento comunista

J. Ibarzabal in Gara del 4 agosto ( pag. 17 ) ha lanciato l’appello a elaborare una teoria rivoluzionaria con cui le classi e i popoli oppressi e le donne delle masse popolari possano orientarsi per lottare con successo contro la borghesia imperialista (bi) e vincerla. L’appello di J.I. é giusto e tempestivo. Ma bisogna partire dal bilancio del movimento comunista (mc), non dalla accettazione del certificato di « morte del comunismo » frettolosamente stilato dalla bi dopo il 1990. Mi pare che invece J.I. cancelli la storia del mc e la seppellisca in un semplicistico giudizio negativo (« il socalismo realizzato in URSS é fallito ») simile, anche se J.I. ha intenzioni diverse, al giudizio dato dagli autori del libro nero del comunismo. Un giudizio che inb Italia é stato recentemente adottato anche dal segretario nazionale del Partito di Rifondazione Comunista (PCR – una derivazione del vecchio PCI) Fausto Bertinotti, che ha definito la storia del mc « un errore e un orrore ». Chi oggi propone di rinnegare i 150 anni di storia del mc e di « ripartire de Marx » non riuscirà ad elaborare una teoria rivoluzionaria. Per elaborare una teoria rivoluzionaria adeguata ai compiti rivoluzionari di oggi bisogna imparare dall’esperienza del mc : dai suoi aspetti positivi (che sono l’aspetto principale) e dai suoi aspetti negativi, dalle vittorie e dalle sconfitte. Il mc é il movimento pretico con cui le classi e i popoli oppressi e le donne delle masse popolari trasformano la società borghese nella società comunista che prima o poi prenderà il posto della società borghese.Da oltre 150 anni, esattamente dal 1848, questo movimento pratico ha trovato anche la sua espressione via via più cosciente e piu organizzata nei partiti comunisti. In questi 150 anni il mc ha avuto una storia ricca di avvenimenti : la costruzione praticamente in ogni paese di partiti comunisti che hanno costretto la borghesia a mettere la lotta contro il comunismo al primo posto tra le sue preoccupazioni ; la corruzione del mc, incarnata dall’opportunismo e dal revisionismo del periodo 1890-1914 ; la prima ondata della rivoluzione proletaria, a partire dal 1917 ; i folgoranti e inattesi successi che giunsero fino alla costruzione dei primi paesi socialisti a cui partecipo’ circa un terzo dell’umanità ; la distruzione del vecchio sistema coloniale ; le conquiste economiche, politiche e culturali che hanno cambiato la faccia dei paesi imperialisti ; il declino nella seconda metà del XX secolo dei paesi socialisti e delle altre istituzioni (partiti, sindacati, associazioni, ecc) del mc fino al crollo del 1990.

I revisionisti moderni e i comunisti dogmatici fino a 25 anni fa neanche immaginavano che i paesi socialisti e le altre istituzioni del mc potessero scomparire. Solo i comunisti cinesi per bocca di Mao Tse-Tung avevano lanciato l’allarme. Sostenevano che non era affatto deciso chi tra il campo socialista e il campo imperialista avrebbe vinto la « guerra fredda » e segnalavano addirittura il pericolo che anche la Cina diventasse un paese fascista. Dopo che il declino già allora in corso e che non siamo riusciti ad arrestare é sfociato nel crollo del1990, con la stessa cecità di allora revisionisti e dogmatici oggi scambiano il fatto che abbiamo perso una campagna con la diceria disfattista che abbiamo perso la guerra e che abbiamo sbagliato tutto. Analogalmente dopo la restaurazione feudale del 1815 « tutti », compresi grandi intellettuali come Hegel et Schelling, scambiarono la momentanea sconfitta della borghesia per la definitiva vittoria delle forze feudali.

A,che J.I. ci dice che la società attuale é più che mai divisa in classi che hanno interessi contrastanti, anzi sempre più contrastanti. La lotta di classe continua a essere il motore della storia dell’umanità. J.I. indica « la emarginazione (esclusione) sociale crescente nei paesi sviluppati (ossia nei paesi imperialisti) e la miseria crescente nei paesi poveri (ossia nei paesi oppressi dall’imperialismo) ». Il capitalismo non ha risolto nessuna delle sue contraddizioni che avevano portato le classi e i popoli oppressi alla prima ondata della rivoluzione proletaria e alla creazione dei primi paesi socialisti. Anzi quelle contraddizioni si sono aggravate e altre ( come la devastazione e l’inquinamento dell’ambiente, la sofisticazione alimentare, la manipolazione genetica, il peggioramento del clima, , ecc.) hanno acqistato grande importanza. Nella loro fase ascendente i primi paesi socialisti hanno confermato che l’instaurazione del socialismo é per le masse popolari la via più diretta, più semplice,più rapida, la meno dolorosa e la meno distruttiva per liberarsi in massa dell’eredità di millenni di oppressione di classe e imparare a dirigersi autonomamente (1). I risultati sedimentati della prima ondata della rivoluzione proletaria sopravvivono alla sconfitta del 1990 e sono la base su cui sviluppare la seconda ondata. Essi consistono 1 – nelle conquiste culturali, politiche ed economiche di miliardi di uomini e donne : la bi cerca di eliminarle ma riesce solo a scalfirle, 2- nel patrimonio di esperienze e di teorie che la prima ondata della rivoluzione proletaria e il bilancio di essa (sintetizzato in gran parte nel maoismo) ci offrono per adempeire all’opera rivoluzionaria che ci aspetta (2).

Un nuovo grande sconvolgimento é in corso nel mondo. La seconda crisi generale del capitalismo iniziata negli anni ’70 non é affatto risolta : essa «é in definitiva la ragione d’essere degli avvenimenti correnti, della guerra non dichiarata di sterminio di massa che la bi conduce in ogni angolo del mondo contro le masse popolari con un carico quotidiano di milioni di morti e di emarginati, delle guerre che i gendarmi internazionali dell’ordinamento imperialista, i gruppi imperialisti USA, lanciano in un numero crescente di paesi, delle contraddizioni crescenti tra i gruppi imperialisti (in particolare tra quelli USA e quelli UE), degli sforzi della bi per eliminare le conquiste strappate dalle masse popolari.

J.I. ha ragione quando dice che le classi e i popoli oppressi dalla bi e le donne delle masse popolari, per far fronte con successo alla guerra non dichiarata condotta dalla bi contro di loro, hanno bisogno « in primo luogo di una teiria liberatrice » adeguata alla situazione attuale (e di partiti comunisti che la incarnino, aggiungo io). Ma riusciremo ad elaborarla solo sulla base dell’esperienza del mc. Fare inchiesta sullo stato presente delle cose, servirà poco a chi rinnega l’esperienza del mc.

 

II – L’esperienza del mc e i suoi limiti

Questa ci insegna che il vecchio mc non é caduto vittima dei suoi grandi successi : neanche la sua parte più rivoluzionaria, la sinistra, é riuscita a comprendere in tempo utile i nuovi compiti che essi ponevano all’ordine del giorno. Dobbiamo considerare in tutta la sua importanza sia la svolta che i revisionisti moderni (Kruscev e soci) hanno impresso negli anni ’50 alla parte allora più avanzata del mc, l’URSS, sia i limiti per cui il mc non é riuscito a portare la prima ondata della rivoluzione proletaria a instaurare il socialismo anche nei paesi imperialisti. Quelli che cancellano la svolta degli anni ’50 in URSS confondono in un unico giudizio di fallimento i grandi successi opttenuti prima della svolta e il declino a cui la svolta ha dato il via e che sfocio’ nel crollo del 1990. Essi confondono in un unico giudizio negativo le misure messe in atto prima della svolta 1- per raccogliere nel partito comunista la parte più avanzata degli operai in modo che dirigessero il resto della classe operaia e delle masse popolari a partecipare in misura crescente alla gestione della vita sociale e 2- per superare i rapporti di produzione capitalisti e la produzione mercantile instaurando un sistema economico pianificato e dall’altra il loro opposto : le misure prese dopo la svolta 1- per instaurare rapporti commerciali tra le aziende e renderle finanziariamente autonome (riforma Kossighin del 1965) e 2- per fare del partito comunista l’associazione dei dirigenti dello Stato, delle aziende e delle organizzazioni di massa.

Quanto ai limiti del vecchio mc, basta ricordare i seguenti. 1- Dopo la Rivoluzione d’Ottobre per alcuni anni i comunisti si illusero che la rivoluzione socialista potesse trionfare in Europa senza quel processo preliminare di accumulazione delle forze rivoluzionarie che solo in Russia avevano fatto. 2- La Prima Internazionale Comunista (1919-1943) in Europa oscillo’ spesso tra tentativi falliti di colpi di mano e la collaborazione in posizione subordinata con le forze riformiste : questo perché non aveva una concezione sufficentemente giusta né della natura della crisi generale del capitalismo allora in corso e della connessa situazione rivoluzionaria di lungo periodo, né della guerra popolare rivoluzionaria di lunga durata come forma della rivoluzione proletaria anche nei paesi imperialisti ( e cio’ fu particolarmente evidente nella guerra civile di Spagna (1936-1939) come ha ben messo in evidenza il PCE(r) nell’opuscolo Approximacion a la historia del PCE ). 3- Alla fine della seconda Guerra Mondiale tutti i partiti comunisti, anche i più avanzati, pensavano – come la pensava anche la bi – che nei paesi imperialisti sarebbe ripresa la crisi economica che la Guerra Mondiale aveva interrotto. Invece seguirono 30 anni di ripresa dell’accumulazione di capitale e di espansione dell’apparato produttivo. 4- La discussione svoltasi in URSS all’inizio degli anni ’50 per la redazione del Manuale di Economia Politica dell’URSS fece emergere, e Stalin lo mise chiaramente in luce nel suo opuscolo Problemi economici del socialismo in Unione Sovietica – che il mc non aveva una comprenzione sufficente delle contraddizioni nei paesi socialisti tra quanto soppravviveva dei rapporti capitalisti e anche di rapporti più arretrati e i germi di comunismo che si erano già sviluppati, non avevano una analisi adeguata dei rapporti di produzione nei paesi socialisti e, di conseguenza, non era in grado di fare una analisi di classe dei paesi socialisti e in particolare di individuare dove era la borghesia nei paesi socialisti. La comprensione di questi problemi dei paesi socialisti venne portata a un livello superiore solo negli anni successivi in Cina fino al tentativo di prevenire l’avvento dei revisionisti moderni al potere con la Rivoluzione Culturale Proletaria (3).

Né in URSS né nel mc dei paesi imperialisti la sinistra riusci’  a superare in tempo utile questi limiti. Essa si chiuse invece dogmaticamente nella difesa dei principi del marxismo-leninismo, giusti ma ormai non sufficienti visti i successi che il mc aveva raggiunto. Cosi’ facendo, lascio’  campo libero alla destra (ai Kruscev, ai Breznev, ai Togliatti, ai Carillo, ecc.) che, con le sue soluzioni borghesi per i problemi dei paesi socialisti e con la sua politica di collaborazione e di concorrenza con la bi, condusse il mc fino al crollo del 1990.

E’ con questa storia che oggi rivoluzionari dobbiamo fare i conti, oltre che con le modificazioni che la prima ondata della rivoluzione proletaria ha prodotto nel mondo, per riuscire ad elaborare quella teoria rivoluzionaria del mondo di cui abbiamo bisogno per combattere con successo la lotta di classe che include naturalmente anche la lotta per il diritto all’autodeterminazione nazionale e per gli altri diritti democratici delle masse popolari.

Io spero e auguro che lo stesso J.I. e altri collaboratori e lettori di Gara alimenteranno il dibattito necessario per elaborare e assimilare questa teoria e che la redazione di Gara ospiterà i loro contributi nelle pagine del coraggioso quotidiano che essa publica nonostante le misure repressive del governo di Madrid e della oligarchia spagnola.

I compagni che vogliono interloquire con me, lo possono fare anche scrivendomi direttamente in spagnolo, francese o italiano.

Giuseppe MAJ, membro della Commissione Preparatoria ( CP ) del congresso di fondazione del (nuovo) Partito comunista italiano ( www.la voce.freehomepage.com )

Attualmente detenuto nella Maison d’Arrêt de la Santé

42, rue de la Santé  75014 PARIS  (France)

N° d’écroue  280502

 

Note

(1)   Per un bilancio dei paesi socialisti, vedere Marco Martinengo, Los primeros paises socialistas , edito in castigliano dalla redazione di  La Gaceta  (e.mail gacet_frc@hotmail.com

(2)   Maggiori dettagli sul tema sono reperibili nella sezione in lingua castigliana delle Edizioni in Lingue Estere (EiLE) del sito www.lavoce.freehomepage.com.

(3)   Vedere gli ultimi 5 volumi delle Opere di Mao Tse-Tung , edizioni Rapporti Sociali – Milano / Italia (e.mail   resistenza@carc.it

 

 

Cordiali saluti e auguri di successo nella lotta per il diritto all’autodeterminazione nazionale.

Giuseppe Maj

 

 

Les autorités françaises au service des autorités italiennes (font le sale boulot pour les autorités italiennes)

 

Noi accusiamo le autorità italiane di nascondersi dietro la “guerra al terrorismo“  per soffocare o almeno intralciare l’attività politica del (nuovo) Partito comunista italiano. Accusiamo le autorità Accusiamo le autorità francesi di tenere il sacco alla sporca manovra delle autorità italiane, benchè ufficialmente critichino il regime di Berlusconi.

Questa è la conclusione precisa e adeguata a cui giungono tutte le persone che onestamente studiano nei modi e coi tempi necessari le vicende giudiziarie dei nostri clienti Giuseppe Maj e Giuseppe Czeppel, i due coministi italiani che le autorità francesi tengono pr-igionieri dal 27 giugno scorso. Ecco in breve i fatti.

Nel Giugno scorso con Commissione Rogatoria internazionale, la procura di Bologna chiede di perquisire l’abitazione di G. Maj  a Villejuif (Val di Marne) e la Procura di Napoli di perquisire un’altra supposta abitazione di G. Maj in Parigi. Entrambe le procure affermano che è possibile che perquisendo l’abitazione di Maj si trovino informazioni sulle Brigate Rosse- partito comunista combattente secondo la Procura di Bologna, sulla Cellula per la costruzione del Partito comunista combattente secondo la Procura di Napoli e sull’eventuale collegamento di Maj con l’organizzazione che ogni Procura indica. L’Ufficio istruzioni del Tribunale di Parigi fissa le perquisizioni (quelle chieste dalla Procura di Napoli riguardano anche altre 13 persone) per il 23 giugno. Nei Giorni immediatamente precedenti il 23 gli agenti dei Renseignements Généraux che sorvegliano Maj lo fotografano ripetutamente in compagnia di un uomo che affermano essere un membro dei GRAPO ricercato nel quadro degli Accordi di Schengen. Questa persona verrà fermata il 23 giugno sotto la sua abitazione da agenti della DNAT e risulterà essere Giuseppe Czeppel, compagno di partito di Maj. I RG non hanno rilevato altre attività “terroristiche“ di Giuseppe Maj. Non è possibile sapere a tutt’oggo che esito ha dato la perquisizione richiesta dalla Procura di Napoli nella supposta abitazione parigina di Maj. La perquisizione chiesta dalla Procura di Bologna è eseguita da agenti della DNAT e dalla DIGOS (di Bologna e di Modena) e si conclude con l’asportazione di circa 36 scatoloni di riviste, opuscoli, articoli, appunti, recensioni, studi e lettere e di materiaole informatico (consegnati alle Autorità italiane che li trasportano a Bologna) e il ritrovamento di documenti falsi (faux papiers o documents administratifs falsifiés) per i quali le Autorità francesi aprono un loro procedimento giudiziario contro G. Maj.

Gli agenti della DNAT perquisiscono anche l’abitazione di G. Czeppel, benché fino a quel momento non esista alcun elemento a suo carico (salvo la fraquentazione del suo compagno di partito G. Maj) e sequestrano molto materiale tra cui anche oggetti (objets) che secondo gli agenti possono servire a fabbricare bocumenti falsi.La DNAT, nella conclusione delle sue operazioni e dei suoi interrogatori, il 26 giugno dichiara che il (nuovo) Partito comunista italiano ha creato nella regione di Parigi una struttura specializzata nella produzione di documenti falsi che potrebbe essere collegata anche ad altre organizzazioni della sinistrta rivoluzionaria europea e che la continuazione (la poursuite des investigations nécessiterait désormais un cadre juridique plus approprié di quello fino allora configurato (association des malfaiteurs ayant pour objet de préparer de s actes de terrorisme).

La Procura della Republica invece formula a carico di Giuseppe Maj e di Giuseppe Czeppel, oltre alle accuse specifiche relative ai documenti falsi (rispettivamente detenzione e fabbricazione), l’accusa di association des malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme. Il Giudice della Sezione Istruttoria Antiterrorismo Gilbert Thiel accoglie tale accusa e chiede la detenzione provvisoria, che viene accordata  il 27 giugno per 4 mesi e poi prolungata per altri 4 conformemente ai periodi previsti dalle norme.

Trascuriamo per ora il possesso e la fabbricazione di documenti falsi – si tratta comunque se avulsi dall’altra accusa, di reati minori e non di competenza della Sezione Antiterrorismo. Che fondamenti ha l’accusa di “association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme“ elevata a carico dei due membri del (nuovo) Partito comunista italiano ?

Anche dopo piùdi 5 mesi di detenzione le Autorità non hanno addotto il sia pur minimo indizio dell’esistenza, della denominazione, della composizione e delle attività dell ‘associazione a cui si riferiscono.

Ripetono solo che stanno facendo indagini. Ma il materiale eventualmente interessante per indagini del genere, la biblioteca di G. Maj, l’hanno consegnata alle Autorità italiane. Le Autorità francesi possono ripetere, a ogni scadenza della detenzione provvisoria, che stanno facendo indagini,che possono esistere complici dei due, che i due se liberati possono darsi alla fuga. La detenzione, proprio perchè non è suffragata da indizi ed  arbuitraria, puo’ protrarsi a tempo indeterminato. Le Autorità non indicano alcun indizio di preparazione di atti di terrorismo : quindi la diofesa legale non puo’ contestare nulla salvo la totale assenza d’indizi e l’arbitrio ? Il dossier è vuoto : lo era il 27 giugno e lo è ancora oggi dopo più di 5 mesi.

Ovviamente pero’ questo caso non nasce dal nulla, nè nasce per caso o per patologica mania persecutoria individuale di un magistrato . L’origine del caso diventa chiara se consideriamo la Storia di G. Maj e dell’organizzazione politica di cui fanno parte sia lui che G. Czeppel.

Giuseppe Maj è un esponente del movimento comunista abbastanza conosciuto in Italia. Di lui si sono più volte occupate la stampa e le autorità italiane, comprese alcune Commissioni Parlamentari e il suo nome figura in quasi tutte le publicazioni relative alla “nuova sinistra“ italiana. Egli ha iniziato la sua attività politica nel 1960 (a poco più di 20 anni) aderendo al PCI. Poi è passato nei gruppi marxisti leninisti (“filocinesi“) svolgendo attività di giornalista, (è iscritto all’Ordine dei Giornalisti di Milano dal 1966 ??) di organizzatore e di propagandista. Nel 1969 era già abbastanza in vista da essere arrestato nella retata compiuta dalla Polizia subito dopo la “Strage di Stato“ di piazza Fontana (12 dicembre 1969), quando le Autorità italiane cercavano di accreditare la tesi che la strage era opera della sinistra rivoluzionaria. Dal 1980 G. Maj è esponente diprimo piano, come editore, giornalista e organizzatore, di una corrente comunista che si sviluppa con continuità fino ai nostri giorni. Prima come centro editoriale e di propaganda comunista (riviste come “Il Bollettino“ e “Rappoorti Sociali“ e pubblicazioni come le “Opere di Mao Tse-Tung“ in 25 volumi), poi (dal 1992) come organizzazione territoriale nazionale con il nome di Comitati d’Appoggio alla Resistenza – per il Comunismo (CARC) che si propongono di creare le condizioni per la ricostruzione di un «“vero partito comunista“, infine (dal 1998) come (nuovo) Partito comunista italiano : partito clandestino che pubblica ogni quattro mesi una rivista (“La Voce“) di cui é uscito in questi giorni il n° 15 e fa propaganda tramite un sito Internet (www.lavoce.freehomepage.com).

Le Autorità italiane non hanno vietato apertamente per legge le attività di propaganda e di organizzazione di questa corrente comunista . Hanno pero’ costantemente, dal 1981 a oggi, cercato di stroncarle o almeno di ostacolarle con procedimenti giudiziari a ripetizione contro gli esponenti più in vista della corrente,tra cui figurava sempre G. Maj, accusati ogni volta di svolgere o comunque implicati in “attività terroristiche“.

Prima dell’attuale vi sono stati almeno altri sei procedimenti giudiziari analoghi nel corso degli ultimi 23 anni.

Si tratta di sei procedimenti giudiziari che hanno tutti uno svolgimento analogo : 1. Accusa di implicazione in “attività terroristiche“ ; 2. perquisizioni – fermi – interrogatori – sequestri – detenzione con spese, disagi e danni di vario genere all’attività politica ; 3. chiusura del procedimento con archiviazione d’ufficio o assoluzione con formula piena (non-lieu ou relaxe).

Ogni persona onesta di fronte a questa storia non puo’ non vedere il carattere pretestuoso dell’accusa di terrorismo. Le Autorità italiane non tollerano attività che pero’ non vietano per legge (come avevano fatto a loro tempo i facsisti). Non potendo vietare per legge le attività che la corrente comunista (di cui G . Maj e G. Czeppel sono esponenti) svolge, la perseguitano accampando attività che essa non svolge. Se non riescono a soffocarla, riescono comunque a ostacolarne l’attività.

E quindi comprensibile che, di fronte a questo indegno comportamento truffaldino, una parte degli esponenti di quella corrente abbiano ad un certo punto deciso di basare la loro attività su una struttura organizzativa clandestina. Da qui l’istallazione all’estero dei nostri due clienti e i documenti falsi. Bisogna anche dire che quello che sta loro succedendo da quando sono stati reperiti, in questo settimo procedimento giudiziario a cui collaborano con un ruolo determinante le Autorità francesi, conferma ulteriormente la loro conclusione che non è possibile svolgere la loro attività politica basandosi su una organizzazione pubblica.

Non a caso le Autorità italiane non hanno emesso mandati di cattura a carico di G. Maj e di G. Czeppel, non chiedono la loro estradizione e neppure li accusano di terrorismo in modo diretto. Per esse è molto meglio che siano le Autorità francesi a tenerli prigionieri. In base alla legislazione antiterrorismo francese, la detenzione provvisoria prima del rinvio a processo puo’ durare il triplo di quello che la legislazione italiana consente con una accusa analoga 5confermare da pippo ). Inoltre sarebbe difficile per il governo Berlusconi inscrivere nell’attuale situazione politica italiana un settimo procedimento giudiziario per “terrorismo“ a carico dello stesso gruppo politico di Maj dopo i sei precedenti andati a vuoto : indebolirebbe tutto il resto della vasta operazione repressiva e di criminalizzazione che il governo Berlusconi e i suoi seguaci stanno conducendo contro i loro oppositori (sono arrivati a insinuare accuse di connivenza con il terrorismo a carico del maggiore sindacato dei metalmeccanici –la  FIOM epersino dell’ex-segretario nazionale della CGIL, Sergio Cofferati). Quindi molto meglio par il governo Berlusconi far fare questo settimo procedimento giudiziario dalle Autorità francesi. A queste, a meno che sorga un vasto movimento di opposizione, come indizio per giustificare la detenzione provvisoria basta la parola delle Autorità italiane. Chi in Francia si preoccuperà du due comunisti italiani in prigione, di due prigionieri politiciin più ? La detenzione in Francia suscita in Italia una mobilitazione di solidarietà e uno scandalo per l’arbitrio minori di quelli che susciterebbe la detenzione in Italia, la protesta che comunque si sviluppa in Italia dovrebbe avere scarsa o nessuna ripercussione sull’opinione pubblica francese e cosi’ il gioco è fatto.

Ma questo gioco non è accettabile e noi avvocati difensori chiamiamo l’opinione pubblica francese e quanti possono  contribuire a mobilitarla a non tollerare che con la persecuzione del (nuovo) Partito comunista italiano si instauri in Europa una prassi deleteria per quanto resta della nostra libertà politica e dei diritti politici e civili. Come avvocati difensori e cittadini non possiamo accettare di limitare il nostro ruolo alle udienze e alle aule dei tribunali, quando queste sono in realtà trasformate in mezzi per mascherare e avvallare la persecuzione politica.

 

 

 

 

 

 

Les autorités françaises au service des autorités italiennes (font le sale boulot pour les autorités italiennes)

 

Nous accusons les autorités italiennes de se cacher derrière la "guerre au terrorisme" pour étouffer ou au moins entraver l'activité politique du (nouveau) Parti communiste italien. Nous accusons les autorités françaises de garder le sac à la sale manoeuvre des autorités italiennes, bien qu’officiellement elles critiquent le régime de Berlusconi.

Celle-ci est la conclusion précise et adéquate à laquelle arrivent toutes les personnes qui honnêtement étudient, avec les modalités et avec le temps nécessaire, les événements judiciaires de nos clients Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel, les deux communistes italiens que les autorités françaises tiennent prisonniers dès le 27 juin dernier. Voilà dans bref les faits.

En juin dernier, par une Commission Rogatoire internationale, le Parquet de Bologne demande de perquisitionner l'habitation de G. Maj à Villejuif (Val de Marnes) et le Parquet de Naples de perquisitionner une autre supposée habitation de G. Maj dans Paris. Tous les deux

Parquets affirment qu'il est possible que par les perquisitions de l'habitation de Maj se trouvent des informations, sur les Brigades Rouges – parti communiste combattant selon le Parquet de Bologne, sur la Cellule pour la construction du Parti communiste combattant selon le Parquet de Naples et sur l'éventuelle liaison de Maj avec l'organisation que chaque Parquet indique. Le Bureau des instructions du Tribunal de Paris fixe les perquisitions (celles demandées par le Parquet de Naples concernent même autres 13 personnes) pour le 23 juin. Dans les jours immédiatement précédents les 23, les agents des Renseignements Généraux qui surveillent Maj le photographient plusieurs fois en compagnie d'un monsieur qui affirment être un membre de GRAPO, recherché dans le cadre des Accords de Schengen. Ce monsieur sera arrêté le 23 juin sous son habitation par les agents de la DNAT et il résultera être Giuseppe Czeppel, camarade de parti de Maj. Les RG n'ont pas remarqué d’autres activités "terroristes" de Giuseppe Maj. Il n'est pas possible savoir encore les résultats tirés de la perquisition demandée par le Parquet de Naples dans la supposée habitation parisienne de Maj. La perquisition demandée par le Parquet de Bologne est exécutée par des agents de la DNAT et de la DIGOS (de Bologne et de Modène) et elle se conclut avec l’enlèvement d’environ de 36 cartons de revues, d'opuscules, d'articles, de notes, de recensions, d'études et de lettres et matériel d'informatique (livrés aux Autorités italiennes qui les transportent à Bologne) et la découverte de faux papiers (ou documents administratifs falsifiés) pour lesquels les Autorités françaises ouvrent une procédure judiciaire contre G. Maj. Les agents de la DNAT perquisitionnent même l'habitation de G. Czeppel, bien que jusqu'à cet instant, il n'existe aucun élément à sa charge (sauf la fréquentation de son camarade de parti G. Maj) et ils séquestrent beaucoup de matériel parmi lequel aussi des objets qui selon les agents peuvent servir à fabriquer des faux documents. La DNAT dans la conclusion de ses opérations et de ses interrogatoires, le 26 juin déclare que le (nouveau) Parti communiste italien a créé dans la région de Paris une structure spécialisée dans la production de faux documents qui pourrait être reliée même à d’autres organisations de la gauche révolutionnaire européenne et que la continuation, la poursuite des investigations nécessiterait désormais un cadre  juridique plus approprié de celui jusqu’alors utilisé (association des malfaiteurs ayant pour objet de préparer de s actes de terrorisme). La Procure de la République, au contraire, formule à la charge de Giuseppe Maj et de Giuseppe Czeppel, outre les accusations spécifiques relatives aux faux documents (respectivement détention et fabrication), l'accusation d'association des malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme. Le Juge de la Section d’Instruction Anti-terrorisme Gilbert Thiel accueille telle accusation et demande la détention provisoire, qui est accordée le 27 juin pour 4 mois et ensuite prolongée  d’autres 4, conformément aux périodes prévues par les  règlements. Nous laissons à côté, pour l'instant, la possession et la fabrication de faux documents - il s'agit de toute façon si séparés de l'autre accusation, de délits mineurs et pas de compétence de la Section Anti-terrorisme. Quelle base a l'accusation  d' "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme" prise à la charge de deux membres du (nouveau) Parti communiste italien ?

Même après plus de 5 mois de détention, les Autorités n'ont pas apporté le plus minime indice de l'existence, de la dénomination, de la composition et des activités de l’association à laquelle ils se réfèrent.

Même après plus de 5 mois de détention, les Autorités n'ont pas allégué le soit aussi minime indice de l'existence, de la dénomination, de la composition et des activités dell ` association à laquelle ils se réfèrent. Ils répètent seulement qu'ils font des enquêtes. Mais le matériel éventuellement intéressant pour ces enquêtes, la bibliothèque de G. Maj, l'ont livré aux Autorités italiennes. Les Autorités françaises peuvent répéter, à chaque échéance de la détention provisoire, qui mènent des enquêtes, qu'ils peuvent exister des complices des deux, que si on libère les deux, ils peuvent fuir. La détention, justement parce qu'elle n'est pas supportée par des indices et arbitraire, peut continuer à temps indéterminé. Les Autorités n'indiquent pas quelque indice de préparation d'actes de terrorisme : donc la défense légale ne peut contester rien, sauf la totale absence d'indices et l'arbitraire? Le dossier est vide : il l’était le 27 juin et il l’est encore aujourd'hui, après plus de 5 mois.

Évidemment que cette affaire ne naît pas du rien, ni il naît par hasard ou par manie pathologique individuelle d'un magistrat de persécuter. L’origine de cette affaire devient claire si nous considérons l'histoire de G. Maj et de l'organisation politique dont ils font une partie soit lui que G. Czeppel.

Giuseppe Maj est un exposant du mouvement communiste assez connu en Italie. De lui, elles se sont plusieurs fois occupées la presse et les autorités italiennes, comprises quelques Commissions Parlementaires et son nom figure dans presque toutes les publications relatives à la "nouvelle gauche" italienne. Il a commencé son activité politique en 1960 (à peu plus que 20 ans) en adhérant à PCI. Ensuite il est passé dans les groupes marxistes léninistes ("filochinois") en faisant de l'activité de journaliste, (il est inscrit à l'ordre des Journalistes de Milan depuis 1966 ??) d'organisateur et de propagandiste. En 1969 il était déjà assez en vue pour être arrêté dans la rafle faite par la Police juste après le "Massacre d'État" de place Fontana (12 décembre 1969), lorsque les Autorités italiennes cherchaient à accréditer la thèse que le massacre était l’oeuvre de la gauche révolutionnaire. De 1980 G. Maj est exposant de premier plan, comme éditeur, journaliste et organisateur, d'un courant communiste qui se développe avec continuité jusqu'à nos jours. D'abord comme centre éditorial et de propagande communiste (revues comme "Il Bollettino" et "Rapporti Sociali" et les publications comme le "Oeuvres de Mao tse- Tung" en 25 volumes), ensuite (de 1992) comme organisation territoriale nationale avec le nom de Comités d'Appui à la Résistance - pour le Communisme (CARC) qui se propose de créer les conditions pour la reconstruction d'un " vraie parti communiste ", enfin (des 1998) comme (nouveaux) Parti communiste italien : parti clandestin qui publie chaque quatre mois une revue ("la Voce") dont il est sorti dans ces jours le n° 15 et qui fait de la propagande par un site Internet (www.lavoce.freehomepage.com).

Les Autorités italiennes n'ont pas interdit ouvertement par la loi les activités de propagande et d'organisation de ce courant communiste. Mais elles ont constamment, de 1981 à aujourd'hui, cherché de la briser ou au moins de l’entraver avec des procédures judiciaires à répétition contre les exposants plus en vue de ce courant, parmi lesquels figurait toujours G. Maj, accusés chaque tourne de jouer un rôle ou de toute façon d’être impliqué à des "activités terroristes". Avant l'actuelle il y a eu au moins six autres procédures judiciaires analogues pendant les derniers 23 ans.

1. À la fin 1981        

 

 

 

 

 

Il s'agit de six procédures judiciaires qui ont toutes un déroulement analogue : 1. Accusation d'implication en "activités terroristes" ; 2. perquisitions - arrestation - interrogations - séquestrations - détention avec des frais, malaises et dommages de différent genre à l'activité politique ; 3. fin de chaque procédure avec des non-lieus ou des relaxes.

Chaque personne honnête confrontée à cette histoire ne peut pas non voir le caractère prétexte de l'accusation de terrorisme. Les Autorités italiennes ne tolèrent pas l'activité dont elles ne peuvent pas interdire par la loi (comme ils ont fait les fascistes). En ne pouvant pas interdire par la loi, les activités de ce courant communiste (dont G. Maj et G. Czeppel sont des exposants), elles la persécutent en campant de l'activité qu'elle ne fait pas. S'elles ne réussissent pas à l’étouffer, elles réussissent de toute façon à en entraver l'activité. Et donc compréhensible que, face à ce comportement indigne, de filou, une partie des exposants de ce courant aient, à un certain moment, décidé de baser leur activité sur une structure d'organisation clandestine. De là,  l’installation à l'étranger de nos deux clients et les faux documents. Il faut même ajouter que ce qui se passe dès qu’ils ont été retrouvés, dans cette septième

procédure judiciaire à laquelle collaborent avec un rôle déterminant les Autorités françaises confirme ultérieurement leur conclusion : il n'est pas possible de faire leur activité politique en se basant sur une organisation publique. Ce n’est pas par hasard si les Autorités italiennes n'ont émis aucun mandat d’arrêt au regard de G. Maj et G. Czeppel, s’elles ne demandent pas leur extradition et elles ne les accusent, de façon directe, de terrorisme. Pour elles, il est bien mieux qu'elles soient les Autorités françaises à les garder prisonniers. Sur la base de la législation anti-terroriste française, la détention provisoire avant le renvoi au procès peut durer le triple de ce que la législation italienne permet avec une accusation analogue . En outre, il serait difficile pour le gouvernement Berlusconi inscrire dans l'actuelle situation politique italienne une septième procédure judiciaire pour "terrorisme" à la charge du même groupe politique de Maj après les six précédentes allées à vide : il affaiblirait tout le reste de la vaste opération répressive et de criminalisation que le gouvernement Berlusconi et ses disciples mènent contre leurs opposants (ils sont arrivés à insinuer des accusations de connivence avec le terrorisme à la charge du plus grand syndicat des ouvriers de la métallurgie – FIOM, et même de l'ex-secrétaire national de CGIL, Sergio Cofferati). Donc bien mieux pour le gouvernement Berlusconi faire faire cette septième procédure judiciaire par les Autorités françaises. À celles-ci, à moins qu'il ne se forme un vaste mouvement d'opposition, comme indice pour justifier la détention provisoire il suffit le mot des Autorités italiennes. Qui en France se préoccupera de deux communistes italiens en prison, de deux prisonniers politiques en plus ? La détention en France suscite en Italie une mobilisation de solidarité et un scandale pour l'arbitraire mineur de ce qui susciterait la détention en Italie, la protestation qui de toute façon se développe en Italie devrait avoir peu ou aucune répercussion sur l’opinion publique française et ainsi le jeu est fait. Mais ce jeu n'est pas acceptable et nous avocats défenseurs appelons l'opinion publique française et tous ceux qui peuvent contribuer à la mobiliser à ne pas tolérer qu'avec la persécution du (nouveau) Parti communiste italien s'instaure en Europe une pratique délétère pour ce qui reste de notre liberté politique et de droits politiques et civils. Comme avocats défenseurs et citoyens nous ne pouvons pas accepter de limiter notre rôle aux audiences et aux salles des tribunaux, lorsque celles-ci sont en réalités transformées en moyens pour masquer et confirmer la persécution politique.

 

Lettre proposée par le

                Comité contre la Criminalisation de la Lutte pour la Construction

                d’un Parti communiste en Italie

 

e-mail >libert.cp@voila .fr<

 

 

 

Comité contre la criminalisation de la lutte pour la

reconstitution d’un parti communiste en Italie

 

 

Giuseppe MAJ

membro della Commissione Preparatoria (CP) del congresso di fondazione del (nuovo) Partito comunista italiano

Il 16 ottobre 2003

 

N° 280502 D I 223

42 rue de la Santé

75014 PARIS

 

Sono passati 4 mesi da quandoil 27/06 il Giudice istruttore (GI), sig. Gilbert Thiel, ha chiesto l’incarcerazione dei 2 membri della CP per « detenzione di documenti falsi nel contesto di una associazione di malfattori in vista di preparae atti di terrorismo ».

Pur trascurando le varie violazioni del CPP francese compiute da m&agistrati e poliziotti fino a quel momento, già il 27 giugno noi abbiamo tuttavia mostrato chiaramente che il GI non stava amministrando la giustizia, sia pure in conformità a leggi fatte apposta per soffocare nel nacsere i centri, veri o presunti, di promozione, orientamento, organizzazione e direzione della resistenza collettiva delle masse popolari all’eliminazione delle conquiste che, sotto la direzione dei comunisti, esse hanno strappato alla borghesia imperialista nell’ambito della prima ondata della rivoluzione proletaria fino alla metà degli anni ’70 del secolo appena finito ; i centri della risposta collettiva delle masse popolari alla guerra non dichiarata di sterminio che la borghesia imperialista conduce contro di esse in ogni angolo del mondo, ivi compresa l’Italia, la Francia e gli altri paesi dell’UE.

Il GI andava oltre quelle stesse leggi, violava perfino le leggi già predisposte dalle Autorità francesi contro persone e organizzazioni come noi.Tutto cio’ per fare un servizio alle Autorità della borghesia imperialista italiana, che vuole tenerci fuori circolazione il più a lungo possibile.

Infatti risultava già allora, dalla documentazione presentata dall’avvocato Giuseppe Pelazza di Milano, che le Autorità italiane dal 1981 a oggi ci hanno perseguitato con almeno § procedimenti giudiziari. Ognuno di essi ha compiuto perquisizioni, intimidazioni, sequestri molto onerosi economicamente et intellettualmente, fermi, interrogatori, detenzioni. Tutti i 6 procedimenti giudiziari erano in realtàcampagne di repressione della nostra attività di comunisti, mascherate come procedimenti giudiziari contro una nostra presunta implicazione nella preparazione o nella esecuzione di attentati. Tutti i 6 procedimenti si sono conclusi o con l’archiviazione d’ufficio o con l’assoluzione con formula piena.

Orbene , la nostra attuale detenzione preventiva da parte delle autorità francesi sta legalmente in piedi solo grazie al settimo procedimento giudiziario lanciato contro di noi dalle Autorità italiane con ben due Commissioni Rogatorie Internazionali che hanno dato luogo alle perquisizioni del 23 giugno. Essa infatti si giustifica legalmente con le affermazioni delle autorità italiane, persino contrastanti tra loro come spesso succede tra imbroglioni e falsari, che noi saremmo implicati nella preparazione o esecuzione di attentati : dichiarazioni, ben inteso, non accompagnate né da indagini né da riscontri.

Non era già allora, a fine giugno, chiaro per tutte le persone oneste che anche il settimo procedimento penale é anch »esso solo una nuova mascheratura della vecchia e persistente persecuzione contro i comunisti ? Non era già allora a ogni persona onesta che le Autorità italiane si servivano delle Autorità francesi per tenerci in galera, cioé fuori circolazione, più a lungo di quanto potessero tenerci esse stesse con la legislazione italiana per la stessa imputazione ? Era forse un caso che le autorità italiane non avevano emesso in proprio alcun mandato d’arresto né avanzato donmanda di estradizione per atti di terrorismo, benché sostengono che noi siamo implicati nella preparazione o nell’esecuzione di atti di terrorismo ?

Ma il GI sig. Gilbert Thiel ha invece fatto finta di non capire questo e ha chiesto un’incarcerazione che legalmente sta in piedi proprio solo per l’implicazione in attività di terrorismo. Ma l’ha chiesta solo per fare alle autorità italiane il servizio che esse chiedono. Infatti vale solo per noi membri della CP e italiani : i cittadini francesi con la stessa imputazione formulata nello stesso contesto della retata del 23 giugno e con le stesse garanzie di reperibilità (garanties de répresentation) che do io, grazie ai miei legami familiari in Seine-Saint-Denis, sono perseguiti a piede libero.

Ora sono passati 4 mesi dal 27 giugno. Che cosa ha fatto il GI signor Gilbert Thiel in questi 4 mesi ?

1.     Il GI in questi 4 mesi ci ha isolatoil più possibile, per quanto era in suo potere, dai nostri compagni, dalle organizzazioni comuniste, dalle altre organizzazioni anticapitaliste, dall’opinione pubblica e persino dalle nostre famiglie.

1.1.  Ha trattenuto da uno a due mesi plichi di stampe legali e pubbliche e corrispondenza privata, persino cartoline, che infine ha inoltrato : e questo dimostra che non avenvano alcin reale interesse ai fini della sua inchiesta. Persino la corrispondenza tra noi e i nostri avvocati é stata ritardata o dispersa e comunque ostacolata. Lo conferma la protesta presentata il 06/10/03 dal nostro avvocato G. Pelazza di Milano.

1.2.  Ha impedito persino che i nostri familiari potessero visitarci. Ha ritardato più che ha potuto, con la scusa che lui era in vacanza, il permesso di visita anche ai familiari più stretti e in particolare a quelli che abitano vicino a Parigi e che quindi potevano visitarci più spesso. Ancora oggi nega il permesso di visita a vari familiari, ivi compresi due ragazzi di 13 anni, quindi certamente di nessun rilievo ai fini della sua inchiesta.

1.     Dopo 4 mesi di detenzione preventiva, il nostro dossier é ancora tale e quale era il 27 Giugno. Nessun riscontro e nessun indizio concreto della nostra « attività terrorista », se non la parola delle Autorità italiane/ certo non una « parola onorata » dopo 6 procedimenti dimostrati pretestuosi.

Oggi, per la prima volta in 4 mesi il GI ci chiama per interrogarci . Perché ? Per darsi una parvenza di rispettabilità professionale e di dignità morale costruendo una parvenza di legalità attorno alla richiesta di prolungare la nostra detenzione preventiva che scade tra 4 giorni, il 20 ottobre.

Stare al  gioco che questo Signore conduce, non ci interessa, se per sua volontà o per volontà dei suoi capi, vorrebbe dire da parte nostra collaborazione e diventare, almeno in qualche misura, complici della persecuzione contro il movimento comunista e in particolare contro il nostro partito, che questo Signore gestisce in proprio o  per conto terzi. Cosa che assolutamente non vogliamo fare : sarebbe contraria non solo alla nostra coscienza e alla nostra dignità morale, ma anche al nostro dovere verso i nostri compagni e verso gli operai e le masse popolari che hanno bisogno di un vero partito comunista per contrastare l’eliminazione delle conquiste, per smascherare la macabra e oscena sceneggiata con cui la borghesia cerca di coprire la degradazione intellettuale, morale e economica in cui spinge le masse popolari, per far fronte efficaciamente alla guerra di sterminio non dichiarata che la borghesia conduce contro di loro.

Quindi noi rifiutiamo ogni ruolo, ogni forma di dialogo e di collaborazione nella farsa che oggi il GI vorrebbe mettere in onda. Chiedo formalmente agli avvocati del nostro collegio di difesa di non fare alcun intervento oggi come miei difensori in questa sede. L’unica forma di difesa reale che possono fare a moi e a nostro favore é denunciare all’opinione pubblica democratica e popolare la persecuzione di cui siami oggetto e che ci accomuna ai duecento e più prigionieri politici rinchiusi nelle carceri dello stato francese e smascherare presso l’opinione pubblica la farsa con cui il GI cerca di coprirla.

Di conseguenza per quanto mi riguarda questa seduta é terminata. 

 

 

 

 

Comité contre la criminalisation de la lutte pour la

reconstitution d’un parti communiste en Italie

 

 

DECLARATION AU JUGE D’INSTRUCTION THIEL

 

 

Giuseppe MAJ

membre de la Commission préparatoire (CP)

du congrès fondateur du (nouveau) Parti communiste italien

 

Le 16 octobre 2003

N° 280502 D I 223

42, rue de la Santé

75014 PARIS

 

Environ quatre mois se sont écoulés depuis le 27 juin, lorsque le juge d’instruction, M. Gilbert Thiel, a ordonné que deux membres de la CP soient placés en détention préventive pour « détention de documents administratifs falsifiés dans le cadre d’une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme ».

 

Bien que nous ayons laissé tomber plusieurs violations du CPP (Code de procédure pénale) français, commises par des magistrats et des policiers dans les enquêtes préliminaires, nous avons montré très clairement, dès le 27 juin, que M. le juge d’instruction n’administrait pas la justice, bien qu’il s’agisse d’une justice selon des lois, faites exprès pour étouffer à leur naissance les centres, vrais ou présumés, de promotion, d’orientation, d’organisation et de direction de la résistance collective des masses populaires à l’élimination des acquis sociaux, que, sous la direction des communistes, elles ont arrachés à la bourgeoisie impérialiste dans le contexte de la première vague de la révolution prolétarienne et jusqu’à la moitié des années 1970 ; les centres de la réponse collective des masses populaires à la guerre non déclarée d’extermination massive que la bourgeoisie impérialiste conduit contre elles partout dans le monde, y compris en Italie, en France et dans tous les autres pays de l’UE (Union européenne).

 

En réalité, M. le juge d’instruction a violé ces mêmes lois que les Autorités françaises ont pourtant conçues contre des gens et des organisations comme nous. Il a fait cela pour rendre service aux Autorités de la bourgeoisie impérialiste italienne, qui veut nous mettre hors circuit le plus longtemps possible.

 

Pourtant, il apparaissait clairement, suite à la documentation présentée par Me G. Pelazza de Milan, que les Autorités italiennes à partir de l’année 1981, nous avaient persécutés avec au moins six procédures judiciaires. Chacune d’elles signifiait perquisitions, intimidations, saisies d’objets avec de graves conséquences intellectuelles et économiques, gardes à vue, interrogatoires, incarcération.

Chacune des six procédures avait été en réalité une campagne de répression de nos activités communistes, masquée en démarche contre notre prétendue implication dans la préparation ou l’exécution d’attentats. Les six procédures se sont toutes terminées par le non-lieu ou la relaxe.

Eh bien, notre actuelle détention par les Autorités françaises ne tient légalement que grâce à la septième procédure judiciaire déclenchée contre nous par les Autorités italiennes avec deux commissions rogatoires internationales qui ont conduit aux perquisitions du 23 juin 2003. Elle est légalement justifiée seulement par les affirmations des Autorités italiennes, des affirmations contradictoires – comme seuls les filous et les faussaires savent les faire – qui nous impliquent dans la préparation ou l’exécution d’attentats. Des déclarations dépourvues de tout indice ou vérification, bien entendu.

 

Est-ce qu’il n’était pas clair, dès le début, pour toute personne honnête que la septième procédure était elle aussi une nouvelle mascarade de l’ancienne et continuelle persécution ? Est-ce qu’il n’était pas clair à toute personne honnête que les Autorités italiennes abusaient des Autorités françaises pour nous maintenir hors circuit plus longtemps qu’elles n’auraient pu le faire elles-mêmes, selon les lois italiennes avec la même accusation ? Est-ce seulement par hasard que les Autorités italiennes n’avaient ni mandat d’arrêt ni demande d’extradition pour cause d’actes de terrorisme, bien qu’elles jurent que nous sommes impliqués dans la préparation ou dans l’exécution d’actes de terrorisme ?

Mais le juge d’instruction M. Thiel a fait semblant de ne rien comprendre à cela. Il a demandé une détention préventive qui, légalement, n’est fondée que sur l’implication dans des activités terroristes.        Mais il ne l’a demandé que pour rendre aux Autorités italiennes le service qu’elles lui demandaient. En effet, la détention préventive ne vaut que pour les Italiens membres de la CP. Deux citoyennes françaises sont libres, sous contrôle judiciaire, bien qu’inculpées sous la même accusation, faite dans le même contexte du coup de filet du 23 juin et avec autant de garanties de représentation que celles que moi-même je donnais, grâce à mes liens familiaux en Seine-Saint-Denis.

 

Qu’a fait le juge d’instruction M. Thiel pendant les quatre mois écoulés après le 27 juin ?

 

  1. M. le juge d’instruction nous a isolés le plus possible de nos camarades, des organisations  communistes, des autres organisations anticapitalistes, de l’opinion publique et même de nos familles.

      1.1. Il a retenu un mois et même deux mois des plis de presse légale et publique et du courrier, même des cartes postales qu’il a pourtant fini par envoyer : cela démontre bien qu’ils n’étaient pas nécessaires à son enquête. Même du courrier avec nos avocats a été retardé ou bien fourvoyé : de toute façon entravé. La protestation datée du 06/10 envoyée par Me G. Pelazza de Milan confirme mon affirmation.

      1.2. Il a entravé les visites de nos parents. Sous le prétexte qu’il était en vacances, il a retardé le plus longtemps possible le permis de visite même des parents les plus proches et en particulier de ceux qui habitent près de Paris et qui donc pouvaient nous visiter plus souvent. Aujourd’hui encore il refuse le permis de visite à plusieurs parents, parmi lesquels il y a même deux enfants âgés de treize ans, donc sans intérêt pour son enquête.

 

  2. Après quatre mois de détention préventive, notre dossier est encore tel qu’il était le 27 juin : aucune confirmation et aucun indice concret de nos « activités terroristes ». Seulement la parole des Autorités italiennes, qui ne vaut pas grand-chose après six procédures qui ont échoué.

Mais aujourd’hui, pour la première fois pendant quatre mois, M. le juge d’instruction veut enfin nous interroger. Pourquoi ? Pour se donner l’apparence de responsabilité professionnelle et de dignité morale, en revêtant d’un masque de légalité sa requête de prolonger notre détention préventive, qui expire dans quatre jours, le 20 octobre.

 

Accepter de jouer aujourd’hui le jeu dicté par ce Monsieur, cela signifierait de notre part collaborer et devenir, au moins dans une certaine mesure, complices de la persécution contre le mouvement communiste et en particulier contre notre parti. Nous ne ferons pas une chose pareille. Cela serait incompatible non seulement avec notre conscience et avec notre dignité morale, mais aussi avec notre devoir envers nos camarades et envers les ouvriers et les masses populaires, qui ont besoin d’un vrai parti communiste pour arrêter l’élimination des acquis sociaux, pour lutter contre la mascarade macabre et obscène, avec laquelle la bourgeoisie cherche à cacher la dégradation intellectuelle, morale et économique dans laquelle elle les pousse, pour faire face à la guerre non déclarée d’extermination massive qu’elle conduit contre eux.

 

Donc nous refusons toute forme de dialogue et de collaboration dans la farce qu’aujourd’hui M. le juge d’instruction veut jouer. Je demande formellement aux avocats de notre collège de défense de ne faire aucun discours en ma défense aujourd’hui dans ce contexte.

 

La seule véritable défense qu’ils peuvent faire aujourd’hui pour moi et pour nous est de dénoncer à l’opinion publique démocratique et populaire la persécution dont nous sommes la cible et qui nous unit à plus de deux cents prisonniers politiques enfermés dans les prisons de l’État français et la farce avec laquelle Monsieur le juge d’instruction cherche à la cacher.

 

Pour ce qui me concerne, la séance est close.

 

 

 

 

 

Communiqué à la presse

 

POUR LA LIBÉRATION DES MILITANTS POLITIQUES ITALIENS MAJ ET CZEPPEL, EMPRISONNÉSSANS MOTIF

 

Le 17/10/03,  le Juge des libertés doit entendre les prévenus italiens Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel. (Le Juge d’instruction Thiel a demandé par ailleurs de prolonger leur détention provisoire).

 

   Maj et Czeppel ont été arrêtés le 23/06/03 à Villejuif et Paris, suite à une Demande d’entraide judiciaire formulée par le parquet  de Naples. Ce dernier prétend que Maj et Czeppel, membres de la Commission Préparatoire du congrès de fondation du (nouveau) Parti communiste italien, seraient entrés « en discussion avec l’association subversive nommée Cellule pour la constitution du Parti Communiste Combattant qui a pour objectif des actes de violence à finalités terroristes et de subversion de l’ordre démocratique ».

 

   Les perquisitions effectuées par la police aux domiciles de Maj et Czeppel n’ont mis à jour aucune preuve de ces accusations. 36 caisses de documents, de recherches et d’études en cours, du matériel informatique et des faux papiers d’identité ont été embarqués. Une enveloppe contenant 6000 euro, non mentionnée sur la liste de perquisition, est également disparue.

  

   Cette arrestation intervient après 6 précédentes en Italie depuis 1980, ayant toutes aboutis à un non-lieu, malgré plus d’une année d’incarcération. Pour ces brimades injustifiées, l’Etat italien a été condamné par la Cour des Droit de l’Homme de Strasbourg.

 

   Dès lors, qui pourrait lui reprocher de s’être réfugié en France sous une fausse identité afin de pouvoir travailler à l’abri des poursuites ?

   Alors qu’il réside en France depuis plus de 4 ans sans aucun problème, cette 7e persécution intervient dans le cadre d’une accélération des politiques répressives, coordonnées au niveau européen, contre les communistes, contre les militantes syndicaux et politiques, contre tous les mouvements sociaux et démocratiques, contre les pauvres qui se révoltent.

 

-                     Qu’en est-il des accusations du parquet de Bologne et de Naples ? Leurs avocats du barreau de Milan font remarquer les contradictions, l’illogisme et les anomalies des accusations portées par la magistrature italienne. (Voir en annexe résumé fait par leurs avocats italiens).

 

-                     Qu’en est-il du dossier français du juge Thiel ? Leurs avocats du barreau de Paris ayant connaissance du     dossier sont unanimes : en dehors des faux papiers, il est vide.

 

   Le juge Thiel se substituera-t-il aux magistrats italiens qui seraient bien en peine d’inculper et de garder en détention provisoire Maj et les autres une septième fois sans aucun élément ?

 

   Cette décision tiendra-t-elle compte des 1 500 signatures de la pétition en faveur de la libération de Maj et Czeppel qui seront présentées à cette occasion ? Mais elle sera éminemment significative des rapports de M. Berlusconi avec le gouvernement Raffarin et de l’indépendance de la justice vis-à-vis de notre exécutif.

   Le Juge des libertés défendra-t-il ses propres prérogatives et souveraineté, qui prévoient une indépendance de jugement face à une pression, même indirecte, de la raison d’Etat ?

 

Nous demandons la libération immédiate de Maj et Czeppel !

Que la magistrature française poursuive l’enquête commencée depuis 22 ans par la magistrature italienne si nécessaire, mais qu’un procès public rend justice !

 

Comité contre la criminalisation de la lutte pour la reconstitution d’un parti communiste en Italie

                                 Paris, le 16 octobre 2003

 

 

Les avocats italiens de Maj et de Czeppel mettent en évidence le caractère d’acharnement de la magistrature italienne contre le camarade Maj et les organisations dont il était militant.

 

Annexe1

 

1)      La Demande d’entraide judiciaire pénale du parquet de Naples veut se baser sur un écrit de l’octobre 2000 de la « Cellule pour la construction du Parti Communiste Combattant » qui aurait choisi comme interlocuteurs « les BR-PCC et la Commission Préparatoire qu’elle identifie comme les deux position principales à l’intérieur du mouvement révolutionnaire italien » (de la Demande du 26 05 03). Donc même le parquet de Naples se base sur l’hypothèse de l’existence d’une grande différence entre BR-PCC (Brigades Rouges - Parti Communiste Combattant).

 

L’écrit de la « Cellule » d’ailleurs, au dire même du Groupe Opératif Spécial de Carabinièri  de Naples, critiquerait « la Commission Préparatoire du congrès de fondation du (nouveau) Parti communiste italien » car lui ferait défaut « de la problématique de l’unité du politique-militaire », donc « de la façon de faire de la politique du Parti Communiste aujourd’hui ». Ainsi s’exprime le dit Groupe des Carabinièri dans les demandes de mandat de perquisition aux domiciles et personnels, adressées  au docteur Stéfania Castaldi (du parquet de Naples) le 05 05 03, qui, par la suite, se transformera dans la Demande d’entraide du 26 05 03, faite par la Castaldi même à l’autorité française. Ci-joint, sub A, bref extrait de ce document des Carabinièri.

 

Ce document, donc, en plus d’être absolument illogique et plein de confusion (il faudrait tout le lire, mais il est très long), il contient des affirmations précises sur la nature « de masse » et non « militaire » de la ligne politique de la Commission Préparatoire (CP).

 

2)      Mais, par contre, la « commission rogatoire internationale en date du 07 juin 03 émanant des autorités judiciaires italiennes de Bologne (Italie) » est à l’intérieur de « l’enquête conduite en Italie consécutivement à l’assassinat de monsieur Marco Biagi le 19 mars 2002 à Bologne, action revendiquée par l’organisation terroriste d’extrême gauche révolutionnaire italienne Brigades Rouges – Parti Communiste Combattant » (voir le Procès-Verbal 23 juin 03 heures 5,30) ; Donc concerne une organisation avec laquelle la Commission Préparatoire (CP), selon même les Carabinièri et le parquet de Naples, n’a rien à voir.

     

Mais cela ressortait clair également de la lecture de la Commission    Rogatoire du 07 0603. Cela ressort clair aussi du fait que seulement le 23 septembre 03 le substitut Procureur de Bologne a demandé « l’ouverture d’une enquête judiciaire » vers M. Giuseppe Maj parce que « enquêté du délit prévu et puni par l’article 270 bis commis dans une période précédant et rapprochée au mois de juin 2003 dans les villes de Modena, Bologne et ailleurs » (voir, sub B, cette demande d’enquête judiciaire, qui, on doit faire remarquer, est émise après notre demande –voir sub C- de copie du verbal de séquestre judiciaire).

 

Or, ne prenons pas ici en considération le fait que la demande d’enquête judiciaire, en violation de la loi italienne et de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales , ne se base sur aucun fait ou comportement, mais ne se base que sur le numéro de l’article du Code pénal, il semble tout à fait incompatible la collocation géographique du délit, du moment que les enquêteurs italiens mêmes disent que Maj il était déjà de longue date en France.

 

3)      Mais, ces illogismes, ces thèses  d’accusation, l’une l’autre incompatibles, ne sont pas expliqués par les magistrats italiens aux magistrats français. Au contraire, dans le vide complet  et dans la contradiction absolue des éléments d’accusation, les magistrats italiens jouent une opération de « suggestion » sur leurs collègues français, en se référant, dans leurs documents, à des lourds actes d’homicide, qu’eux-mêmes savent êtres étrangers à la Commission Préparatoire (CP) et à sa ligne politique. Ainsi le juge des libertés et de la détention, monsieur Draher, a significativement commencé la motivation de son ordonnance du 27 06 03 en se référant à la « commission rogatoire internationale délivrée par les autorités italiennes à la suite de l’assassinat en 1999 du professeur D’Antona à Rome et de l’économiste Marco Biagi en 2002 à Bologne, actions revendiquées par l’organisation terroriste d’extrême gauche révolutionnaire italienne Brigades Rouges Parti Communiste Combattant », et il est arrivé à soutenir « que néanmoins, la structure clandestine dont il fait partie se trouve susceptible d’être liée au groupe terroriste brigadiste italien précité ». C’est vraiment incroyable!

 

4)      D’autre parte, la Magistrature italienne persécute Giuseppe Maj et les organisations où il militait, dès 1980. (voir, sub D, une chronologie synthétique et, sub E, sa version française, un peu modifiée pour être diffusée. Voir copies des procédures judiciaires citées dans la chronologie).

 

5)      Sur ce point, on peut ajuter que même la « Commission Parlementaire d’enquête sur le terrorisme en Italie et sur les causes de la non-individuation des responsables des massacres » a choisi de s’occuper de Giuseppe Maj, dans l’exposé « La dimension sur-nationale du phénomène de l’éversion en Italie », signée par le sénateur Alfrédo Mantica et par le député Vincenzo Fragala, tous les deux appartenant à la droite plus anticommuniste. (voir, sub F, les pages en question, qui partent du 1966 jusqu’à la Commission Préparatoire (CP) : bien, les auteurs, dans ces pages, ne peuvent que citer ses activités d’éditeur « politique », de promoteur animateur d’initiatives à soutien aux prisonniers politiques, de fondateur de groupes politiques dédiés à « un soutenu débat sur la nécessité de donner naissance à une nouvelle équipe politique, capable de jouer un rôle d’avant-garde des masses prolétaires » ; mais aucun crime ou délit est (ni l’aurait pu être) reproché à Maj.

 

6)      Ensuite, relativement à l’entrecroisement continu d’investigations et aux demandes de Collaboration avec des Autorités Judiciaires étrangères, on peut souligner comment les investigations (concernant la Commission Préparatoire (CP), voir Demande d’assistance du 11 05 2000, sub G) du parquet de Milan (voir point 6 de la Chronologie) ont fait bouger, pour arriver enfin au non-lieu, les mers et les montagnes, par des demandes et procédures d’une légalité douteuse. On peut voir, comme exemple, comment le Ministère Public de la Confédération Suisse ne donne pas suite « à la demande de contrôle téléphonique » aussi en considération du fait que « trois téléphones appartiennent à un avocat, à un psychanalyste et à un psychiatre, c’est-à-dire à des professionnels protégés par le secret  de la profession. Dans ces trois cas, l’accord, sur le contrôle téléphonique, du Président de la Chambre d’Accusation du Tribunal Fédéral, prévu par notre loi, serait difficile à avoir » (voir, sub H, lettre datée « Berne 21 août 2000 » adressée à la Procure de la République du Tribunal de Milan).

 

Ainsi, le Bundeskriminalamt a refusé de faire des investigations de police sur Demande parce que « la loi allemande ne permet pas la même application de l’article 270 bis du Code Pénal italien » (voir, sub I).

 

7)      Enfin, le parquet de Naples a largement violé les normes du code de procédure pénale du moment qu’elle avait commencé des investigations concernant aussi Giuseppe Maj déjà avant septembre 99 (voir, sub L, extrait du rapport ROS Carabinièri, Naples 7 septembre 1999) lorsque la durée maximum, avec toutes les prorogations possibles, est de 2 ans.

 

D’ailleurs, il est évident comment en Italie il y a été et il y a la ‘danse’ des compétences territoriales : en 80 Venise, après Milan, après Rome, ensuite de nouveau Milan, maintenant Naples et Bologne (et pourquoi ils auraient, au niveau territorial, de la compétence ?).

Peut-être que les organismes de police (Digos de la police et ROS des Carabinièri) vont à la recherche de parquets de la République, d’une fois à l’autre, disponibles ?

   

 

 

 

Comitati di Appoggio alla Resistenza - per il Comunismo (CARC) (*)

Via Tanaro 7 - 20128 Milano

tel./fax 02-26306454

e-mail: resistenza@carc.it

 

Segreteria Nazionale

 

Milano, 30 ottobre 2003

 

I Comitati di Appoggio alla Resistenza - per il Comunismo (CARC) sono stati fondati nel corso di una assemblea pubblica il 21 e 22 novembre 1992 a Viareggio, nella sede della locale Camera del Lavoro.

Da allora i CARC hanno operato con continuità come organizzazione politica pubblica, avente come scopo la creazione delle quattro condizioni per la ricostruzione di un vero partito comunista, che sono indicate nello Statuto del CARC, Allegato 1.

I CARC, nei quasi 11 anni trascorsi dalla loro fondazione, hanno sempre avuto sedi pubbliche nelle principali città italiane. Attualmente le sedi sono quelle indicate nell’Allegato 2. Esse risultano anche dalle pubblicazioni a stampa dei CARC.

Dal 1994 i CARC diffondono regolarmente, in alcune migliaia di copie, un mensile, Resistenza, regolarmente registrato presso il Tribunale di Milano, Ufficio Stampa n. 484/19.9.94, di cui si allegano tre esemplari di 3 anni diversi di cui uno recente (Allegato 3).

Dalla fondazione i CARC pubblicano una rivista (Rapporti Sociali) di economia, politica e cultura registrata presso il Tribunale di Milano, Ufficio Stampa n. 282/87 e gestiscono una Casa Editrice (Rapporti Sociali) che ha prodotto numerose pubblicazioni tra cui le “Opere di Mao Tse-tungin 25 volumi (Catalogo in allegato 3).

I CARC dispongono di conti correnti postali e di altri riferimenti pubblici che le autorità della borghesia imperialista italiana hanno finora rispettato, come le loro leggi prescrivono e le abitudini instaurate nel paese dopo la vittoriosa Resistenza del 1943-45 che ha determinato il quadro delle conquiste nel campo delle libertà di organizzazione e di associazione dei comunisti e dei lavoratori.

I CARC cono un’organizzazione distinta dal “(nuovo) Partito Comunista Italiano” e dalla “Commissione Preparatoria (CP) del congresso di fondazione del (n)Pci”. Giuseppe Maj era segretario nazionale dei CARC, ma quando ha deciso di far parte della CP si è dimesso dai CARC (la sua lettera di dimissioni è stata pubblicata nel n° 11/12 del giornale Resistenza - Allegato 4) ed è stato sostituito nella carica di segretario nazionale dei CARC nella Direzione Nazionale Straordinaria dei CARC in data 17 ottobre 1999.

Tra i CARC e il “(nuovo) Partito Comunista Italiano” vi sono alcuni punti di vista comuni quanto all’orientamento ideologico, filosofico e politico, quanto al bilancio dell’esperienza storica del movimento comunista e anche quanto alla concreta attività politica e organizzativa. Ad esempio nel 2000 la CP esortò tutte le forze soggettive della rivoluzione socialista (FSRS) italiane a costituire un Fronte Popolare per la ricostruzione del partito comunista per sostenersi reciprocamente (solidarietà), per facilitare e promuovere un dibattito comune sulla situazione esistente e sulla via da seguire per sviluppare insieme alcun iniziative: in particolare per presentare una propria lista alle elezioni politiche italiane del 13 maggio 2001. I CARC aderirono all’iniziativa e assieme ad altre FSRS costituirono il “Fronte Popolare per la ricostruzione del partito comunista” (FP-rpc) che effettivamente raccolse alcune migliaia di firme per depositare liste per le elezioni politiche, senza però raggiungere il numero sufficiente. Il FP-rpc esiste ed opera tutt’ora. In Allegato 5 è data la sua Piattaforma. È ovvio che organizzazioni che si richiamano tutte allo stesso patrimonio storico e auspicano lo stesso futuro (il comunismo) concordino anche su molte questioni di attualità, pur avendo vedute diverse in altre ed esperienze, impostazioni e ambiti di lavoro diversi.

La polizia e la magistratura italiane hanno ripetutamente accusato i membri dei CARC di essere collegati in qualche modo alla preparazione di attentati e alcuni organi di stampa hanno ripetutamente insinuato che i CARC sarebbero in qualche modo implicati in simili attività. I CARC hanno dichiarato e dichiarano di non partecipare a simili attività. Essi ritengono che l’obiettivo politico su cui i comunisti oggi devono concentrare le loro energie e le loro risorse è la preparazione delle quattro condizioni per la costruzione di un vero partito comunista. Le accuse e le insinuazioni sono frutto dell’odio verso i comunisti, del desiderio di soffocare la loro attività, della rabbia per l’impossibilità di vietare esplicitamente, “senza se e senza ma”, ogni attività politica ai comunisti, del dispetto perché noi non partecipiamo alla “guerra contro il terrorismo” partecipata dai gruppi imperialisti USA e dal loro governo di fondamentalisti neonazisti e da stati e gruppi che opprimono, sfruttano e schiacciano in ogni modo le masse popolari.

Resta il fatto, documentato e documentabile, che tutti i procedimenti giudiziari e polizieschi intentati dalle Autorità Italiane in questi anni contro nostri membri per l’implicazione alla preparazione di attività terroristiche sono terminati con l’archiviazione delle inchieste, l’assoluzione d’ufficio o con l’assoluzione con formula piena.

In realtà i CARC continuano la gloriosa e vittoriosa tradizione del movimento comunista che dal Manifesto del Partito Comunista del 1848, attraverso la Comune di Parigi del 1871 è giunto è giunto ad essere l’artefice della prima ondata della rivoluzione proletaria che ha costruito l’URSS, il campo dei paesi socialisti e la Repubblica popolare cinese, ha distrutto il vecchio sistema coloniale, ha cambiato il volto di tutto il mondo ed ha portato le masse popolari di tutto il mondo ad un livello di coscienza intellettuale e morale superiore a quello delle epoche passate. Le attuali difficoltà e la sconfitta subita dal movimento comunista non ne hanno cancellato l’opera storica se non per aspetti importanti ma superficiali, né hanno compromesso il suo destino futuro. Così come la sconfitta subita dalla rivoluzione borghese e la Restaurazione del 1815 non compromisero le sorti della rivoluzione borghese né assicurarono lunga vita alle forze nobiliari, monarchiche e clericali del vecchio mondo feudale reazionario.

I CARC sono un’organizzazione modesta che lavora per il cambiamento rivoluzionario dell’attuale società e per costruire una società socialista non basata sullo sfruttamento e la miseria delle masse popolari. La fonte inesauribile della nostra forza, vitalità e resistenza sta nella classe operaia e nelle masse popolari da cui impariamo ogni giorno ad attingere un po’ meglio energie e risorse.

                                Il segretario nazionale

Pietro Vangeli

Note

 

Note

(*) ils ont été fondés dans le cours d'une assemblée publique le 21 et 22 novembre 1992 à Viareggio, dans le siège de la locale Chambre du Travail.

De alors CARC ils ont actionné avec continuité comme organisation politique publique, ayant comme balai la création des quatre conditions pour la reconstruction d'un vraie parti communiste, qu'elles sont indiquées dans le Statut de CARC.

CARC, dans les presque 11 ans passés de leur fondation, ont toujours eu des sièges publics dans les principales villes italiennes.

Actuellement les sièges ces sont indiqués. Eux résultent même des pubblications à presse de CARC. De 1994 CARC répandent régulièrement, dans quelques milliers de copies, un mensuel, une Résistance, régulièrement enregistré prés du Tribunal de Milan, de Bureau Imprime n. 484/19.9.94, dont on annexe trois exemplaires de 3 ans différents de où récent de la fondation CARC ils publient une revue (des Rapports Sociaux)

d'économie, de politique et de culture enregistrée prés du Tribunal de Milan, Bureau Imprime n. 282/87 et gèrent une Casa Editrice (Rapports Sociaux) qu'il a produit nombreuses des pubblications entre lesquelles les "Oeuvres de Mao Tse -tse-tung" en 25 volumes.

CARC disposent de comptes courants postaux et d'autres références publiques que les autorités della bourgeoisie impérialiste italienne ont jusqu'à présent respecté, comme leurs lois ils prescrivent et les habitudes instaurées nel pays après la victorieuse Résistance del 1943-45 qui a déterminé le cadre delle conquêtes nel vis du liberté d'organisation et d'association déesses communistes et déesses travailleuses.

CARC cône une organisation distinguée de l'"(nouveau) Parti Communiste Italien" et de la "Commission Preparatoria (CP) du congrès de fondation des (n)Pci". Giuseppe Maj était secrétaire national de CARC, mais lorsque il a décidé de faire une partie de CP a démissioné de CARC (sa lettre de dimissioni a été publiée dans le n° 11/12 du journal Résistance) et a été substituée dans la charge de secrétaire national de CARC dans la Direction Nationale Extraordinaire de CARC dans donnée 17 octobre 1999. Entre CARC et l'"(nouveau) Parti Communiste Italien" il y a quelques points de vue communs quant à l'orientamento idéologique, philosofique et politique, quant au budget de l'expérience historique du mouvement communiste et même quant à la concrète activité politique et d'organisation. Par exemple en 2000 CP exhorta toutes les forces subjectives de la révolution socialiste (FSRS) italiennes à constituer un Front Populaire pour la reconstruction du parti communiste pour se soutenir réciproquement (solidarieté), pour faciliter et promouvoir un débat commun sur la situation existante et sur suivre pour y développer ensemble quelques initiatives : en particulier pour présenter sa liste aux élections politiques italiennes du 13 mai 2001. CARC adhèrèrent à l'initiative et

ensemble à autre FSRS ils constituèrent le "Front Populaire pour la reconstruction du parti communiste" (fp- Rpc) qu'effectivement il ramassa quelques milliers de signatures pour déposer des listes pour les élections politiques, sans cependant rejoindre le nombre suffisant. Le FP- rpc existe et actionne tout maintenant. Il c’est donnée sa Plate-forme. Il est evident qu'organisations qu'on rappelle toutes au même patrimoine historique et souhaite le même futur (comunismo) établissent même sur beaucoup de questions d'actualité, aussi en ayant vues divergées dans autres et expériences, positions et domaines de travail différents.

La police et la magistrature italiennes ont répétéement accusé les membres de CARC d'être reliées dans quelque mode à la préparation d'attentats et quelques organes de presse ont répétéement insinué que CARC seraient dans quelque mode impliqué en semblables activités. CARC ont déclaré et déclarent de ne pas participer à des semblables activités. Ils retiennent que l'objectif politicien sur lequel l'communiste aujourd'hui ils doivent concentrer leurs énergies et leurs ressources est la préparation des quatre conditions pour la construction d'un vraie parti communiste. Les accusations et les insinuations sont proportione de la haine vers les communistes, du désir soffocare de leur activité, de rage pour l'impossibilité de défendre explicitement, "sans si et sans mais pour", toute activité politique aux communistes, de dispetto parce que nous ne participons pas à la "guerre contre le terrorisme" participée des groupes impérialistes USA et de leur gouvernement de fondamentalistes neonazisti et d'états et des groupes qui oppriment, exploitons et écrasent de toute façon les masses populaires.

Il reste le fait, documenté et la documentabile, que tous les procédures judiciaires et policiers intentati des Autorités Italiennes dans ces ans contre nos membres pour l'implication à la préparation d'activités terroristes sont terminés avec l'archivage des enquêtes, l'absolution de bureau ou avec l'absolution avec formule pleine.

En réalité CARC elles continuent la glorieuse et victorieuse tradition du mouvement communiste qui de Manifesto du Parti Communiste de 1848, à travers la Commune de Paris de 1871 est arrivé est arrivée à être l'auteur de la première vague de la révolution prolétarienne qui a construit l'URSS, le champ des pays socialistes et la République populaire de Chine, a détruit le vieux système colonial, il a changé la face de tout le monde et a porté les masses populaires de tout le monde à un niveau de conscience intellectuelle et le morale supérieur à celui des époques passées. Les actuelles difficultés et la défaite subie du mouvement communiste n'en ont pas rayé l'oeuvre historique si pas pour des aspects importants mais superficiels, né ont compromis le sien destine futur. Ainsi comme la défaite subie de la révolution borghese et la Restauration de 1815 ils ne compromirent pas les sorts de la révolution borghese né assurèrent de la longue vie aux forces des nobiliari, monarchiques et des clericali du vieux monde feudale réactionnaire. CARC est une organisation modeste qui travaille pour le changement révolutionnaire de l'actuelle societé et pour construire une societé socialiste non basée sur l'exploitation et la misère des masses populaires. La source inépuisable de notre force, de vitalità et de résistance est dans la classe ouvrier et dans les masses populaires dont nous apprenons chaque giorno à puiser un peu mieux des énergies et ressources.

 

 

 

 

Milano, 8 novembre 2003

 

Il terrore dei veri terroristi

 

Le nostre dichiarazioni dei giorni scorsi a proposito dei compagni delle BR arrestati hanno sollevato un vespaio e siamo stati invitati a dire e ripetere ciò che pensiamo perché le nostre dichiarazioni, a detta dei personaggi del governo e dell’opposizione e di vari giornalisti, risulterebbero incredibili e assurde. Le ultime occasioni in cui tali dichiarazioni sono state rese pubbliche anche dai media borghesi sono state la trasmissione Porta a Porta del 4/11 su Rai 1, Radio anch’io del 5/11 su Radio RAI, Controcorrente del 5/11 su Sky e La Zona Rossa del 7/11 su Rete 4; aggiungiamo a queste i numerosi articoli apparsi sui molti quotidiani degli ultimi giorni.

Pochi attimi prima di trasmettere l’intervista al compagno Walter del CARC di Torino, il conduttore di La Zona Rossa ha “allertato” i bambini invitandoli ad andare a dormire per non sentire le cose “terribili” che il nostro compagno avrebbe detto di lì a poco. Hanno voluto proteggere i bambini dalle parole di un nostro compagno (che hanno anche definito “mostro” poco dopo), mentre non si preoccupano di difenderli dalle mille occasioni in cui trasmettono violenza, guerra, pornografia, pedofilia, razzismo, ecc. Nemmeno li difendono dallo spettacolo, forse effettivamente più pietoso che pericoloso ma certo diseducativo, di lor signori che, mentre dichiarano a destra e manca che dovrebbero essere uniti contro il “terrorismo”, si scannano tra loro dandosi dei cretini… “politicamente”, certo! In ogni caso non li difendono dalla scena di violenza, anche questa verbale, a cui abbiamo assistito sempre a La Zona Rossa dopo che è stata trasmessa l’intervista a Walter: se avessero potuto si sarebbero accoltellati in diretta! Una scena a cui siamo abituati ad assistere e che mette in rilievo lo spirito “democratico” di cui sono intrisi i dirigenti politici della borghesia del nostro paese.

Nell’intervista, trasmessa naturalmente in modo parziale, il compagno Walter esprime solidarietà e onore ai compagni colpiti dalla repressione e si riferisce anche ai recenti arrestati delle BR e al compagno Galesi ucciso. Il compagno Pietro e il compagno Enrico nelle altre interviste hanno dichiarato la stessa solidarietà e hanno affermato che la classe operaia sarà costretta a percorrere anche la via della violenza per arrivare al potere. Quest’ultimo concetto era già stato chiaramente espresso (oltre che da anni nei nostri scritti e relazioni) anche di recente dal compagno Walter in un’intervista al Riformista, da cui è emerso un articolo che ha portato alla decisione della CGIL di espellere Walter dal sindacato a cui ha fatto poi seguito tutta la grande attenzione dei media di regime alle nostre dichiarazioni, quella di cui stiamo parlando.

Lor signori sbottano infuriati affermando che le cose che hanno detto il compagno Pietro, il compagno Enrico e il compagno Walter in quelle trasmissioni bisognerebbe impedire che vengano dette, che occorre prendere misure decise, che nel nostro paese c’è libertà di parola però…! Di fronte a cotanto scandalo asseriscono che il problema è che noi, che loro e solo loro chiamano terroristi e fiancheggiatori dei terroristi, siamo presenti tra i lavoratori con le nostre idee e la nostra propaganda, che siamo nei sindacati e veniamo “addirittura” eletti come rappresentanti dei lavoratori, che scriviamo sui muri durante le manifestazioni e nessuno dei manifestati ci ferma. Insomma: lor signori tremano perché la nostra presenza tra le masse ha una certa influenza. L’intervento del fascista Larussa nel programma La Zona Rossa è stato abbastanza chiaro in proposito. Altri, soprattutto nel centrosinistra e nei sindacati di regime, affermano al contrario che siamo una realtà del tutto marginale e osteggiata dai lavoratori, ma ci temono a tal punto che ci devono espellere dalle loro organizzazioni anche al di fuori delle loro stesse regole: lo Statuto della CGIL parla chiaro e per quanto ci abbiamo provato con l’espulsione del compagno Renzo del CARC di Regio Emilia, seguita di recente dall’espulsione del compagno Walter del CARC di Torino, non ci sono dubbi: non siamo mafiosi, non siamo fascisti, non siamo criminali e non siamo una setta segreta, quindi non hanno le carte in regola per espellerci e facendolo trasgrediscono i principi democratici che tanto vanno sbandierando di voler difendere. Quindi, in definitiva e al di là delle loro dichiarazioni, gli uni e gli altri temono la nostra influenza tra i lavoratori.

Dovrebbero chiedersi, lor signori: come mai tutta questa influenza? Perché i lavoratori ci ascoltano e non ci impediscono spontaneamente di dire e di fare ciò che diciamo e facciamo? Lor signori vogliono forse affermare che i lavoratori sono una massa di ignoranti pecoroni? Si azzardino pure! Questa influenza in realtà deriva prima di tutto dal fatto che siamo in mezzo ai lavoratori. Noi siamo in mezzo a loro e anche nel sindacato non perché “ci infiltriamo” ma perché siamo parte degli stessi lavoratori, viviamo vicino a loro e facciamo la stessa vita, siamo lavoratori e operai anche noi, lottiamo per gli stessi diritti, in più lottiamo per la causa di tutta la nostra classe e di tutte le altre classi delle masse popolari. Nel sindacato, lo abbiamo detto e scritto, ci siamo perché i lavoratori ce lo chiedono e ci eleggono e ci siamo per lottare affinché i lavoratori si riapproprino di uno strumento (il sindacato) da loro stessi creato per difendere i loro diritti e che oggi è nelle mani di una direzione che non li difende, che non fa gli interessi dei lavoratori ma fa gli interessi dei padroni. In secondo luogo questa influenza deriva dal fatto che diciamo cose che i lavoratori ritengono giuste.

Quello che abbiamo detto e scritto in questi giorni a proposito della solidarietà ai rivoluzionari prigionieri e ai compagni colpiti dalla repressione noi lo andiamo affermando da più di vent’anni. Per questo siamo stati processati varie volte e sempre assolti. Perché? Perché siamo stati assolti allora e perché vorrebbero condannarci nuovamente oggi mettendo in piedi nuove e ripetute inchieste, la penultima quali (quella del 19 ottobre) si è già conclusa ancora con un nulla di fatto?

Allora come oggi la borghesia imperialista e i suoi rappresentanti politici temono i comunisti conseguenti come il diavolo teme l’acqua santa. Temono i comunisti che lanciano parole d’ordine e proposte politiche e organizzative giuste e concrete, che i lavoratori e le masse popolari riconoscono come giuste; temono che i comunisti si rafforzino e ottengano il sostegno e l’adesione dei lavoratori e delle masse popolari alla causa del comunismo. Per questo la borghesia cerca di colpire i comunisti e di impedire la loro opera. Oggi l’opera più importante che i comunisti del nostro paese devono compiere è ricostruire un nuovo e vero partito comunista. Quelli che hanno chiaro questo, che invitano altri a lavorare su questo terreno e si pongono in prima persona all’opera, sono coloro che la borghesia teme più di tutti e che attacca e non smetterà di attaccare: userà qualunque mezzo per impedire i successi del lavoro di ricostruzione del partito.

Perché siamo stati assolti in passato? Perché, nel difenderci da quegli attacchi, abbiamo sfruttato al meglio gli spazi di agibilità politica che la classe operaia ha conquistato con la Resistenza, con dure lotte, con il sangue contro la violenza e il terrorismo fascista e dei governi succedutisi dopo la Resistenza, di destra o di sinistra che fossero.

Riusciremo ad uscire assolti anche oggi? Riusciremo a contrastare efficacemente l’attuale attacco contro la nostra organizzazione, contro ciò che andiamo dicendo da oltre 20 anni, contro la libertà e il diritto di organizzazione e la libertà di esprimere liberamente il proprio pensiero? Dipende. Dipende soprattutto da quanto impegno metteremo nel difendere e nel mobilitare le masse popolari nella difesa degli spazi di agibilità politica conquistati con la Resistenza. Dipende da quanto resisteremo contro il tentativo di intimidirci e di farci tacere messo in atto dalla borghesia.

La preoccupazione della borghesia imperialista del nostro paese, ma anche di quella di tutti i paesi imperialisti, non è motivata e giustificata dalle azioni delle BR, che non sono certo oggi particolarmente efficaci, certo non quanto lo erano negli anni 70 e 80; se così fosse ne avrebbero di ben più numerosi di morti di cui preoccuparsi: i 1400 morti all’anno sul lavoro solo nel nostro paese, i milioni di morti per le guerre scatenate dalla stessa borghesia, i morti per droga, per fame e per malattie curabili in centinaia di paesi nel mondo. Insomma tutti i morti nostri, quelli che piangiamo noi tanto che non ci restano più lacrime per piangere anche i loro, caso mai ne avvertissimo il sentimento!

Se la borghesia fosse realmente preoccupata per la morte delle persone avrebbe senza dubbio condannato i responsabili della strage del Cermis, che invece sono stati recentemente premiati a più alti gradi; se fosse preoccupata per questo avrebbe condannato i responsabili della strage del Vajont e di tutte le altre catastrofi palesemente dimostratesi non naturali, non rifacciamo qui l’elenco infinito, e dei morti provocati dal sistema di sfruttamento capitalista.

La preoccupazione della borghesia imperialista per quello che andiamo dicendo e facendo è invece motivata e giustificata principalmente da una situazione oggettiva alla quale lei stessa non può porre rimedio, se non peggiorandola ulteriormente per le masse popolari oppure togliendosi dalla scena, cosa che certo non farà spontaneamente: per questo, come ha giustamente detto il nostro segretario nazionale, il compagno Pietro, e che è stato riportato alla trasmissione Porta a Porta, la classe operaia prima o poi sarà costretta a passare da azioni cruente.

Questa condizione oggettiva è lo stato di miseria e di abbrutimento a cui sono costretti milioni di persone delle masse popolari: il peggioramento delle condizioni di vita e di lavoro, l’incertezza sul futuro, i licenziamenti, il taglio delle pensioni, il prolungamento della vita lavorativa, la disoccupazione, il carovita, la guerra, i disastri “naturali”, la prostituzione, lo sfruttamento minorile, la droga, ecc. ecc; il tutto condito dal fatto che tutto questo marasma non è opera del padre eterno ma della borghesia stessa e dei suoi stessi organismi repressivi. Tanto per fare un esempio fresco fresco, le centinaia di famiglie di tossicodipendenti non si saranno certo sentite più sicure e serene di fronte alla notizia del generale dei ROS dei carabinieri Ganzer e della sua banda di spacciatori: probabilmente saranno invece andate su tutte le furie e non avranno avuto sentimenti di pietà per il maresciallo dei carabinieri ferito nel giorni scorsi da un pacco bomba! Lo stesso crediamo sarà successo alle centinaia di manifestanti pestati a sangue dai carabinieri e dalla polizia nelle manifestazioni di Napoli e Genova nel 2001. Tanto per dirla con Stefano Mensurati conduttore di Radio anch’io che intervistando il compagno Enrico dei CARC chiedeva se anche noi ci “mescolavamo alle mamme con i bambini nelle manifestazioni” noi abbiamo risposto che sì: siamo tra loro e portiamo anche i nostri di bambini, ma non siamo mascherati bensì con le nostre bandiere, i nostri volantini, i nostri giornali. Aggiungiamo anche che abbiamo più volte organizzato pullman per portare con noi operai, lavoratori a altri elementi delle masse popolari che sanno bene chi sono i veri terroristi e che a Napoli e a Genova ne hanno avuto l’ennesima conferma! Quando la repressione di lor signori diventerà tale che per manifestare sarà necessario mascherarsi il volto per non essere fotografati e poi colpiti (alla faccia della “democrazia”), allora faremo anche questo, ma non saremo estranei alle masse!

Questa situazione, e la borghesia lo sa bene, genera inevitabilmente una risposta da parte delle masse popolari, una resistenza che si esprimerà in mille forme e che continuerà a svilupparsi per tentativi, con avanzate e arretramenti, fino a quando troverà la via giusta per porre stabilmente fine al marasma attuale. È la storia che ce lo insegna, lo insegna a noi comunisti che di questo insegnamento facciamo tesoro ed agiamo di conseguenza, lo insegna alla classe operaia e alle masse popolari, come lo insegna alla borghesia imperialista. È successo con la Comune di Parigi, è successo con la Rivoluzione d’Ottobre, con la Resistenza e la creazione dei primi paesi socialisti, con la Rivoluzione cinese, con le lotte anticoloniali e le rivoluzioni di nuova democrazia e con la conquista del potere da parte della classe operaia che ha mobilitato le altre classi delle masse popolari nella costruzione di una società migliore in un terzo nel pianeta. Sarà così anche nel prossimo futuro perché i fatti concreti, non solo le nostre parole che influenzano migliaia di lavoratori, lo confermano ogni giorno di più e più chiaramente.

Lor signori possono pestare i piedi fin che vogliono, come hanno ultimamente fatto nel programma La Zona Rossa: non hanno scampo dalla situazione che il loro stesso sistema capitalista genera. Ma non hanno nemmeno scampo gli operai e le altre classi delle masse popolari di tutto il mondo. E non abbiamo scampo nemmeno noi comunisti, che siamo tra le masse popolari e gli operai e anche nei sindacati. Sì, non abbiamo scampo nemmeno noi anche perché non possiamo chiudere gli occhi di fronte a questo marasma e tirarci indietro dalla lotta per cambiarlo solo perché la borghesia dice che siamo terroristi e minaccia di metterci al fresco. Questo lo faceva anche con i nostri padri e i nostri nonni che erano partigiani, che lottavano sacrificando anche la vita, non solo la libertà, contro la violenza dei padroni, dei loro governi e dei loro sgherri.

Possono andare su tutte le furie e pestare i piedi fin che vogliono, lor signori: noi non ci fermeremo e non ci lasceremo intimidire e continueremo a lottare con tutto il coraggio che ci viene non solo dalla nostra storia ma anche dal sostegno e dalla solidarietà crescente di migliaia di operai e lavoratori.

Per questo quando viene colpito qualcuno che tenta di combattere lo stesso sistema che combattiamo noi, l’imperialismo, al di là del fatto che adotti o meno un metodo di lavoro e che sia orientato da concezioni che noi non condividiamo, noi gli esprimiamo ugualmente solidarietà. A lor signori sembra assurdo? Vorrebbero che ciò non fosse permesso? Noi ci avvaliamo delle leggi di tutela della libertà e dell’agibilità politica che i nostri padri e i nostri nonni hanno conquistato e ai quali credevano tanto che non solo hanno rischiato e dato la vita per essi, ma sono stati disposti anche ad uccidere per essi. E questo l’anno fatto non solo in tempo di guerra, come Pasquinelli del Campo Antimperialista nell’intervista a Radio anch’io ha affermato come l’unico caso di violenza giustificabile, ma lo hanno fatto per tutto il ventennio fascista prima della Resistenza del ’43-’45, prima della guerra, in tempo di “pace”… sotto il fascismo!

Se lor signori, come vorrebbero e come tentano ogni giorno di fare, condanneranno la Resistenza, allora forse avranno qualche spiraglio in più per condannare anche noi, ma anche in questo caso non faranno altro che rimandare di poco il problema perché ad ogni colpo infertoci ci rafforzeremo e per ognuno che riusciranno a mettere fuori gioco ne verranno altri, sempre più numerosi, sempre più tenaci.

I padroni non possono fare a meno degli operai ma gli operai possono fare a meno dei padroni. Per questo la classe operaia vincerà! E noi siamo con la classe operaia, sempre!

 

W il (nuovo) Partito Comunista Italiano!

 

 

il responsabile nazionale del lavoro organizzativo

 

DEPUIS LE 23 JUIN, ILS SONT ENCORE EN PRISON !

 

L’affaire MAJ – CZEPPEL : Un exemple de la coopération judiciaire européenne utilisée pour réprimer les activités politiques et syndicales

 

 

     Après 5 mois, sans que les autorités italiennes aient émis aucun mandat d’arrêt et aucune demande d’extradition et malgré le vide complète concernant l’imputation “d’association de malfaiteurs pour préparer d’actes de terrorisme“ en France, Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel sont toujours détenus et leur demande de mise en liberté vient d’être rejetée par la chambre d’accusation. Les autorités françaises rendent ainsi un service aux autorités italiennes : elles font ce que celles-ci auraient eu du mal à faire pour la septième fois en Italie. 

     L’Etat italien a continuellement et systématiquement cherché à entraver et à criminaliser l’activité politique et syndicale. Il tente de mélanger et confondre la nature, les analyses, les lignes et les objectifs  différents des diverses organisations et groupes pour pouvoir frapper et diffamer tous les opposants en les assimilant à des terroristes, et semer ainsi la confusion. Depuis plus de 20 ans, il a ouvert toute une série de procédures judiciaires contre différentes organisations communistes et révolutionnaires (dont Giuseppe Maj faisait partie)

 

Voici un résumé des faits :

      

       1-   À la fin 1981 est ouverte une enquête  “pour avoir promu et dirigé une association ayant le but de renverser violement les institutions économiques et sociales dans l’Etat italien”. Giuseppe Maj est incarcéré quelques jours à cette époque. Il est acquitté pendant l’instruction, mais seulement le 9 septembre 1987, par le juge d’instruction de Bergame, “pour ne pas avoir participé aux faits”.

           La Cour Européenne des droits de l’homme, avec le jugement du 19 fevrier 1991, condamne l’Etat italien pour excessive longueur de procédure.

 

2-       8 février 1985 nouvelle procédure du Parquet de Venise de 1985 à 1991, pour “avoir

promu, organisé, dirigé une association ayant pour objet le changement par des moyens violents, du système juridique constitutionnel de la république italienne”.                  

Une dizaine de camarades sont incarcérés de février 1985 à février 1986, dont Giuseppe Maj. Après leur mise en liberté, ils sont soumis à un contrôle judiciaire avec limitation de la liberté de mouvement et signature hebdomadaire au commissariat. Cette procédure est arrêtée en 1991 par la Cour d’Assises de Venise avant le procès, car les faits reprochés ne tiennent pas. L’Etat italien est condamné par la Cour d’Appel de Venise à payer une partie des dommages subis par G. Maj et ses camarades.

 

3-      Mai 1989 de nouvelles perquisitions et d’interpellations sont lancées dans toute l’Italie par le Parquet de Milan (dont notamment contre le camarade Giuseppe Maj), pour « avoir participé avec des fonctions d’organisateur à une association subversive ayant pour but le renversement des institutions économique et sociales dans l’Etat ». Ce même parquet demandera au juge d’instruction un non-lieu, qui sera prononcé en 1990.

 

4-       8 octobre1999 il y a une centaine de perquisitions et d’interpellations dans différentes villes italiennes, lancés par le Parquet de Rome (dont notamment contre le camarade Giuseppe Maj), pour « avoir organisé une association nommée (nouveau) Parti Communiste sous forme clandestine, qui se donne comme tâche de faire des actes violents pour renverser l’ordre démocratique ». En automne, le même Parquet demande le non-lieu, que le juge d’instruction prononcera après quelques mois.

 

5-      13 novembre 2001 le Parquet de Rome demande la réouverture de l’enquête, autorisée le 17 décembre 2001, toujours la même accusation.Ce Parquet ce base sur  l’enquête envoyée par le Parquet de Naples, qui continue aussi séparément.

 

6-        Le Parquet de Milan, dès 1999 ouvre une nouvelle enquête avec des

commissions rogatoires aux autorités judiciaires françaises, allemandes et suisses, avec les mêmes accusations. Fin 2001 le Parquet de Milan demande le non-lieu et le juge d’instruction procédera en conformité.

 

En 1999 des camarades (dont Giuseppe Maj) tirent la conclusion qu’il n’est pas possible de continuer leur activité politique comme auparavant, car ils font constamment  l’objet de persécution, (perquisitions, interpellations, saisis de documents, revues, ordinateurs, etc.) en conséquence ils décident d’abandonner leur domicile habituel.

 

7-      23 juin 2003 des dizaines de perquisitions en Italie, France et Suisse sont effectuées sur demande des Parquet de Naples et Bologne. Motif « appartenance à une association sous la dénomination de CP- Commission Préparatoire du Congrès de Fondation du (nouveau) Parti Communiste Italien en relation d’interlocution avec des membres de l’association subversive nommée Cellule pour la Constitution du Parti Communiste Combattant ». A Paris sont arrêtés les camarades Giuseppe MAJ et Giuseppe CZEPPEL, membres de la Commission Préparatoire (CP) du congrès de fondation du (nouveau) Parti Communiste.

            Maj et Czeppel sont mis en examen pour “association de malfaiteurs pour préparer d’actes de terrorisme“ et détention de faux papiers, par le juge anti-terroriste G. THIEL

 

    Tout ceci met en évidence l’arbitraire de ce nouvel espace judiciaire européen.

    Il risque d’avoir pour principale utilité la mise en place d’une coopération politico-judiciaire aux fins de répression des mouvements d’oppositions politiques, syndicaux, et altermondialistes.

 

     Nous signalons aux participants que la correspondance de ses avocats italiens est entravée (fréquents retards  correspondance perdue). L’avocat a protesté contre tel acte. Par ailleurs la volonté d’isoler ces détenus se manifeste aussi par le refus de visite à certains proches et par les énormes retards injustifiés de leur courrier et les obstacles à poursuivre leur recherches et études.

     Nous appelons à manifester la solidarité par toutes les formes, pour contrecarrer la mis en place d’un Europe sécuritaire, policière et judiciaire.

     Prenez contacte avec l’ADEEL

 

Association pour la Défense d’une Espace Européen des Libertés (ADEEL)

c/o Bourse du Travail de St. Denis

9/11 rue Genin, 93200 St Denis

i-mail   adeel20042004@yahoo.fr

 

 

 

Les autorités françaises à la botte des autorités italiennes

ou

Les autorités françaises aux ordres des autorités italiennes

 

Nous accusons les autorités italiennes de se cacher derrière la « guerre contre le terrorisme » pour étouffer ou du moins entraver l'activité politique du (nouveau) Parti communiste italien. Nous accusons les autorités françaises d’être complices des autorités italiennes dans leur sale manœuvre, bien qu’officiellement elles critiquent le régime de Berlusconi.

C’est la seule conclusion à laquelle arrivent toutes les personnes qui étudient honnêtement les événements judiciaires de nos clients Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel, les deux communistes italiens que les autorités françaises tiennent prisonniers depuis le 27 juin dernier. Voici le résumé des faits.

En juin dernier, par une Commission rogatoire internationale, le Parquet de Bologne demande de perquisitionner l'habitation de G. Maj à Villejuif (Val-de- Marne) et le Parquet de Naples de perquisitionner une autre supposée habitation de G. Maj dans Paris. Les deux Parquets justifient ces perquisitions en affirmant qu'il est possible de trouver des informations sur les Brigades Rouges – Parti Communiste Combattant par le Parquet de Bologne, Cellule pour la construction du Parti communiste combattant par le Parquet de Naples – et sur l'éventuelle liaison de Maj avec l'organisation que chaque Parquet indique. Le Bureau des instructions du Tribunal de Paris ordonne les perquisitions (celles demandées par le Parquet de Naples concernent aussi 13 autres personnes) pour le 23 juin. Durant les jours précédant cette date, les agents des Renseignements Généraux qui surveillent Maj le photographient plusieurs fois en compagnie d'un monsieur qu’ils identifient comme un membre du GRAPO, recherché dans le cadre des Accords de Schengen. Ce monsieur sera arrêté le 23 juin à son domicile par les agents de la DNAT et il s’avérera être Giuseppe Czeppel, camarade de parti de Maj. Les RG n'ont pas signalé d’autres activités « terroristes » de Giuseppe Maj. A ce jour, aucune information sur le résultat de la perquisition demandée par le Parquet de Naples dans la supposée habitation parisienne de Maj n’a été transmise. La perquisition demandée par le Parquet de Bologne est exécutée par des agents de la DNAT et de la DIGOS (de Bologne et de Modène) et elle se conclut avec la prise d’environ 36 cartons de revues, d'opuscules, d'articles, de notes, de recensions, d'études et de lettres, de matériel informatique (livrés aux Autorités italiennes qui les transportent à Bologne) et la découverte de faux papiers (ou documents administratifs falsifiés) pour lesquels les Autorités françaises ouvrent une procédure judiciaire contre G. Maj. Les agents de la DNAT perquisitionnent aussi l'habitation de G. Czeppel, bien que jusqu'à cet instant il n'existe aucun élément à sa charge (sauf la fréquentation de son camarade de parti G. Maj) et ils séquestrent beaucoup de matériel parmi lequel aussi des objets qui selon les agents peuvent servir à fabriquer des faux documents. La DNAT dans la conclusion de ses opérations et de ses interrogatoires, le 26 juin, déclare que le (nouveau) Parti communiste italien a créé dans la région de Paris une structure spécialisée dans la production de faux documents qui pourrait être aussi reliée à d’autres organisations de la gauche révolutionnaire européenne et que la poursuite des investigations nécessiterait désormais un cadre juridique plus approprié que celui jusqu’alors utilisé (“association des malfaiteurs ayant pour objet de préparer des actes de terrorisme“). Le procureur de la République, au contraire, formule à la charge de Giuseppe Maj et de Giuseppe Czeppel, outre les accusations spécifiques relatives aux faux documents (respectivement détention et fabrication), l'accusation d' “association des malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme“. Le Juge de la Section d’Instruction anti-terroriste Gilbert Thiel confirme cette accusation et demande la détention provisoire, qui est accordée le 27 juin pour 4 mois et ensuite prolongée de 4 autres mois, conformément aux périodes prévues par les règlements. Nous laissons de côté, pour l'instant, la possession et la fabrication de faux documents – il s'agit de toute façon, si séparés de l'autre accusation, de délits mineurs et qui ne sont pas de la compétence de la Section anti-terroriste.

Sur quoi se fonde l'accusation d’ “association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme“ à l’encontre des deux membres du (nouveau) Parti communiste italien ?

Même après plus de 5 mois de détention, les Autorités françaises n'ont pas apporté le plus petit indice de l'existence, de la dénomination, de la composition et des activités de l’association à laquelle ils se réfèrent. Ils répètent seulement qu'ils font des enquêtes. Mais le matériel éventuellement intéressant pour ces enquêtes – la bibliothèque de G. Maj –, elles l'ont livré aux Autorités italiennes. Les Autorités françaises peuvent répéter, à chaque échéance de la détention provisoire, qu’elles mènent des enquêtes, qu'il peut exister des complices, que si on les libère, ils peuvent fuir. La détention, justement parce qu'elle n'est pas justifiée par des indices, est arbitraire et peut donc continuer indéfiniment. Les Autorités ne présentant aucun indice de préparation d'actes de terrorisme, la défense ne peut rien contester, elle ne peut que souligner la totale absence d'indices et l'arbitraire d’une détention non motivée? Le dossier est vide : il l’était le 27 juin et il l’est encore aujourd'hui, après plus de 5 mois.

Évidemment cette affaire n’est pas née de rien, ni par hasard ou à cause de la seule manie pathologique de la persécution d'un magistrat. L’origine de cette affaire devient claire si nous considérons l'histoire de G. Maj et de l'organisation politique à laquelle il appartient ainsi que G. Czeppel.

Giuseppe Maj est un responsable du mouvement communiste assez connu en Italie. Plusieurs fois, la presse, les autorités italiennes, ainsi que quelques Commissions parlementaires l’ont pris à partie et son nom figure dans presque toutes les publications relatives à la « nouvelle gauche » italienne. Il a commencé son activité politique en 1960 (âgé d’un peu plus de 20 ans) en adhérant au PCI. Ensuite il est passé dans les groupes marxistes-léninistes (« prochinois ») en menant une activité de journaliste (il est inscrit à l'ordre des Journalistes de Milan depuis 1969), d'organisateur et de propagandiste. En 1969, il était déjà assez connu pour être arrêté dans la rafle faite par la police juste après le « Massacre d'État » de place Fontana (12 décembre 1969), lorsque les Autorités italiennes cherchaient à accréditer la thèse que le massacre était l’œuvre de la gauche révolutionnaire. En 1980, G. Maj est responsable de premier plan, comme éditeur, journaliste et organisateur, d'un courant communiste qui se développe avec continuité jusqu'à nos jours. D'abord avec un centre éditorial et de propagande communiste (revues comme Il Bollettino et Rapporti Sociali et des publications comme les Œuvres de Mao tsé-Toung en 25 volumes), ensuite (en 1992) comme avec une organisation territoriale nationale nommée Comité d'Appui à la Résistance pour le Communisme (CARC) qui se propose de créer les conditions pour la reconstruction d'un « vrai parti communiste », enfin (en 1998) avec le (nouveau) Parti communiste italien : parti clandestin qui publie chaque quatre mois une revue (la Voce) dont le n° 15 vient de sortir et qui fait de la propagande sur son site Internet (www.lavoce.freehomepage.com).

Les Autorités italiennes n'ont pas interdit ouvertement par la loi les activités de propagande et d'organisation de ce courant communiste. Mais elles ont constamment, de 1981 à aujourd'hui, cherché à la briser ou au moins à l’entraver avec des procédures judiciaires à répétition contre les responsables plus connus de ce courant, parmi lesquels figurait toujours G. Maj, accusés chacun à leur tour de jouer un rôle ou de toute façon d’être impliqué dans des « activités terroristes ». Avant la procédure actuelle, il y a eu au moins six autres procédures judiciaires analogues pendant les derniers 23 ans.

  1- À la fin 1981, une enquête est ouverte « pour avoir promu et dirigé une association ayant le but de renverser violemment les institutions économiques et sociales de l’Etat italien ». Giuseppe Maj est incarcéré quelques jours. Il est acquitté pendant l’instruction, mais seulement le 9 septembre 1987, par le juge d’instruction de Bergame, « pour ne pas avoir participé au fait ».

La Cour européenne des droits de l’homme, avec le jugement du 19 février 1991, condamne l’Etat italien pour longueur excessive de procès.

  2-  8 février 1985 nouvelle procédure du Parquet de Venise, de 1985 à 1991, pour « avoir promu, organisé, dirigé une association ayant pour objet le changement par des moyens violents, du système juridique constitutionnel de la république ».

Une dizaine de camarades sont incarcérés de février 1985 à février 1986, dont Giuseppe Maj. Après leur mise en liberté, ils sont soumis à un contrôle judiciaire avec limitation de la liberté de mouvement et signature hebdomadaire au commissariat. Cette procédure est arrêtée en 1991 par la cour d’assise de Venise avant le procès, car les faits reprochés ne subsistent pas. L’Etat italien est condamné par la cour d’appel de Venise à payer une partie des dommages subis.

  3- Mai 1989. De nouveaux ordres de perquisition et d’interpellation sont lancés dans toute l’Italie par le Parquet de Milan (dont notamment contre le camarade Giuseppe Maj), pour « avoir participé avec des fonctions d’organisateur à une association subversive ayant pour but le renversement des institutions économiques et sociales de l’Etat ». Ce même parquet demandera au juge d’instruction un non-lieu, qui sera prononcé en 1990.

  4- 8 octobre1999. Il y a une centaine de perquisitions et d’interpellations dans différentes villes italiennes, lancés par le Parquet de Rome (dont notamment contre le camarade Giuseppe Maj), pour « avoir organisé une association nommée (nouveau) Parti Communiste sous forme clandestine, qui se donne comme tâche de faire des actes violents pour renverser l’ordre démocratique ». En automne, le même Parquet demande le non-lieu, que le juge d’instruction prononcera après quelques mois.

  5-  13 novembre 2001. Le Parquet de Rome demande la réouverture de l’enquête, autorisée le 17 décembre 2001, toujours avec la même accusation. Ce Parquet se base sur l’enquête envoyée par le Parquet de Naples, qui continue aussi séparément.

  6-  Le Parquet de Milan, dès 1999, ouvre une nouvelle enquête avec des commissions rogatoires aux autorités judiciaires françaises, allemandes et suisses, avec les mêmes accusations. Fin 2001, le Parquet de Milan demande le non-lieu et le juge d’instruction procédera en conformité.

 

Il s'agit de six procédures judiciaires qui ont toutes un déroulement analogue :

1.      Accusation d'implication dans des « activités terroristes »

2.       Perquisitions - arrestation - interrogations - séquestrations - détention avec des frais, malaises et dommages de différentes sortes à l'activité politique

3.      Fin de chaque procédure avec des non-lieux ou des relaxes.

 

Chaque personne honnête confrontée à cette histoire ne peut pas manquer de voir le caractère de prétexte de l'accusation de terrorisme. Les Autorités italiennes ne tolèrent pas l'activité qu’elles ne peuvent pas interdire par la loi (comme l’avaient fait les fascistes). Ne pouvant pas interdire par la loi, les activités de ce courant communiste (dont G. Maj et G. Czeppel sont des responsables), elles les persécutent en prétextant une activité qui n’est pas la sienne. Si elles ne réussissent pas à l’étouffer, elles réussissent de toute façon à en entraver l'activité. Et il est donc compréhensible que, face à ce comportement indigne, de filou, une partie des responsables de ce courant aient, à un certain moment, décidé de baser leur activité sur une structure d'organisation clandestine. De là, l’installation à l'étranger de nos deux clients et les faux documents. Il faut même ajouter que ce qui se passe dès qu’ils ont été retrouvés, dans cette septième procédure judiciaire à laquelle collaborent avec un rôle déterminant les Autorités françaises, confirme ultérieurement leur conclusion : il n'est pas possible de faire leur activité politique en se basant sur une organisation publique. Ce n’est pas par hasard si les Autorités italiennes n'ont émis aucun mandat d’arrêt au regard de G. Maj et G. Czeppel, si elles ne demandent pas leur extradition et si elles ne les accusent pas, de façon directe, de terrorisme. Pour elles, c’est beaucoup mieux que ce soient les Autorités françaises qui les gardent prisonniers. Sur la base de la législation anti-terroriste française, la détention provisoire avant le renvoi en procès peut durer le triple de ce que la législation italienne permet avec une accusation analogue . En outre, il serait difficile pour le gouvernement Berlusconi d’inscrire dans l'actuelle situation politique italienne une septième procédure judiciaire pour « terrorisme » à la charge du même groupe politique de Maj après les six précédentes qui se sont révélées vides : cela affaiblirait l’ensemble de la vaste opération répressive et de criminalisation que le gouvernement Berlusconi et ses disciples mènent contre leurs opposants (ils sont arrivés à insinuer des accusations de connivence avec le terrorisme à la charge du plus grand syndicat des ouvriers de la métallurgie, FIOM, et même de l'ex-secrétaire national de la CGIL, Sergio Cofferati). Donc c’est beaucoup mieux pour le gouvernement Berlusconi de faire faire cette septième procédure judiciaire par les Autorités françaises. Celles-ci, à moins qu'il ne se forme un vaste mouvement d'opposition, ont assez de la parole des Autorités italiennes comme preuve pour justifier la détention provisoire.

Qui en France se préoccupera de deux communistes italiens en prison, de deux prisonniers politiques de plus ? La détention en France suscite en Italie une mobilisation de solidarité et un scandale pour l'arbitraire, plus faible de ce qui susciterait la détention en Italie, la protestation qui, de toute façon se développe en Italie, devrait être insuffisante pour avoir des répercussions sur l'opinion publique française et ainsi le jeu est fait. Mais ce jeu n'est pas acceptable et nous avocats défenseurs appelons l'opinion publique française et tous ceux qui peuvent contribuer à la mobiliser à ne pas tolérer qu'avec la persécution du (nouveau) Parti communiste italien s'instaure en Europe une pratique délétère en ce qui concerne notre liberté politique et nos droits politiques et civils. Comme avocats défenseurs et citoyens, nous ne pouvons pas accepter de limiter notre rôle aux audiences et aux salles des tribunaux, lorsque celles-ci sont en réalités transformées en moyens pour masquer et confirmer la persécution politique.

 

« Ils sont d'abord venus chercher les juifs,

   et je n'ai pas protesté,

   car je ne suis pas juif.

   Puis, ils sont venus chercher les communistes,

   et je n'ai pas protesté,

   car je ne suis pas communiste.

   Puis, ils sont venus chercher les syndicalistes,

   et je n'ai pas protesté,

   car je ne suis pas syndiqué.

   Puis ils sont venus chercher les catholiques,

   et je n'ai pas protesté,

   car je suis protestant.

   Mais quand ils sont venus me chercher,

   personne n'a protesté,

   car il ne restait plus personne. »

 

   Martin Niemöller

 

 

 

 

 

Avvocato Giuseppe Pelazza

Studio Legale

Viale Regina Margherita 26

20122 Milano

 

 

Sono un avvocato italiano e negli anni 80 mi sono più volte occupato della situazione di alcuni dei rifugiati politici italiani in Francia. Ho così avuto modo di venire a contatto, in relazione a procedure di estradizione, con autorità giudiziarie francesi. In quell’epoca l’ordinamento francese ha saputo prendere atto delle storture dei processi svolti in Italia negando les estradizioni sotto diversi profili giuridici.

Ho così sentito l’ordinamento francese come un baluardo contro le violazioni dei diritti perpetrate in Italia.

Oggi, anno 2003, mi è nuovamente capitato di relazionarmi con l’autorità giudiziaria francese e ho purtroppo avuto la sensazione che molte cose sono cambiate e, gravemente in peggio.

Mi occupo assieme a colleghi francesi della difesa dei Signori Czepprl e Maj membri della Commissione Preparatoria del congresso di fondazione del (nuovo) Partito Comunista Italiano.

Ebbene il Signor Maj a partire dal 1981 è stato sottoposto in Italia ad una pesante sequenza di procedimenti penali per associazione sovversiva e per associazione con finalità di terrorismo, tutti conclusi con provvedimenti di archiviazione o sentenze di assoluzione piena. Lo Stato Italiano è stato anche condannato dalla Corte di Strasburgo per l’eccessiva durata di uno di questi processi e inoltre è stato condannato secondo norme dello stesso ordinamento italiano a risarcire al Signor Maj il danno per l’ingiusta detenzione patita (un anno).

I procedimenti italiani ora in corso (le ultime archiviazioni sono avvenute a Milano e a Roma nell’autunno 2001, ma Roma ha poi riaperto le indagini…) sono gestiti dalla Procura di Napoli, da quella di Roma, e da quella di Bologna (vi è la moltiplicazione delle competenze territoriali…). La Magistratura Italiana tuttavia, mantiene ora la sua persecuzione nel limite della costante inquisizione, riconoscendo di non avere elementi per privare il Signor Maj della sua libertà.

Nel frattempo però il Signor Maj proprio per liberarsi da questa continua sottoposizione ad « inquisizione » si era trasferito in Francia ove viveva nascosto, per evitare di essere rintracciato.

Bene, quando in seguito a richiesta delle procure di Bologna e Napoli – che lo ripeto, non hanno emesso alcun provvedimento limitativo della sua libertà – è stato rintracciato dall’Autorità Giudiziaria francese per essere sottoposto a perquisizione domiciliare, la medesima Autorità lo ha arrestato e incarcerato, a causa del possesso di documenti di identità falsi, con la straordinaria accusa di « Association de malfaiteurs de vue de préparer des actes de terrorisme », equivalente alla accusa, che da più di un ventennio, viene ripetutamente e infondatamente mossa in Italia. E la detenzione, iniziata il 23 giugnjo scorso, procede tuttora pur nell’ovvia, evidente assenza di alcun indizio.

Forte è infatti, lo si intuisce, la pressione esercitata dalla polizia e dalla Magistratura Italiana, che’ – pur non avendo potuto direttamente emettere provvedimenti di cattura – fornisce alla magistratura francese un quadro delle indagini contro il Signor Maj che non ha alcun riscontro reale, collocandolo – arbitrariamente – in un contesto di « terrorismo ». E questa parola, oggi, lo si sperimenta ogni giorno di più, ha il terribile potere di far cadere le usuali garanzie.

Quello che stupisce, e che mi induce a scrivere questa sorta di « lettera aperta » a chi si occupa di questioni giudiziarie in Francia, è che la Magistratura Francese sia così cambiata nel corso di pochi anni : oggi, infatti, pare disposta a svolgere un ruolo del tutto subalterno rispetto alle richieste (neppure formalmente esplicitate) di polizia e magistratura italiane, comprimendo a dismisura i diritti di libertà delle persone indagate, giungendo a punti cui perfino la magistratura italiana ritiene di non potere arrivare agendo in prima persona.

Più che di cooperazione giudiziaria a livello europeo, dunque, pare si sperimentino forme di cooperazione nella pura repressione, facendo presagire un quadro della futura Europa assai sconfortante, con un processo di unificazione che esalta il peggio delle procedure e prassi giudiziarie di ciascun Paese.

Ricordo quando, anni fa, incontravo in Francia, liberi, dei miei difesi che in Italia sarebbero stati imprigionati : oggi, per incontrare i Signori Maj e Czepprl, che in Italia sarebbero liberi, debbo recarmi alla Santé e a Fleury Merogis.

Forse vale la pena di sviluppare qualche riflessione…

Milano, 25.11.2003

Avvocato Giuseppe Pelazza

(Firma apposta)

 

 

Maître Giuseppe Pelazza  

Etude d’Avocats

Viale Regina Margherita 26

20122 Milano

 

 

   Je suis avocat, exerçant ma profession en Italie et, dans les années 1980, je me suis occupé plusieurs fois de la situation de certains réfugiés politiques italiens en France. J'ai donc eu l’occasion d’avoir affaire à l'autorité judiciaire française, dans le cadre des procédures d'extradition. A cette époque, le système judiciaire français a su prendre acte  des graves dérives de la justice en Italie en refusant les extraditions sous différents profils juridiques.

   J'ai « senti » le système français comme un rempart contre les violations des droits perpétrées en Italie.

 

   Aujourd'hui, en 2003, j’ai de nouveau eu affaire à l'autorité judiciaire française et j'ai malheureusement eu la sensation que beaucoup de choses avaient changé et, chose grave, en pire.

   Je m'occupe avec des collègues français de la défense de Messieurs Czeppel et Maj, membres de la Commission préparatoire du congrès de fondation du (nouveau) Parti communiste italien.  

  

   Ainsi, à partir de 1981, Monsieur Maj a été soumis à plusieurs procédures judiciaires et incarcéré en Italie pour association subversive et pour association à finalité terroriste. Toutes les procédures ont été conclus par des non-lieux ou par des acquittements.

   La Cour des Droits de l’Homme  de Strasbourg a même condamné  l'État italien pour la durée excessive d'un de ces procès et il a en outre été condamné conformément aux normes de la Loi italienne à indemniser Monsieur Maj de dommage  pour la détention arbitraire (un an). 

   Les procédures italiennes en cours en ce moment (les derniers arrêts de non-lieu sont tombés à Milan et à Rome en automne 2001, depuis Rome a rouvert les enquêtes…) sont gérées par le parquet de Naples, par celui de Rome, et par celui de Bologne (il y a multiplication des compétences territoriales…). La magistrature italienne, cependant, maintient actuellement sa persécution comme une constante inquisition, tout en reconnaissant ne pas avoir d’éléments pour priver Monsieur Maj de sa liberté.

   Entre-temps, cependant, Monsieur Maj, pour ne plus être soumis sans arrêt à cette “inquisition“, s'est établi en France et vivait caché, pour éviter d’être retrouvé.

  

   Quand, suite à la demande des parquets de Bologne et Naples – qui, je le répète, n'ont émis aucune mesure limitative de sa liberté –, il a été retrouvé par l'autorité judiciaire française et soumis à une perquisition domiciliaire, cette même autorité l'a arrêté et emprisonné, à cause de la possession de documents d'identité faux, avec l'accusation spéciale d’« Association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme », équivalent à l'accusation qui, depuis vingt ans, est formulée sans arrêt et sans fondement aucun en Italie.

   Et la détention a commencée le 23 juin dernier, et continue toujours malgré l'évidente absence d’indice.

  

   Elle est forte, en effet, on le devine, la pression exercée par la police et par la magistrature italiennes, qui – bien que celle-ci n’ait pas pu émettre de mandat d’arrêt  directement  – ont fournit à la magistrature française un tableau des enquêtes contre Monsieur Maj qui n'a aucune correspondance réelle, en le plaçant – arbitrairement – dans un contexte de « terrorisme ». Et ce mot, aujourd'hui, nous l’expérimentons chaque jour davantage, a le terrible pouvoir de faire tomber les garanties usuelles.

   Ce qui m’étonne, et me pousse à écrire cette sorte de « lettre ouverte » à ceux qui s’occupent et s’intéressent aux problèmes judiciaires en France, c’est que la magistrature française ait changée autant en si peu d’années : aujourd'hui, en effet, elle semble disposée à jouer un rôle subalterne au regard des demandes (qui ne sont même pas explicitées formellement) de la police et de la magistrature italiennes, en limitant avec démesure les droits de liberté des personnes soumises à enquête, pour arriver à des mesures auxquelles même la magistrature italienne ne pouvait pas arriver en agissant directement.

   Plus que de coopération judiciaire au niveau européen, il semblerait donc, qu’ils expérimentent des formes de coopération dans la pure répression, en faisant pressentir un tableau de la future Europe “sécuritaire“, avec un processus d'unification qui exalte les pires des procédures et pratiques judiciaires de chaque pays.  

   Je me souviens quand, il n’y a pas très longtemps, je pouvais rencontrer en tant que avocat des personnes libres en France, et qui auraient été emprisonnées en Italie. Aujourd'hui, pour rencontrer Messieurs Maj et Czeppel, qui en Italie seraient libres, je dois aller dans les prisons françaises de la Santé et de Fleury Mérogis.

 

   Peut-être serait-il intéressant de développer quelque réflexion…  

 

Milan, 25.11.2003  

Me Giuseppe Pelazza  

(Signature apposée)

 

 

Quelques remarques sur les contradictions, l’illogisme et les anomalies qui caractérisent les accusations portées par la magistrature italienne.

 

1)  La Demande d’entraide judiciaire pénale du parquet de Naples veut se baser sur un écrit de l’octobre 2000 de la « Cellule pour la construction du Parti Communiste Combattant » qui aurait choisi comme interlocuteurs « les BR-PCC et la Commission Préparatoire qu’elle identifie comme les deux position principales à l’intérieur du mouvement révolutionnaire italien » (de la Demande du 26 05 03). Donc même le parquet de Naples se base sur l’hypothèse de l’existence d’une grande différence entre BR-PCC (Brigades Rouges - Parti Communiste Combattant).

 

     L’écrit de la « Cellule » d’ailleurs, au dire même du Groupe Opératif Spécial de Carabinièri  de Naples, critiquerait « la Commission Préparatoire du congrès de fondation du (nouveau) Parti communiste italien » car lui ferait défaut « de la problématique de l’unité du politique-militaire », donc « de la façon de faire de la politique du Parti Communiste aujourd’hui ». Ainsi s’exprime le dit Groupe des Carabinièri dans les demandes de mandat de perquisition aux domiciles et personnels, adressées au docteur Stéfania Castaldi (du parquet de Naples) le 05 05 03, qui, par la suite, se transformera dans la Demande d’entraide du 26 05 03, faite par la Castaldi même à l’autorité française. Ci-joint sub A bref extrait de ce document des Carabinièri.

 

     Ce document, donc, en plus d’être absolument illogique et plein de confusion (il faudrait tout le lire, mais il est très long), il contient des affirmations précises sur la nature « de masse » et non « militaire » de la ligne politique de la Commission Préparatoire (CP).

 

2) Mais, par contre, la « commission rogatoire internationale en date du 07 juin 03 émanant des autorités judiciaires italiennes de Bologne (Italie) » est à l’intérieur de « l’enquête conduite en Italie consécutivement à l’assassinat de monsieur Marco Biagi le 19 mars 2002 à Bologne, action revendiquée par l’organisation terroriste d’extrême gauche révolutionnaire italienne Brigades Rouges – Parti Communiste Combattant » (voir le Procès-Verbal 23 juin 03 heures 5,30) ; Donc concerne une organisation avec laquelle la Commission Préparatoire (CP), selon même les Carabinièri et le parquet de Naples, n’a rien à voir.

     

      Mais cela ressortait clair également de la lecture de la Commission Rogatoire du 07 06 03. Cela ressort clair aussi du fait que seulement le 23 septembre 03 le substitut Procureur de Bologne a demandé « l’ouverture d’une enquête judiciaire » vers M. Giuseppe Maj parce que « enquêté du délit prévu et puni par l’article 270 bis commis dans une période précédant et rapprochée au mois de juin 2003 dans les villes de Modena, Bologne et ailleurs » (voir sub B cette demande d’enquête judiciaire, qui, on doit faire remarquer, est émise après ma demande –voir sub C- de la copie du verbal de séquestre judiciaire).

 

     Or, ne prenons pas ici en considération le fait que la demande d’enquête judiciaire, en violation de la loi italienne et de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales , ne se base sur aucun fait ou comportement, mais ne se base que sur le numéro de l’article du Code pénal,il semble tout à fait incompatible la collocation géographique du délit, du moment que les enquêteurs italiens mêmes disent que Maj il était déjà de longue date en France.

 

3)  Mais, ces illogismes, ces thèses  d’accusation, l’une l’autre incompatibles, ne sont pas expliqués par les magistrats italiens aux magistrats français. Au contraire, dans le vide complet  et dans la contradiction absolue des éléments d’accusation, les magistrats italiens jouent une opération de « suggestion » sur leurs collègues français, en se référant, dans leurs documents, à des lourds actes d’homicide, qu’eux-mêmes savent êtres étrangers à la Commission Préparatoire (CP) et à sa ligne politique. Ainsi le juge des libertés et de la détention, monsieur Draher, a significativement commencé la motivation de son ordonnance du 27 06 03 en se référant à la « commission rogatoire internationale délivrée par les autorités italiennes à la suite de l’assassinat en 1999 du professeur D’Antona à Rome et de l’économiste Marco Biagi en 2002 à Bologne, actions revendiquées par l’organisation terroriste d’extrême gauche révolutionnaire italienne Brigades Rouges Parti Communiste Combattant », et il est arrivé à soutenir « que néanmoins, la structure clandestine dont il fait partie se trouve susceptible d’être liée au groupe terroriste brigadiste italien précité ». C’est vraiment incroyable!

 

4)  D’autre parte, la Magistrature italienne persécute Giuseppe Maj et les organisations où il militait, dès 1980. (voir, sub D, une chronologie synthétique et, sub E, sa version française, un peu modifiée pour être diffusée. Voir copies des procédures judiciaires citées dans la chronologie).

 

 5)  Sur ce point, on peut ajuter que même la « Commission Parlementaire d’enquête sur le terrorisme en Italie et sur les causes de la non-individuation des responsables des massacres » a choisi de s’occuper de Giuseppe Maj, dans l’exposé « La dimension sur nationale du phénomène de l’éversion en Italie », signée par le sénateur Alfrédo Mantica et par le député Vincenzo Fragala, tous les deux appartenant à la droite plus anticommuniste. (voir, sub F, les pages en question, qui partent du 1966 jusqu’à la Commission Préparatoire (CP) : bien, les auteurs, dans ces pages, ne peuvent que citer ses activités d’éditeur « politique », de promoteur animateur d’initiatives à soutien aux prisonniers politiques, de fondateur de groupes politiques dédiés à « un soutenu débat sur la nécessité de donner naissance à une nouvelle équipe politique, capable de jouer un rôle d’avant-garde des masses prolétaires » ; mais aucun crime ou délit est (ni l’aurait pu être) reproché à Maj.

 

 6)  Ensuite, relativement à l’entrecroisement continu d’investigations et aux demandes de Collaboration avec des Autorités Judiciaires étrangères, on peut souligner comment les investigations (concernant la Commission Préparatoire (CP), voir Demande d’assistance du 11 05 2000, sub G) du parquet de Milan (voir point 6 de la Chronologie) ont fait bouger, pour arriver enfin au non-lieu, les mers et les montagnes, par des demandes et procédures d’une légalité douteuse. On peut voir, comme exemple, comment le Ministère Public de la Confédération Suisse ne donne pas suite « à la demande de contrôle téléphonique » aussi en considération du fait que « trois téléphones appartiennent à un avocat, à un psychanalyste et à un psychiatre, c’est-à-dire à des professionnels protégés par le secret  de la profession. Dans ces trois cas, l’accord sur le contrôle téléphonique du Président de la Chambre d’Accusation du Tribunal Fédéral, prévu par notre loi, serait difficile à avoir » (voir, sub H, lettre datée « Berne 21 août 2000 » adressée à la Procure de la République du Tribunal de Milan).

 

     Ainsi, le Bundeskriminalamt a refusé de faire des investigations de police sur Demande parce que « la loi allemande ne permet pas la même application de l’article 270 bis du Code Pénal italien » (voir, sub I).

 

 7)  Enfin, le parquet de Naples a largement violé les normes du code de procédure pénale du moment qu’elle avait commencé des investigations concernant aussi Giuseppe Maj déjà avant septembre 99 (voir, sub L, extrait du rapport ROS Carabinièri, Naples 7 septembre 1999) lorsque la durée maximum, avec toutes les prorogations possibles, est de 2 ans.

 

D’ailleurs, il est évident comment en Italie il y a été et il y a la ‘danse’ des compétences territoriales : en 80 Venise, après Milan, après Rome, ensuite de nouveau Milan, maintenant Naples et Bologne (et pourquoi ils auraient au niveau territorial de la compétence ?).

 

Peut-être que les organismes de police (Digos de la police et ROS des Carabinièri) vont à la recherche de parquets de la République d’une fois à l’autre disponibles ?

Me Giuseppe Pelazza  

 

 

 

 

Des libértés individuelles menacées en europe

 

Deux ressortissants italiens, Giuseppe MAJ et Giuseppe CZEPPEL, sont emprisonnés en France depuis le 27 juin 2003 l'un à La Santé, l'autre à Fleury-Mérogis, sous les inculpations " d'association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, détention de plusieurs documents administratifs falsifiés, falsification de documents administratifs de manière habituelle, toutes infractions en relation à titre principal ou connexe avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur",

 

Leur incarcération est consécutive aux perquisitions effectuées à leur domicile respectif à la demande, en ce qui concerne le seul Giuseppe MAJ, des autorités italiennes et plus précisément des Parquets de Bologne et Naples.

 

En effet, enquêtant sur deux attentats, commis en Italie et non élucidés, (Aff-D'antona1999 – Aff-Biagi 2002), les autorités italiennes n'ont cessé de pratiquer de fallacieux amalgames, notamment en accusant tantôt une prétendue "colonne parisienne des Brigades Rouges", tantôt tel ou tel réfugié italien nommément désigné, et en demandant aux autorités françaises de se livrer à de multiples perquisitions et saisies aussi abusivement extensives que dangereuses pour nos libertés individuelles.

 

Le 23 juin 2003 dès 6H, les autorités italiennes faisaient procéder à Paris et en région parisienne à une vingtaine de perquisitions au cours desquelles étaient saisis de nombreux documents qui ne présentaient aucun caractère illégal et alors que leurs propriétaires ne se voyaient reprocher aucune infraction.

 

C'est ainsi que la bibliothèque entière de Giuseppe MAJ était saisie, (une camionnette emplie de 36 caisses…), sans même qu'il ait été justifié d'une prétendue illégalité de cette documentation.

Paradoxalement l'ensemble de ces écrits, livres, revues, journaux, etc., était acheminé en Italie alors qu'aucune poursuite ne lui était intentée dans ce pays.

 

Il est alors pour le moins surprenant que, le 26 juin 2003, à l'issue de 4 jours de garde à vue, Giuseppe MAJ et Giuseppe CZEPPEL aient été accusés en France d'association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, parallèlement aux infractions résultant de la fabrication et/ou de l'usage de documents administratifs falsifiés, alors que ni l'un ni l'autre ne font l'objet de la moindre poursuite en Italie et qu'aucune demande d'extradition n'a été formulée à leur encontre.

 

des opposants politiques abusivement poursuivis pour " terrorisme"

 

Giuseppe MAJ s'est longuement expliqué sur son itinéraire politique en Italie et sur ses convictions politiques actuelles.

Âgé de 64 ans, ancien ingénieur, journaliste, éditeur, libre penseur et depuis toujours militant communiste, il n'a cessé depuis 1981 d'être persécuté par les autorités judiciaires italiennes pour ses seules idées abusivement stigmatisées dans six procédures successives, toutes achevées par des non-lieux ou des relaxes, malgré des détentions provisoires parfaitement injustifiées.

 

L'Italie a même été condamnée à ce titre par la Cour Européenne des Droits de L'Homme à Strasbourg pour durée excessive des procédures intentées à Giuseppe MAJ.

 

Qualifié par les services de police spécialisés de "figure emblématique de la mouvance d'extrême gauche révolutionnaire italienne" ou encore de "leader charismatique et historique de la mouvance marxiste-léniniste italienne", membre fondateur des CARC – (Comités d'Appui à la Résistance pour le Communisme) eux-mêmes définis comme une " organisation non clandestine implantées dans plusieurs grandes villes italiennes dans une perspective de reconstruction d'un parti communiste italien", Giuseppe MAJ a quitté cette organisation en 1998 pour créer une "Commission Préparatoire du Congrès pour la fondation du nouveau Parti Communiste italien" (CP), s'estimant contraint de poursuivre son travail de réflexion théorique et de propagande dans la clandestinité en raison du harcèlement judiciaire dont il a fait objet et afin d'échapper aux poursuites qui depuis plus de vingt ans l'ont injustement frappé.

A propos de la Commission Préparatoire du Congrès pour la fondation du nouveau Parti Communiste italien, les services de police l'ont définie comme ayant pour projet " la reconstruction d'un authentique parti communiste en Italie" et la nécessité de " préparer le manifeste au programme du futur parti...À ce jour, le projet de MAJ a été matérialisé par l'édition d'une publication intitulée-la voie du nouveau parti communiste  italien- qui diffuse un travail théorique de propagande sur les conditions nécessaires à la reconstruction du parti."

Enfin, ces mêmes services spécialisés écriront : "MAJ considère que la prédominance de la lutte armée est une erreur et que cette prise de pouvoir peut être le fruit d'un travail politique."

 

De fait, Giuseppe MAJ, en trente années de lutte politique et bien qu'il ait traversé les pires périodes de répression politique durant les "années de plomb", n'a jamais été condamné pour faits de terrorisme.

 

Quant à Giuseppe CZEPPEL, ancien membre des CARC, il a rejoint la CP, et n'a jamais fait l'objet de la moindre poursuite judiciaire en Italie ou ailleurs.

 

Ainsi qu'ils l'ont tous deux clairement expliqué et revendiqué dès la garde à vue, ils ont pour objectif l'avènement en Italie d'un véritable parti communiste, et "cela n'a rien à voir avec la préparation et la commissions d'attentats…" qualifiés par eux de "dérive militariste du mouvement révolutionnaire".

 

L'amalgame opéré entre ces opposants politiques de conviction marxiste-léniniste et les BR-PCC est donc non seulement contraire à la vérité des faits (aucune condamnation pour faits de terrorisme en trente ans de militance) mais encore résulte d'une ignorance plus feinte que véritable sur les divergences publiquement exprimées et connues entre ces différents groupes politiques (Cf. Brochures Martin Lutero 1999, et Nº 8-9- 11 de La Voce- etc.)

 

Ainsi, force est de constater que Giuseppe MAJ et Giuseppe CZEPPEL sont bien victimes d'une répression politique et poursuivis, au titre du terrorisme, non pour des actes, mais pour leurs opinions dissidentes.

un droit meprise

 

L'association de malfaiteurs dont Giuseppe MAJ et Giuseppe CZEPPEL sont accusés de faire partie n'est jamais qualifiée dans la procédure.

Alors qu'ils sont détenus depuis maintenant près de six mois, aucune précision n'a été apportée sur la nature de cette "association", son nom, ses membres et surtout sur ses activités de nature à" préparer" quels "actes de terrorisme" ?

A cet égard, le dossier est vide et les textes d'incrimination en vertu desquels Giuseppe MAJ et Giuseppe CZEPPEL sont aujourd'hui détenus sont sans fondement face à une procédure qui ne comporte aucun fait susceptible de recevoir la qualification juridique d'actes de terrorisme

 

Il est éclairant à cet égard de rappeler les articles de loi qui fondent leurs inculpations :

Aux termes de l'article 421-1 du Code Pénal constituent des " actes de terrorisme, lorsqu'elles sont intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur": un certain nombre d'infractions graves et limitativement énumérées (atteintes à la vie, à l'intégrité physique, enlèvements, détournement d'avions, groupes de combat, détention d'explosifs, d'armes, de munitions, blanchiment et délits d'initiés, etc.)

ou encore (421-2-1)" le fait de participer à un groupement formé ou à une entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'un des actes de terrorisme mentionnés aux articles précédents."

Bien sûr rien de tel ne peut être reproché ni à G. MAJ ni à G. CZEPPEL et les seules infractions relatives aux documents administratifs falsifiés ne permettent pas, légalement, une prolongation de la détention provisoire au-delà de quatre mois.

Ils sont donc aujourd'hui détenus provisoirement sur le fondement d'infractions inexistantes et artificiellement invoquées grâce à un stratagème de procédure.

 

 

un artifice de procedure

 

En réalité, l'accusation franco-française de terrorisme a été construite autour d'un artifice de procédure (prétendus contacts avec des personnes recherchées, membres des GRAPO – Groupes de Résistance Antifasciste et Patriotique du 1er Octobre), qui, bien qu'aussitôt abandonné puisque matériellement erroné, a permis d'ouvrir une large poursuite contre X pour association de malfaiteurs ayant pour objet de préparer des actes de terrorisme, poursuite à l'intérieur de laquelle n'importe qui pouvait être attrait selon les nécessités du moment…

 

Les policiers, qui "surveillaient" G. MAJ à la demande des autorités italiennes ont prétendu qu'un homme (en réalité G. CZEPPEL, né en 1960) qu'il avait rencontré le 20 juin dans un lieu public pouvait s'identifier à un membre des GRAPO en fuite, né en 1947, et faisant l'objet d'un mandat d'arrêt international.

 

Que des services spécialisés puissent confondre G. CZEPPEL, né en 1960, avec un espagnol né en 1947 et faisant l'objet d'un mandat d'arrêt international est déjà surprenant, mais qu'à cette prétendue méprise s'ajoute le fait qu'une femme rencontrée par G. CZEPPEL le 22 juin soit alors elle aussi présentée comme pouvant être recherchée et membre des mêmes GRAPO, démontre bien l'artifice policier.

 

En effet, un tel stratagème permettait d'une part de prétendre que Giuseppe MAJ était en contact avec des membres des GRAPO recherchés par la police, et de l'accuser, à ce titre, en France, d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste; et d'autre part de rendre G. CZEPPEL, qui n'était même pas nommé dans la commission rogatoire italienne, suspect de terrorisme, pour pouvoir procéder à son interpellation et perquisitionner son domicile.

 

Giuseppe CZEPPEL, qui pourtant n'était pas visé par la commission rogatoire internationale italienne, a donc été lui aussi interpellé le 23 juin à 6H30, alors qu'il sortait de son domicile.

Il déclarait immédiatement se nommer Giuseppe CZEPPEL né le 4 août 1960, et produisait sa carte d'identité italienne en attestant.

A cet instant, compte tenu de l'erreur sur la personne dont il était l'objet en ce qu'il n'était ni membre des GRAPO, ni recherché par mandat d'arrêt international, et du fait qu'aucune infraction ne pouvait lui être reprochée, il aurait alors dû être purement et simplement remis en liberté.

 

Mais il était alors artificiellement fait état d'une accusation générique d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste (pourtant fondée sur cette prétendue confusion avec un membre recherché des GRAPO) pour le placer en garde à vue, puis pour perquisitionner son domicile...

 

A ce jour, après plus de cinq mois de détention provisoire, non seulement l'accusation d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste n'a toujours aucune consistance et ne repose sur aucun élément, mais encore elle s'est appuyée sur un artifice de procédure fallacieux, alors même que les autorités italiennes n'avaient et n'ont toujours formulé aucune demande d'extradition, pour quelque infraction que ce soit, à l'encontre de Giuseppe MAJ et Giuseppe CZEPPEL.

 

Faut-il accepter que l'Europe se constitue en violation des libertés individuelles et de l'Etat de Droit ?

 

 

 

 

1er décembre 2003

 

Irène TERREL - Jean-Jacques de FELICE

 

AVOCATS

 

 

Communiqué

 

La « justice » française se charge des basses œuvres du gouvernement italien

 

 

Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel, tous deux membres du (nouveau) Parti Communiste Italien, ont été arrêtés le 23 juin 2003 à Paris, à la demande des autorités italiennes qui tentent depuis 1980 d’éliminer ou au moins de faire plier, les membres de ce parti politique.

 

Ces arrestations ne sont  basées sur aucune procédure judiciaire en France, mais sont le fruit d’un tour de passe passe, partant d’une demande de surveillance des autorités italiennes, transformée en arrestation au prétexte de motifs grossièrement mensongers : Les renseignements généraux ont prétendu que G. Maj rencontrait un membre des Grapo alors que c’était faux et que cela a été démontré puisqu’il s’agissait de Giuseppe Czeppel et non d’un membre des « Grapo ».

 

Aucun élément, ni même d’indice concret ne figure dans le dossier pour fonder des poursuites pour « association terroriste ». D’un point de vue judiciaire, il peut seulement leur être reproché d’avoir détenu de faux documents d’identité, rendus nécessaires par les persécutions qu’ils subissaient depuis plus d’une décennie de la part des autorités italiennes.

 

La France s’associe donc activement à la répression politique menée par le gouvernement italien contre les membres du (nouveau) Parti Communiste Italien, qui est un parti politique  proposant un projet d’organisation politique de la société qui déplait au gouvernement italien, mais qui n’a jamais revendiqué aucune action violente. De 1981 à aujourd’hui, à six reprises, les autorités italiennes ont poursuivi les membres du (n) PCI, les accusant d’implication dans la lutte armée, pour entraver leur travail politique, toutes procédures ayant échoué devant les juridictions italiennes.

 

L’arrestation de Maj et de Czeppel est illégale au regard des conditions prévues par la loi française (soit en cas de flagrant délit, soit en cas de mandat d’arrêt), et n’avait pour but que de saisir leurs documents et archives de travail politique, lesquels, après avoir été ainsi « volés » par la police française ont été immédiatement expédiés aux autorités italiennes.

 

L’acharnement et le harcèlement se poursuit également dans les conditions d’emprisonnement, par le blocage du courrier et de la presse qui leur est adressée, afin de les couper de leur entourage social et familial.

 

Ainsi la défense  vient de  protester auprès du juge d’instruction Gilbert Thiel contre les retards inadmissibles avec lesquels  parviennent à Giuseppe Maj, les correspondances qui lui sont adressées, sous prétexte qu’elles transitent par le Cabinet de ce juge.

 

A titre d’exemple, entre le 29 octobre et le 21 novembre dernier, aucune lettre ne lui fut remise alors que le 21 novembre, l’administration pénitentiaire lui délivrait 15 courriers, envoyés respectivement, foi des cachets postaux d’expédition :

Le 12 septembre un courrier expédié de Milan, le 13 septembre de Paris, le 6 octobre un télégramme ( !) de Paris, le 13 octobre de Milan, le 14 octobre de Paris, le 17 octobre  une carte postale de Naples, et une autre de Agrigente, le 21 octobre un courrier de Milan et une carte postale de Catania,  le 22 octobre, de Rome, des journaux expédiés le 23 octobre de Milan, une carte postale expédiée le même jour de Catania, le 29 octobre de Zürich, une carte postale de Naples le 1er novembre, des journaux expédiés le 3 novembre de Milan.

 

Le contrôle du courrier ne  justifie pas de ces délais d’acheminement tels que la notion de droit à correspondre est vidée de son objectif qui est la préservation des relations familiales et sociales, et particulièrement dans le cadre de la détention provisoire.

 

L’insuffisance de moyens mis à la disposition du juge pour respecter des délais décents ne constitue pas une cause d’exonération de l’obligation de respecter ce droit de correspondance des prisonniers avec leur entourage.

 

Une lettre d’avocat expédiée de Milan le 5 septembre lui parvenait le 24 octobre suivant, soit un mois et demi plus tard. L’avocat italien de G. Maj, G. Pelazza a dû adresser au juge d’instruction G. Thiel, une lettre de protestation pour ce détournement de courrier d’avocat.

 

La pratique de rétention de son courrier dont fait l’objet Giuseppe Maj confirme en tous cas le caractère politique de la procédure dont il fait l’objet, par un harcèlement évident à vouloir le priver du droit de communiquer avec son entourage.

 

Au surplus, le juge a refusé de donner des permis de visite à quatre membres de sa famille demeurant en France et pouvant lui rendre facilement des visites fréquentes, préférant en accorder à d’autres membres de sa famille résidant en Italie, de sorte qu’il ne peuvent venir que rarement.

 

La défense rappelle qu’aucune des six procédures engagées entre 1981 jusqu’à ce jour, contre Monsieur Maj et ses camarades en Italie,  n’a été suivie de la moindre condamnation et qu’il est présumé innocent conformément à l’article préliminaire du Code de procédure pénale français, s’appliquant de plus fort à des poursuites exclusivement politiques contre un membre du (nouveau) Parti Communiste Italien.

 

Il a donc été demandé au juge français de faire cesser ces procédés d’isolement, qui ne sont justifiés par aucune nécessité légalement admissible, mais uniquement pour des motifs de répression politique.

 

L’administration pénitentiaire de son côté, utilisant ses moyens arbitraires habituels, saisit, sans notification officielle, une partie des journaux adressés à G. Maj, ou les retarde tant qu’au moment où ils lui sont remis, cela n’a plus aucun sens.

Ainsi l’abonnement payé à Corriere della Sera fait l’objet de rétention par l’A.P., G. Maj se voit privé de ce quotidien parfois pendant une semaine, sans que les numéros ne lui soient même remis ultérieurement, et il serait du plus haut comique que ce quotidien appartenant au Groupe Agnelli soit saisi.

 

L’hebdomadaire anarchiste Umanita Nova lui est parfois remis, et parfois saisi.

Le mensuel communiste belge Etudes Marxistes envoyé le 21 octobre 2003 par la librairie parisienne Le Point du Jour a été saisi, alors que trois numéros de l’hebdomadaire communiste belge Solidaire, figurant dans ce même envoi, lui étaient remis.

 

Arbitraire de l’arrestation, vol de la documentation et des archives politiques, isolement carcéral de fait, arbitraire dans la remise ou la rétention des courriers et de la presse, participent d’une stratégie politique d’élimination à laquelle les représentants de l’Etat français se livrent contre des opposants italiens.

 

 

Paris, le 16 décembre 2003                                                            Pour la défense

 Isabelle COUTANT (PEYRE)

Avocat à la Cour

 

 

 

Défendre et faire valoir les droits démocratiques des masses populaires

 

     Le Comité contre la Criminalisation de la Lutte pour la Reconstruction d'un Parti Communiste en Italie exprime sa protestation contre les Autorités françaises qui le 14 et 15 décembre ont arrêté et déporté à Paris Charles Pieri et huit autres représentants du  mouvement pour le droit à l'autodétermination nationale du peuple corse et déclare sa solidarité avec les prisonniers.

     Le Comité exprime également sa solidarité sans réserves avec les sept camarades du Comité Anti- Répressions (CAR) qui dès le 12 décembre font la grève de la faim dans les locaux de l'Assemblée Territoriale d'Ajaccio pour protester contre les conditions que l'État français impose aux prisonniers politiques corses.

     Le Comité invite tous les travailleurs avancés et les démocrates et leurs organisations à se mobiliser ouvertement et avec force contre la dérive répressive antipopulaire que le gouvernement CRS (Chirac-Raffarin-Sarkozy), pour courir auprès de la politique raciste et fasciste du Front Nationale des Le Pen, a ouvertement adopté comme pivot de son activité et qu'il promeut dans toute Europe sous le double manteau de la "guerre contre le terrorisme" et de l'"opposition à la superpuissance USA".

 

     En se cachant sous ce manteau le gouvernement CRS

-           il rend, encore plus systématiquement des gouvernements qui l'ont précédé, des bas services de police pour le compte d'autres gouvernements européens : de la persécution contre le (nouveau) Parti communiste italien (perquisitions du 23 juin et détention à l’aide de motivations fallacieuses des camarades Czeppel et Maj auxquels même les visites des membres de la famille sont niées et la correspondance est soit retardée, soit perdue) demandée par la bande de mafieux, de fascistes, de racistes, de cléricaux, de spéculateurs et d'aventuriers qui aux ordres de Berlusconi gouverne à Rome ensemble au Vatican, aux persécutions contre le Parti communiste espagnol (reconstitué), contre les Groupes Révolutionnaires Antifascistes Premier Octobre, contre le Mouvement de Libération Nationale du Peuple Basque demandée par le gouvernement qui à Madrid sous la direction d'Aznar continue la pratique de torturer les prisonniers qu’il a hérité du franquisme ;

-           il cherche à résoudre avec l'extension et l'aggravation de la répression contre les masses populaires les problèmes politiques de l'État et des groupes impérialistes français et les problèmes sociaux créés par leur propre système. Il mobilise son appareil répressif pas seulement contre le peuple corse et le peuple basque, mais même : 

        contre les Français qui s'opposent aux "restructurations" des entreprises et à leur fermeture, aux contrats d'entreprise qui sont pires des conventions nationales de travail, au filet que les monopoles français et européens serrent toujours plus autour des salariés, des travailleurs autonomes et des entreprises artisanales et familiales, à l'élimination des conquêtes de civilisation et de bien-être (retraites, santé, instruction, services sociaux, sûreté sociale, droits démocratiques) que les masses populaires ont arrachées à la bourgeoisie pendant la première vague de la révolution prolétarienne ;

                    contre les prolétaires  immigrés et les français solidaires;

  contre les Arabes ou Musulmans: ils sont universellement suspectés si seulement

  il n’accepte pas de devenir collaborateurs de la police;  

contre les représentants des mouvements pour le droit des petites nations a

l’autodétermination : ils sont encore en prison (certains font la cinquième année) six des onze Bretons qui seront jugés à Paris du 1° au 26 mars.

 

     Le cadre est complété par l’esprit de vengeance anti-prolétarienne et anticommuniste avec lequel il maltraite les prisonniers d’Action Directe et aussi d’autres révolutionnaires prisonniers : il leur refuse même des droits élémentaires (par exemple la libération pour cause de maladie) qu’il a reconnu aussi aux responsables des tueries nazies comme l’ancien ministre Papon.Voilà l'arrogance avec laquelle le gouvernement CRS impose aux masses populaires les intérêts des monopoles français et européens

 

Liberté pour tous les prisonniers politiques !

Les droits démocrates des masses populaires sont intouchables !

La solidarieté des masses populaires avec les révolutionnaires et les prolétaires prisonniers renforce leur résistance face aux pressions et aux menaces des Autorités - la résistance des prisonniers renforce la lutte des masses populaires contre la bourgeoisie impérialiste !

 

19 décembre 03

 

Comité contre les Criminalisation de la Lutte pour la Reconstruction d'un Parti Communiste en Italie

 

Pour exprimer solidarieté aux prisonniers politiques corses et aux

camareades de CAR d'Ajaccio envoyer les messages à <u.ribombu@wanadoo.fr>

ou  C.A.R. BP10  20140 Piretu Bicchigià (Corsica - France).

 

Il Comitato contro la Criminalizzazione della Lotta per la ricostruzione d’un partito comunista in Italia cerca collaboratori per attività di segreteria e altre (organizzazione di riunioni e cene di finanziamento, diffusione di comunicati, ecc.). Chi è disponibile, invii le proprie coordinate a Comité pour la liberté de la CP c/o LPJ 58, rue Gay Lussac 75005 Paris e.mail libert.cp@voilà.fr.

 

 

 

 

Comitati di Appoggio alla Resistenza - per il Comunismo (CARC)

Via Tanaro 7 - 20128 Milano - Tel/fax 02-26306454

www.carc.ite-mail: resistenza@carc.it

Segreteria Nazionale

 

Comunicato del 20 dicembre 2003

 

Una vittoria per il movimento comunista e proletario: scarcerati i compagni Giuseppe Maj e Giuseppe Czeppel della CP del (n)Pci

 

Venerdì 19 dicembre il Tribunale del riesame di Parigi ha deciso la scarcerazione dei compagni Giuseppe Maj e Giuseppe Czeppel della Commissione Preparatoria (CP) per la preparazione del congresso di fondazione del (nuovo)Partito comunista italiano, rinchiusi nelle carceri francesi dal 23 giugno 2003.

Dopo 6 mesi di carcerazione preventiva e di continue provocazioni e soprusi operati dalle Autorità francesi per conto delle Autorità italiane, l’operazione di persecuzione dei compagni e di attacco al lavoro per la ricostruzione del nuovo partito comunista italiano ha subito una prima sonora sconfitta. L’operazione congiunta, avviata il 23 giugno, diretta dalle Autorità italiane con il coinvolgimento delle polizie di Italia, Francia e Svizzera, con le varie macchinazioni e campagne stampa messe in moto da polizia, magistratura e servizi segreti ha via via chiarito quale era l’obiettivo principale: contrastare e attaccare il lavoro condotto dalla CP, dai CARC e da altre forze per la ricostruzione di un nuovo e vero partito comunista italiano; attaccare, in particolare, il lavoro della CP che fin dalla sua costituzione (1999) ha espresso un piano teorico e pratico per la ricostruzione di un vero partito comunista in Italia (il piano in due punti: 1. elaborazione del programma e 2. costituzione ovunque di Comitati clandestini che invieranno i loro delegati al congresso di fondazione del (n)Pci: le sue tesi e posizioni sono ampiamente illustrate nella sua rivista trimestrale La Voce e nel suo sito Internet www.lavoce.freehomepage.com).

La fiera resistenza dei compagni arrestati, la mobilitazione sviluppata in Francia e in Italia per denunciare l’operazione di persecuzione e i suoi obiettivi, lo sviluppo di un diffuso e variegato movimento di solidarietà verso i compagni colpiti, la continuazione delle attività della CP, testimoniata anche dall’uscita dell’ultimo numero de La Voce (novembre 2003), la resistenza dei CARC e delle altre forze coinvolte hanno dato un importante segnale alla borghesia: l’operazione non ha sortito i risultati sperati, non è riuscita a bloccare e disperdere il lavoro della CP, a creare terra bruciata intorno ai compagni colpiti, ha innescato un processo per la costruzione di un fronte comune contro la repressione e per la solidarietà proletaria.

La mobilitazione sviluppata in questi mesi contro l’arresto dei compagni della CP, contro gli arresti e la persecuzione dei compagni comunisti, anarchici, del movimento contro la globalizzazione imperialista, contro la persecuzione degli immigrati arabi e islamici, contro la guerra imperialista ha dato un chiaro segnale ai fautori  di destra e di “sinistra” della “guerra santa” contro il “terrorismo nazionale e internazionale”: i veri terroristi sono la banda di parassiti che dirigono e difendono con ogni mezzo la società che procura loro ogni genere di privilegi, ricchezza e piacere sul sangue e sulla pelle di miliardi di uomini e donne. Ha concretamente dimostrato che la repressione e le persecuzioni della borghesia si combattono sviluppando un vasto fronte unitario e di classe, un fronte che contrappone gli interessi dei lavoratori e delle masse popolari a quelli della borghesia e del suo governo, che non sono sufficienti le leggi speciali, il carcere, le campagne stampa e le intimidazioni  a fermare la giusta e sacrosanta lotta dei lavoratori e delle masse per difendere i loro interessi e  per costruire un “nuovo mondo migliore”, che è il socialismo: l’unico sistema confacente con gli interessi della stragrande maggioranza della popolazione mondiale.   

Salutiamo con gioia l’uscita dal carcere dei compagni, che avviene in un giorno particolare per la lotta dei lavoratori del nostro paese:  i lavoratori autoferrotranvieri stanno scioperando in tutta Italia, in barba a tutti i lacci e laccioli messi in atto dai governi i destra e di sinistra contro il diritto di sciopero. Questi lavoratori dimostrano concretamente come la classe operaia non si fa intimidire e legare le mani  dalla borghesia, continuando la gloriosa esperienza della classe operaia del nostro paese. Una classe che ha saputo organizzarsi e scioperare anche sotto il fascismo (ricordiamo lo sciopero degli operai delle fabbriche del marzo 1943). Gli scioperi del marzo 1943 e l’attività del vecchio PCI clandestino, hanno preparato il terreno per la fine del fascismo, così lo sciopero e la lotta dei lavoratori e delle masse popolari sta mandando alla rottamazione la banda di reazionari, fascisti, razzisti e affaristi che si è riunita intorno a Berlusconi.

Salutiamo con gioia e affetto la libertà dei compagni Giuseppe Maj e Giuseppe Czeppel!

Ringraziamo tutte le organizzazioni, tutti i compagni, gli avvocati e i sinceri democratici che hanno contribuito a raggiungere questo importante risultato!

Continuiamo la battaglia per lo sviluppo della solidarietà, senza se e senza ma, verso tutti i compagni colpiti dalla borghesia!

Utilizziamo questo risultato per avanzare nella costruzione del nuovo partito comunista e per la rinascita del movimento comunista!

Solidarietà con i lavoratori in lotta!

W il (n)Pci!

 

 

 

 

Comité contre la Criminalisation de la Lutte pour la Reconstruction d’un Parti Communiste  en Italie (Co.C.L.Re.P.C.I.).

Communiqué  d’une  première  victoire :  

Libération   sous  contrôle   judiciaire   de  Maj  et  Czeppel.

 

     La Chambre d’instruction de la Cour d’Appel de Paris a ordonné la libération sous contrôle judiciaire des deux membres du (nouveau) Parti Communiste Italien qui ont été effectivement libérés le 20.12.03 le soir.

     La Chambre a pris sa décision contre l’avis du Parquet et du Juge d’Instruction Monsieur Gilbert Thiel qui au contraire venait de durcir les conditions d’isolement : en effet, mardi 16.12, il avait annulé tous les permis de visite. Les Autorités Italiennes, également, avaient fait des pressions sur la même ligne du juge d’instruction.

 

     C’est évidemment une victoire due à la mobilisation publique de soutien et au travail des avocats. Donc c’est aussi une victoire de notre Comité et des gens qui ont participé à ses mobilisations.

Vive la solidarité contre la répression et ses agents!

     La libération est toutefois assortie à de lourdes restrictions de contrôle judiciaire pour les deux camarades et d’autres menaces se profilent à l’horizon de la part des Autorités de  Berlusconi.

     Le Comité demande de ne pas relaxer la mobilisation, bien qu’il souhaite de joyeuses fêtes à tous ses amis et amies.

    Le Comité va organiser des réunions juste après la nouvelle Année pour illustrer l’état de la poursuite judiciaire contre les deux camarades du (nouveau) Parti Communiste Italien et pour débattre de la situation des libertés démocratiques en Europe. Les dates et lieux des réunions vous seront communiqués le plus tôt possible.

Paris le 22.12.03.

 

Le Comité contre les Criminalisation de la Lutte pour la reconstruction d'un parti communiste en Italie cherche des collaborateurs pour activité de secrétariat et autres (organisation de réunions et dîners de financement, diffusion de communiqués, etc). Comité pour la liberté de cp c/o librairie  Point du Jour, 58 rue Gay Lussac 75005 Paris e.mail : libert.cp@voila.fr

 

Communiqué du 23/12/2003

du Comité contre la Criminalisation de la Lutte pour la  Reconstruction d´un Parti Communiste en Italie

 

     Suite à l’article paru dans le journal Le Monde du 23/12/2003, le comité dénonce l´attitude servile des journalistes Jean Jacques Bozonnet et Marie Claude Decamps vis à vis des autorités  italiennes.

 

     La police de Berlusconi a trouvé 100Kg d´explosifs dans une cave de Rome, et ce fait devient le centre de l´actualité italienne, justifiant une pleine page de commentaires dans ce journal :

1        Alors que dans le même jour se déroule en Italie une grève spontanée des transports, malgré les accords signés par des syndicats corrompus, et malgré les limitations au droit de grève et les réquisitions des préfets. (C´est un probable avant goût de l´accueil que réserveront les travailleurs français au projet Fillon)

2        Alors que la lutte pour sauvegarder les retraites a mobilisé dans les rues de Rome plus

       d´un million de personnes.

      3  Alors qu´éclate un nouveau scandale politico-financier avec la faillite de Parmalat,     laissant 30 000 travailleurs dans l´incertitude pour leur avenir immédiat, et laissant un grand mystère quant aux 8 milliards d´Euros évaporés dans des paradis fiscaux.

4        Alors que Berlusconi brigue pour faire promulguer la loi Gasparri qui légalise sa mainmise sur tous les médias.

     Tout ceci est relégué au second plan grâce à la “victoire totale contre le terrorisme“ que représente la découverte dans une cave de quelques explosifs et des documents attribués aux “nouvelles Brigades Rouges“.

 

     Par ailleurs grâce à d´habiles amalgames, des insinuations perverses, des accusations mensongères, l´administration Berlusconi tente d´impliquer peu ou prou toutes les forces de l´opposition dans des activités criminelles ; et jette un rideau de fumée destiné à masquer ses difficultés croissantes à maîtriser les difficultés économiques, sociales et politiques.

     Dans cet objectif il est puissamment aidé par les articles de presse tels celui de Le Monde, qui colportent, au mépris de toute éthique, les rumeurs et contre vérités bâties par les services de propagande de Berlusconi.

     Ainsi dans leur article, où ils amalgament communisme et “terrorisme“,ces deux journalistes se gardent bien d´annoncer la libération de deux membres du (nouveau) Parti communiste italien, Maj et Czeppel, décidée le 19/12 par la Chambre de l´instruction de la Cour d´Appel de Paris au motif “qu´aucun lien objectif ne peut être établi entre“ les deux militants communistes et une “quelconque organisation terroriste“. Mais, bien au contraire, ces deux journalistes persistent à diffuser les rumeurs et accusations infondées qui ont conduit ces deux communistes à subir 6 mois de détention préventive.

 

      En conclusion le Comité appelle :

- à ne pas se laisser abuser par la propagande patronale relayée par tous leurs médias. 

- à s´unir et se mobiliser contre la vague de répression, et pour la défense des libertés démocratiques.

- à venir nombreux assister aux réunions qu´il organisera dans les premiers jours de Janvier pour illustrer l’état de la poursuite contre les deux camarades du (n)PCI et pour débattre de la situation des libertés démocratiques en Europe.

 

 

 

 

Lettre à l’attention de la rédaction de Le Monde

 

Le 23/12/2003

 

Jean-Jacques Bozonnet et Marie-Claude Descamps, dans une page de Le Monde (23/12/2003) entièrement dédiée à l’Italie, citent l’arrestation dont j’ai fait l’objet dans un article sur la « grande victoire » du gouvernement Berlusconi contre le « terrorisme ».

Je tiens, par la présente lettre, à exercer mon droit de réponse.

Giuseppe Czeppel et moi-même avons été abusivement arrêtés en France le 23/06/2003 pour « terrorisme » et libérés le 19/12/2003, malgré une pression forte des autorités italiennes. Notre arrestation est un nième épisode de la persécution que l’Italie exerce depuis vingt ans contre le (nouveau) Parti Communiste italien. Toute personne qui se penche sérieusement sur le dossier le comprendra aisément. En oubliant cette libération et en mentionnant des liens inventés de toute part avec Action Directe, Jean Jacques Bozonnet et Marie Claude Descamps montrent leur manque de connaissances sur le sujet.

En outre, le portrait que ces journalistes dressent de l’Italie est tout aussi faux. Ils consacrent une pleine page sur le triomphalisme italien suite à la découverte de quelques kilos d’explosif et de quelques documents attribués aux nouvelles Brigades Rouges, dans une cave de Rome. En focalisant sur le thème, ils occultent que le même jour : des dizaines de milliers de travailleurs des transports urbains font éclater les accords de type Fillon que les autorités italiennes mettent en place avec des syndicalistes « collaborateurs » ; la société Parmalat a fait disparaître 8 milliards d’euros et a mis en danger 30,000 travailleurs ; Berlusconi et ses complices s’agitent pour élargir leur monopole sur les médias ; 12,000 soldats italiens s’apprêtent à passer les fêtes à l’étranger pour imposer l’ordre de la misère et de l’abrutissement. Oublier ce contexte relève de la manipulation d’opinion publique.  

Citer l’arrestation en France d’un « italien considéré comme appartenant à la nébuleuse dans laquelle gravitent les nouvelles BR » en conclusion permet habilement à ces journalistes d’impliquer le lecteur français sur une problématique émouvante. L’article du 23/12/2003 participe à la confusion ambiante entre communisme et risque d’attentat.

Je proteste contre cette manipulation des lecteurs.

 

Giuseppe Maj

 

 

 

 

 

Giuseppe Maj

membro della Commissione Preparatoria del congresso di fondazione del (nuovo)Partito comunista italiano, dal 20 dicembre 03 confinato nel dipartimento Seine Saint Denis  (periferia di Parigi)

 

Comunicato

21.01.04

80° anniversario della morte di Lenin.

83° anniversario della fondazione del primo Partito comunista italiano

 

Con la liberazione di Giuseppe Czeppel e mia il 20 dicembre scorso si è chiusa una fase della collaborazione delle Autorità francesi con le Autorità italiane nella persecuzione contro il (nuovo)Partito comunista italiano - (n)PCI - e se ne è aperta una nuova. È necessario fare il bilancio della vecchia fase e precisare le caratteristiche della nuova. A questo scopo occorre chiarire anzitutto il quadro della “persecuzione sistematica” delle Autorità italiane contro i promotori della ricostruzione del partito comunista italiano.

Il nostro arresto il 23 giugno scorso infatti è avvenuto nell’ambito di una campagna di perquisizioni, sequestri, interrogatori e altre forme di intimidazione (come la distruzione delle suppellettili delle abitazioni perquisite) ed è stato un episodio della lunga “persecuzione sistematica” che le Autorità italiane conducono dal 1981 contro il lavoro svolto per la ricostruzione del partito comunista sfociato nella costituzione del (n)PCI. Questo lavoro è iniziato nel 1979,  quando fu evidente il fallimento dei due precedenti tentativi impersonati rispettivamente dal PCd’I (Nuova Unità) e dalle Brigate Rosse (in proposito vedasi F. Engels - 10, 100, 1000 CARC per la ricostruzione del partito comunista, 1995). Da allora è stato condotto con continuità ideale fino ad oggi. Il (n)PCI in quanto organizzazione è lo sbocco ultimo del processo iniziato allora. Ed è dal 1981 che le Autorità italiane perseguitano con singolare tenacia e accanimento e con unità di metodo, cioè “perseguitano sistematicamente” i promotori e i protagonisti di questo processo di ricostruzione del partito comunista. Questa “persecuzione sistematica” costituisce un caso di persecuzione unico negli ultimi 50 anni della storia del nostro paese per continuità, unità di indirizzo e durata. Chi non condivide questa conclusione, non ha che da indicare un secondo caso simile a quello qui descritto. I motivi che da più di 20 a questa parte spingono la borghesia imperialista italiana a “perseguitare sistematicamente” questo processo di ricostruzione del pc sussistono tuttora. È quindi ragionevole attendersi che il nostro caso non vada, con la sentenza emessa il 19 dicembre dalla Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel di Parigi, verso una più o meno silenziosa conclusione, ma che abbia nuovi ed eventualmente clamorosi sviluppi e rilanci, probabilmente ad opera della Procura di Bologna che sull’argomento ha impegnato vari suoi uomini e il suo prestigio. A fronte di questa eventualità, noi membri del (n)PCI rinnoviamo alle FSRS, ai lavoratori avanzati e ai sinceri democratici del nostro paese e degli altri paesi europei la richiesta di mobilitarsi non solo a nostra difesa ma a difesa delle libertà democratiche. La “persecuzione sistematica” delle A.I. contro il lavoro svolto per la ricostruzione del partito comunista italiano è infatti un caso esemplare ed espressione sintetica della crescente restrizione delle libertà democratiche delle masse popolari che la borghesia imperialista sta imponendo in tutti i paesi della UE (la messa fuori legge di Batasuna e del PCE(r) e di varie organizzazioni palestinesi, arabe, dei movimenti rivoluzionari dei paesi oppressi lo conferma) e  coinvolge (come le perquisizioni del 23 giugno 03 mostrano) le autorità di un numero crescente di paesi. Fronteggiare questa “persecuzione sistematica” è quindi una questione che riguarda direttamente gli interessi di ogni FSRS, di tutti i lavoratori avanzati e di tutti i sinceri democratici e non solo la loro solidarietà nei confronti di noi e degli altri compagni bersaglio della macchinazione lanciata dalle Procure di Napoli e di Bologna con le perquisizioni coordinate del 23 giugno 03.

Nel seguito intendo dimostrare le buone ragioni che stanno alla base del nostro appello e illustrare l’aiuto e la mobilitazione che chiediamo.

 

La persecuzione sistematica della costruzione del nuovo partito comunista italiano

 

Il processo di ricostruzione del partito comunista sfociato nella costituzione del (n)PCI è veramente iniziato più di 20 anni fa? Esiste ed è esistita veramente una “sistematica persecuzione” delle Autorità italiane contro questo processo?  Perché le Autorità italiane conducono questa persecuzione sistematica?

Sono tre questioni a cui occorre dare risposte precise.

1. Il (n)PCI ha incominciato ad esistere come organizzazione nel senso stretto del termine nel 1998, quando venne costituita la Commissione Preparatoria del congresso di fondazione del (nuovo)Partito comunista italiano. La CP ha reso di pubblico dominio la propria esistenza nel marzo 1999 pubblicando il n. 1 della rivista La Voce. Con questa pubblicazione la CP chiamò comunisti e lavoratori avanzati a costituire nelle aziende, nei luoghi d’abitazione e nelle associazioni di massa comitati clandestini del (n)PCI e ad attuare “il piano in 2 punti per la costituzione del (n)PCI”. Ma il (n)PCI inteso in senso stretto è il punto di arrivo, lo stato attuale di una “carovana” che si mette in moto alla fine degli anni ‘70 e che da allora ha continuato la sua “marcia verso il West”. Strada facendo questa carovana ha mantenuto la sua natura nel corso degli anni: essa è rimasta lungo quasi 25 anni la “carovana della ricostruzione del vero partito comunista italiano, che facesse pienamente tesoro del patrimonio teorico e di esperienze accumulato dal movimento comunista nei suoi circa 150 anni vita (identità comunista) e che fosse all’altezza dei compiti politici posti dalla seconda crisi generale del capitalismo e dalla connessa situazione rivoluzionaria in sviluppo (superamento dei limiti del vecchio movimento comunista e adeguamento ai nuovi sviluppi della società)”. Ma essa ha invece cambiato più volte denominazione e  insegne. C’è stato un ricambio dei membri della carovana (alcuni se ne sono andati e altri si sono aggiunti strada facendo). A volte si è trattato di gruppi, di rivoli che si sono aggregati al corpo principale della carovana. Altre volte si è trattato di gruppi, di rivoli che se ne sono staccati e hanno preso direzioni diverse. Vi sono state divergenze, dissidi e scontri tra i membri della carovana. Oggi vi sono anziani e novizi. A volte la carovana ha lasciato indietro famiglie che si sono fissate sul posto pur mantenendo determinati legami col grosso che continuava la marcia. È capitato anche che alcuni distaccamenti restassero indietro rispetto al nucleo centrale della carovana, pur continuando anch’essi ad avanzare ma ad una velocità ridotta. È capitato che la carovana di fatto o di proposito “si sfilacciasse” in un distaccamento che per occupare prima e a beneficio di tutti una posizione avanzata prendeva una scorciatoia, in una parte che seguiva il cammino “normale” e in una retroguardia che manteneva sulla pista quanti potevano procedere solo più lentamente. Questa carovana mantenne per quasi 25 anni la sua identità rispetto al contesto in cui avanzava, ma non avanzò mai isolata. Al contrario ha svolto un lavoro via via più articolato ed è sempre stata unita da molteplici relazioni con organismi che limitavano unilateralmente il proprio impegno a questo o a quell’aspetto del lavoro complessivo della carovana: che fosse il bilancio del movimento comunista e l’elaborazione della teoria rivoluzionaria per gli uni, la solidarietà con i rivoluzionari prigionieri, la lotta contro la repressione esercitata dalla borghesia sulle masse popolari, l’intervento in questa o quella contraddizione della vita politica borghese o il sostegno delle lotte rivendicative della classe operaia e del resto delle masse popolari per altri. La caravona mentre avanzava ha interagito in un modo o nell’altro con gran parte delle FSRS e degli altri organismi popolari operanti in campo politico, culturale o rivendicativo che via via sono sorti, hanno operato  e in massima parte sono scomparsi dopo una più o meno lunga vita. Ma a chi considera oggi gli avvenimenti passati, a chi considerava già anni fa quella carovana con la speranza che mantenesse la sua direzione e continuasse ad avanzare, a chi osservava con preoccupazione e timore quella carovana che avanzava verso la “città proibita” e che sempre più si inoltrava nel “territorio interdetto” avvicinandosi sempre più pericolosamente alla “città proibita”: a queste varie categorie di persone è chiaro che esiste una carovana che da più di 20 anni avanza verso la ricostruzione del partito comunista. Se volgendoci all’indietro consideriamo oggi il “Gruppo di studio su Bahro” del ‘79 e poi il Comitato Naria, il Comitato di Propaganda Comunista (Coproco), il Coordinamento Nazionale dei Comitati contro la Repressione, la Casa Editrice G. Maj Editore, la redazione della rivista Rapporti Sociali, i CARC e l’ASP, la Commissione Preparatoria del congresso di fondazione del (nuovo)Partito comunista italiano e i suoi Comitati di partito del (n)PCI è chiaro che vi è un filo che lega tra loro queste vari organismi e ne fa espressioni o tappe diverse di un unico processo: la ricostruzione del nuovo partito comunista italiano. È chiaro a tutti quelli che considerano la cosa nel corso degli anni, che lungo i quasi 25 anni di cui parlo si è venuto sviluppando, creando, costituendo un “corpo dottrinale”, un insieme organico di concezioni generali, di analisi, di linee, di metodi di azione politica, di modi di vedere le cose e di lavorarci sopra che anima e guida una corrente che si snoda nel corso di quasi un quarto di secolo. Questo è il processo che ha portato al (n)PCI: un processo nel corso del quale si sono venute realizzando e in una certa misura si sono  realizzate le quattro condizioni per la ricostruzione del partito comunista: formazione e selezione di comunisti; elaborazione del programma, dell’analisi della situazione, della linea e del metodo di pensare e di agire; legame con i lavoratori avanzati; accumulazione dei mezzi finanziari e degli altri mezzi logistici (contatti, relazioni, strumenti, tecniche e conoscenze) necessari alla vita del partito comunista. Quindi è dimostrato che dalla fine degli anni ‘70 si è sviluppato con continuità, nel modo in cui poteva svilupparsi date le circostanze concrete, un processo unitario di ricostruzione del partito comunista sfociato nella costituzione del (n)PCI.

2. È esistita ed esiste veramente una “sistematica persecuzione” delle Autorità italiane contro questo processo?

Posto che questo processo si sviluppa da circa 25 anni senza continuità organizzativa e strettamente intrecciato con il complesso del movimento politico, rivendicativo e culturale della classe operaia e del resto delle masse popolari del nostro paese, ma certamente con continuità ideale, di concezione e di metodo, è indubbio per chiunque conosce la cronaca italiana dell’ultimo quarto di secolo che, nell’ambito della più vasta e crescente opera di repressione condotta dalla borghesia imperialista contro le masse popolari, esso è stato bersaglio di ripetuti e specifici attacchi. Questi specifici attacchi si sono ripetuti fino a configurare uno scontro che è diventato via via più chiaramente la parte più specificamente politica (cioè attinente alla questione del potere) della vasta attività repressiva condotta dalla borghesia contro le masse popolari.

Questi specifici attacchi, pur essendo portati di volta in volta da Autorità diverse, hanno tutti alcuni caratteri comuni. Si è costantemente trattato 1. di procedimenti giudiziari ognuno basato sull’accusa di implicazione nella preparazione o attuazione di attentati, 2. di campagne di intimidazione o di denigrazione incentrate sullo stesso assunto, 3. di misure di discriminazione, isolamento, esclusione giustificate con lo stesso assunto.

A ben considerare, l’implicazione nella preparazione o nell’attuazione di attentati era ed è l’accusa più semplice e più efficace, benché assolutamente  infondata, che la borghesia poteva lanciare contro il nuovo partito comunista.

La più semplice perché in Italia una “lotta armata” è esistita: con alcune caratteristiche negli anni ‘70 prima della deviazione militarista delle Brigate Rosse (come propaganda armata per la ricostruzione del partito comunista) e poi, dopo la sconfitta delle Brigate Rosse conseguente alla loro deviazione militarista, con caratteri diversi che per molti versi la avvicinano alla “politica dell’atto dimostrativo” perseguita da individui e da gruppi di ispirazione anarchica negli ultimi decenni del secolo XIX e nei primi decenni del secolo XX. Cioè durante la prima “crisi da revisionismo” del movimento comunista. Un certo numero di re, principi, capi di Stato, capi di governo, ministri e autorità di livello inferiore ne rimasero vittime tra il 1895 e il 1914 in Europa e negli USA. Si tratta di un’attività che per sua natura crea il terreno favorevole a molte manovre sporche delle Autorità e di gruppi della classe dominante: dall’accusare giudiziariamente o anche solo “politicamente” di implicazione qualche individuo e organismo che un autorevole gruppo borghese vuole eliminare o avversario che vuole indebolire, al montaggio di vere e proprie operazioni di “strategia della tensione”. La sostanza della “strategia della tensione” infatti è che un gruppo della classe dominante compie o fa compiere o lascia compiere attentati e poi ne addossa la responsabilità al partito comunista in modo da impedire od ostacolare l’aggregazione delle masse popolari attorno ad esso e facilitare la sua persecuzione o dissoluzione e nel contempo aggregare la parte più arretrata delle masse popolari attorno alla classe dominante e al suo “partito dell’ordine” onde isolare e attaccare il pc.

La più efficace perché, dopo la deviazione militarista delle Brigate Rosse, contro la “lotta armata” si è creato (per diverse ragioni e con segni diversi) una diffusa benché eterogenea e contraddittoria coalizione interclassista capitanata dai maggiori esponenti della strategia della tensione. Questi infatti hanno uno strumento efficace di azione politica nella misura in cui esistono sia la “lotta armata” sia il rifiuto di massa della “lotta armata”.

Di conseguenza la borghesia imperialista poteva combinare la repressione contro il nuovo partito comunista condotta dai corpi e dalle istituzioni della controrivoluzione preventiva con tentativi di mobilitazione di massa contro il nuovo partito comunista.

Tutti i procedimenti giudiziari lanciati contro “la carovana della ricostruzione del vero partito comunista italiano” dal 1981 a oggi (un promemoria preparato dall’avvocato Giuseppe Pelazza per  la difesa nel nostro attuale caso ne elenca sei prima dell’attuale) attribuivano a membri di quella carovana quello che essi non facevano. È un caso che Autorità della classe dominante hanno continuato lungo più di 20 anni ad attribuire ai membri di quella carovana attività loro estranee, ma comode come pretesto per interrompere la loro attività? Tutte le Autorità che hanno successivamente assunto un ruolo dirigente in questa persecuzione si sono “sbagliate” e sempre, guarda caso, allo stesso modo? Nei più di 20 anni di esistenza di quella carovana mai è saltato fuori anche un solo autore di attentati che provenisse dalle sue fila. Eppure la Commissione Bicamerale Stragi (molti ricorderanno l’on. Pellegrino e le sue perorazioni contro i CARC) ha continuato a parlare di quella carovana come di una “organizzazione terroristica”. La CGIL espelle dal sindacato i membri dei CARC come “terroristi”, come in Germania la centrale sindacale tedesca DGB con altri pretesti espelle i membri del MLPD (Partito Marxista-Leninista di Germania). Varie FSRS succubi ideologicamente della borghesia “isolano” i CARC e partecipano a una sorta di “congiura del silenzio” contro le attività della CP e le posizioni teoriche che essa afferma: se  “citano” non dicono mai la fonte. Fino a Pisanu e Taormina che ancora l’8 gennaio 04 nella Commissione Affari Costituzionali vomitano bile e livore contro il (n)PCI e invocano e annunciano sanzioni severe e definitive. Insomma ci vuole molta buona volontà per non vedere che da quasi 25 anni la classe dirigente italiana ha condotto e conduce una “persecuzione sistematica” contro quel processo di ricostruzione del pc che è sfociato nella costituzione del (n)PCI.

Esiste ed è esistito un piano coerente, bene organizzato di “persecuzione sistematica” di quella carovana con uno Stato Maggiore che ne dirige l’applicazione, “un’orchestrazione e un direttore d’orchestra” come direbbero i membri di D17, autori del vergognoso comunicato giustamente denunciato da La Voce n. 15? Ma è forse mai esistito qualcosa del genere ad esempio per la collaborazione tra la DC e la Mafia? O per la collaborazione tra la borghesia italiana e il Vaticano? Basta costruire un’immagine grottesca delle operazioni politiche per negare poi che esistano anche operazioni politiche peraltro realissime, per nasconderle e quindi favorirne la prosecuzione. Ma i fatti hanno la testa dura. Quando un’operazione politica corrisponde agli interessi reali, pratici e universali della borghesia, essa è perseguita da più lati e sotto angolature diverse dai suoi esponenti anche se tra di essi non esiste un “piano ben orchestrato” e anzi esistono contrasti e concorrenza, come è nella natura della borghesia. E le operazioni che per la loro natura non possono essere oggetto di una legge e di un “programma di legislatura”, proprio per questo vengono compiute con metodi e procedimenti loro propri, che non sono quelli delle operazioni politiche legali, come l’intervento della Protezione Civile in soccorso dei terremotati di San Giuliano. In tutti gli attuali regimi borghesi esiste una “Costituzione reale” diversa dalla “Costituzione legale”, un programma reale di governo diverso dal programma elettorale e ufficiale dei partiti che lo compongono, un regime contabile e fiscale reale diverso da quello legale, una gerarchia di autorità reali diversa dalla gerarchia delle autorità legali (legalmente in Italia il potere del Vaticano sarebbe poca cosa e Agnelli o Pirelli non avrebbero nessuna autorità politica), esistono persino corpi e istituzioni reali e occulti diversi da quelli previsti da leggi e ordinamenti, ecc. Perfino Berlusconi e Bossi qualificano alcune attività politiche di ministri e segretari di partito con l’epiteto spregiativo di “teatrino della politica” sottintendendo che esiste una politica reale che non si esibisce sul palcoscenico, non è di dominio pubblico, è cioè clandestina. È forse tanto inconcepibile, che sarebbe assurdo gettare l’allarme al riguardo, la tesi che la borghesia imperialista italiana ha anche una politica reale dell’ordine pubblico diversa da quella ufficiale, la sola che è oggetto di programmi di governo e di leggi? Chi vuole dare una spiegazione razionale dei procedimenti giudiziari che nel corso degli anni hanno colpito “la carovana della ricostruzione del vero partito comunista italiano”, una spiegazione coerente con le caratteristiche dei vari protagonisti della società italiana, quindi costruire un quadro della realtà che sia ragionevole, coerente e verosimile e non richieda per spiegare i fatti l’intervento della Madonna di Fatima o di altro “deus ex machina”, non può che concordare con quanto ho sopra esposto. Quindi deve riconoscere che da quasi 25 anni la borghesia imperialista italiana conduce una “persecuzione sistematica” contro il processo di ricostruzione del pc che è sfociato nella costituzione del (n)PCI.

Questa “persecuzione sistematica” ha alcune caratteristiche che è importante comprendere. La borghesia non accusa apertamente “la carovana della ricostruzione del vero partito comunista italiano” per quello che essa fa, ma la accusa di attività che essa non fa e di intenzioni che le sono estranee. La borghesia non interdisce apertamente e per legge ogni attività politica ai comunisti. Ufficialmente anzi la ammette, ma di fatto perseguita i comunisti (reali o presunti membri del (n)PCI e della “carovana”) imputando loro come reati attività che essi non fanno. In Italia la borghesia interdì ogni attività politica ai comunisti, e l’esistenza stessa del partito comunista, al tempo del Fascismo, nel 1926. Allora sciolse tutte le organizzazioni politiche salvo quelle fasciste e quelle clericali (facenti capo al Vaticano) e arrestò molti comunisti ivi compreso il principale dirigente del partito comunista, A. Gramsci, applicando retroattivamente le leggi speciali fatte allo scopo. Ma, a differenza degli altri partiti, il partito comunista, pur colto anch’esso alla sprovvista, non si sciolse, con il sostegno della Internazionale Comunista e dell’URSS riorganizzò con tenacia ed eroismo nella clandestinità la sua attività e nel giro di neanche 20 anni  la situazione era diventata così brutta per la borghesia e i legami del PCI con la classe operaia e le masse popolari erano diventati così forti che negli anni 1945-1947 l’Italia fu lì lì per diventare un paese socialista. Non lo diventò principalmente per i limiti di concezione e di linea politica propri del partito stesso. La borghesia da allora non osò più (neanche ai tempi di Scelba) e non osa ancora interdire ogni attività politica ai comunisti. Deve quindi ricorrere a pretesti per perseguitare i comunisti. Ma il ricorso a pretesti irreali rende la persecuzione meno efficace e relativamente fragile: offre spunti maggiori e specifici per resistervi e fare di ogni persecuzione un fattore di rafforzamento del partito.

3. Perché la borghesia imperialista italiana e le sue Autorità (quindi non solo il governo Berlusconi) “perseguitano sistematicamente” da più di 20 anni a questa parte la carovana che impersona il processo di ricostruzione del pc sfociato nella costituzione del (n)PCI?

Le possibili risposte a questa domanda in sostanza si riducono a due. Una è che la classe dirigente italiana è tarata e affetta da pulsioni morbose a perseguitare chi  non merita la sua persecuzione: che negli ultimi 50 anni non abbia mai perseguitato nessun altro gruppo con pari accanimento e su un così lungo periodo come ha fatto e fa con quella carovana, sarebbe un caso. L’altra risposta è che la classe dirigente italiana ha visto e vede in quel processo e nel (n)PCI che ne è il risultato un pericolo che altri protagonisti della politica italiana e meno avveduti avversari del comunismo non vedono.

In Italia nella sinistra borghese e nella sinistra popolare di regola si sottovaluta la capacità della borghesia italiana di comprendere la situazione politica e di operare in modo da conservare il potere: in una parola, l’intelligenza politica della borghesia italiana. L’Italia borghese è sempre stata una paese debole nell’ambito delle grandi potenze europee e mondiali perché la borghesia italiana ha unificato politicamente il paese senza eliminare il Papato (il Vaticano), di cui aveva bisogno per far fronte alle masse popolari. L’esistenza di due poteri politici autonomi nello stesso paese ha aperto la via alla proliferazione di poteri autonomi e quindi ha impedito che lo Stato italiano  concentrasse in sé il potere necessario perché l’Italia borghese diventasse una grande potenza. Da qui l’opinione diffusa che l’imperialismo italiano è un “imperialismo straccione”. Ma per altro verso la borghesia italiana ha più volte dimostrato un raffinata intelligenza politica che si è formata con l’apporto delle precedenti classi dominanti del paese ed è costituita con il contributo determinante del Vaticano. Senza il Vaticano, il resto della classe dominante italiana difficilmente sarebbe sopravvissuto alla crisi successiva alla prima guerra mondiale e a quella successiva alla seconda. La grande intelligenza politica della borghesia italiana, intesa nel suo complesso comprendendovi quindi il Vaticano, è invece dimostrata sia dalla formazione del Fascismo sia dalla formazione del regime DC: due costruzioni per cui essa ha fatto scuola nel mondo. Quindi bisogna concludere che la borghesia italiana ne perseguitare sistematicamente da quasi 25 anni la carovana il cui lavoro è sfociato nella costituzione del (n)PCI è guidata dalla sua grande intelligenza politica.

Perché questa “persecuzione sistematica”? Alcuni (e tra gli altri i membri di D17 hanno occupato un posto distinto per infamia, come La Voce n. 15 ha denunciato) dicono che noi stessi siamo responsabili della persecuzione che subiamo. Se fossimo più buoni e più cauti, non saremmo perseguitati. Quanto a noi, noi ci rifacciamo al presidente Mao: “Se il nemico ci attacca è un buon segno: vuol dire che la nostra esistenza e la nostra attività lo disturbano”. In un periodo in cui il 99% delle persone colte affermano che “il comunismo è morto”, perché perseguitare un piccolo e ancora precario partito comunista? Non è un caso che la classe dirigente italiana non è in grado di fare una legge che ci metta fuorilegge, di perseguitarci apertamente per quello che facciamo, di fare blocco compatto contro di noi al punto da portare a fondo (cioè fino alla condanna) i procedimenti giudiziari con cui ci disturba e intralcia la nostra attività. Come non è un caso che non riesce ad impedire il nostro sviluppo, che non è più lento di quello delle FSRS non “sistematicamente perseguitate” dalla borghesia imperialista italiana. Noi ci siamo sviluppati lentamente, ma 1. perché siamo riusciti solo lentamente a recuperare e assimilare il patrimonio del vecchio movimento comunista che il revisionismo moderno e l’opera della borghesia avevano cancellato o ricoperto da mille strati di deformazioni (e certamente abbiamo ancora del lavoro da fare in proposito) e 2. perché siamo riusciti solo lentamente a individuare e superare i limiti che hanno impedito al vecchio movimento comunista di continuare a svilupparsi oltre i grandi risultati raggiunti nella prima parte del secolo XX e che lo hanno fatto preda dei revisionisti moderni che lo hanno condotto allo sfacelo. Inoltre la velocità dello sviluppo di un partito comunista è condizionata anche dallo sviluppo complessivo delle contraddizioni e della lotta politica e culturale della società. La forza del partito comunista è nello stesso tempo sia una forza motrice della maturazione della situazione generale, sia un effetto e un indice di essa.

La ragione vera della “persecuzione sistematica” che la borghesia imperialista conduce contro la carovana il cui percorso è sfociato nella costituzione del (n)PCI sta nel fatto che la sua linea è sostanzialmente giusta, il suo metodo d’azione abbastanza efficace e la concezione del mondo che elabora, di cui si nutre e che diffonde è comunista, incompatibile con la sopravvivenza del capitalismo: quindi il sistema organizzativo e in generale di relazioni che si forma su questa base costituisce un potere antagonista che la borghesia cerca di eliminare. Non è un caso che la “persecuzione sistematica” di quella carovana da parte della borghesia imperialista italiana costituisce un caso unico negli ultimi 50 anni di storia del nostro paese, come ho sopra già indicato.

 

La nostra risposta alla persecuzione sistematica

 

Di fronte alla “persecuzione sistematica” condotta dalla borghesia imperialista italiana noi comunisti non potevamo accontentarci di resistere, mantenendoci fedeli alla nostra causa e sopportando pazientemente i colpi che la borghesia ci infliggeva. Un atteggiamente del genere è giusto come morale individuale. È sbagliato come comportamento collettivo, d’insieme, dei comunisti, del loro partito. Il partito deve mettersi in condizioni di continuare a svolgere con libertà e iniziativa il suo ruolo sociale qualunque cosa faccia la borghesia. Il partito comunista deve far fronte con il resto delle masse popolari alle angherie della borghesia, ma lo deve fare svolgendo un ruolo particolare: deve mostrare e aprire al resto delle masse popolari la via per liberarsene. Se non fa questo e semplicemente subisce le angherie della borghesia e si affida alla resistenza individuale dei suoi membri, esso viene meno al suo ruolo e tradisce la causa, quale che sia l’eroismo e la disponibilità al sacrificio che i suoi membri individualmente mostrano. Da qui la nostra principale misura di difesa dalla “persecuzione sistematica” che è consistita nel passare all’attacco: la linea della clandestinità, la settima discriminante.

La “persecuzione sistematica” ha indotto la parte più avanzata della carovana della ricostruzione del pc a costituire il (n)PCI. A comprendere ciò che la storia del movimento comunista mostra chiaramente a chi la studia per trovare risposta alla questione, l’insegnamento che già Lenin aveva tratto: vedasi Il fallimento della II Internazionale (1915) e A proposito dell’opuscolo di Junius (1916). Il partito comunista nell’epoca della rivoluzione proletaria, nell’epoca dell’imperialismo e della controrivoluzione preventiva deve essere clandestino. La clandestinità è una condizione indispensabile sia per la  continuità del suo apparato organizzativo sia per condurre sistematicamente senza restrizioni, reticenze, sottintesi, ma nel modo più comprensibile ed efficace un’attività libera e multiforme di elaborazione dell’esperienza, di formulazione di linee e parole d’ordine, di propaganda e di mobilitazione delle masse popolari e di accumulazione delle forze rivoluzionarie. Insomma è una universale condizione necessaria perché un partito comunista riesca ad assolvere al proprio ruolo nell’epoca della rivoluzione proletaria. Questa è la lezione che il (n)PCI ha ricavato dall’esperienza pluriennale della carovana, alla luce dell’esperienza e del patrimonio teorico del movimento comunista italiano e internazionale e dell’analisi dei regimi politici dei paesi imperialisti. Questa conclusione (la “settima discriminante”) l’abbiamo più volte enunciata e spiegata da più lati nella rivista La Voce (dal n. 1 al n. 14) e nella misura delle nostre forze l’abbiamo propagandata in Italia presso le FSRS e gli elementi avanzati delle masse popolari e all’estero presso i partiti e le organizzazioni comuniste. E continueremo a farlo. Le condizioni che la repressione e la nostra resistenza alla repressione hanno creato ci consentono ora di farlo con più forza e con un raggio d’azione più ampio.

Era ovvio che questa nostra conclusione, di cui il (n)PCI è la concretizzazione, suscitasse perplessità e opposizione tra le FSRS. Lo scontro sulla questione fa parte integrante del lavoro per la ricostruzione del partito comunista e per il suo rafforzamento e dello schieramento delle FSRS e degli elementi avanzati delle masse popolari rispetto ai compiti nuovi della lotta di classe che il progredire della crisi generale del capitalismo sempre più apertamente pone all’ordine del giorno. Era inoltre ovvio che la costituzione del (n)PCI come partito clandestino, che complessivamente rendeva la repressione meno efficace e meno utile per la borghesia (e anzi per alcuni aspetti più dannosa per essa), offriva nello stesso tempo alla borghesia imperialista, che però ci aveva “sistematicamente perseguitato” già quando non eravamo clandestini, un nuovo argomento per giustificare presso le masse popolari la continuazione della sua “sistematica persecuzione”. Essa ha offerto anche nuove armi agli avversari del comunismo e alla destra delle FSRS per denigrare e cercare di isolare sia il (n)PCI sia le FSRS che, pur non partecipando al (n)PCI, si sono espresse a favore della sua costituzione o della sua attività in generale o anche solo a favore di alcuni aspetti della sua attività.

Una delle accuse o critiche è stata che “abbiamo offerto una nuova arma alla borghesia per attaccare noi, tutte le FSRS e tutto il movimento di resistenza e di protesta”. In realtà la borghesia ci perseguitava, e con più efficacia, anche quando non eravamo clandestini e l’esistenza del partito clandestino protegge le organizzazioni comuniste e popolari legali, in quanto la borghesia modera la sua persecuzione contro di esse per non dare ragione, prestigio e maggiore forza al partito clandestino e comunque ogni persecuzione contro di esse, se incontra una resistenza conforme alla concezione e alla linea del partito, raffoza il movimento comunista nel suo complesso. Il partito clandestino è un baluardo contro la persecuzione e una salvaguardia anche per le organizzazioni pubbliche. Da qui la rabbia della borghesia contro di esso e la sistematica opera di denigrazione contro di esso, a cui le FSRS non devono collaborare, ma anzi opporsi.

Un’altra accusa che ci viene fatta è che costituendoci in partito clandestino noi facciamo come la borghesia, il cui regime è ingolfato di organizzazioni e attività clandestine che svolgono una percentuale grande e crescente delle sue attività politiche, economiche e culturali. L’attività della Commissione Anselmi di inchiesta sulla P2 e la sua incapacità di concludere con una proposta di legge che vietasse le organizzazioni e le attività clandestine confermano quanto la borghesia in generale e il Vaticano in particolare siano ridotti a cospirare, a complottare e ad agire nell’ombra al riparo dallo sguardo delle masse popolari e dei propri concorrenti. Senza attività clandestina nè l’Opus Dei potrebbe tessere le sue trame, né l’IOR potrebbe controllare il sistema finanziario e manovrare i Sindona, Calvi, Fazio e Tanzi di turno, né il Mossad potrebbe controllare ed eliminare gli avversari più efficaci del sionismo, né gli imperialisti USA potrebbero infiltare e ricattare la classe dirigente italiana, nè la Mafia potrebbe tessere i suoi lauti affari, ecc. L’elenco potrebbe continuare perché da Gladio ai vari ordini cavallereschi (di Malta, del Santo Sepolcro, ecc.) e alle varie logge massoniche e paramassoniche la classe dominante del nostro paese è un brulicare di organizzazioni clandestine. In realtà però la nostra clandestinità, oltre a rispondere a uno stato di necessità impostoci dalla borghesia, è sostanzialmente differente da quella della borghesia. Ogni organizzazione clandestina borghese cerca di nascondere alle masse popolari e ai concorrenti la sua esistenza, i suoi obiettivi, la sua concezione, la sua linea e i suoi metodi d’azione. Al contrario il (n)PCI cerca con tutte le sue forze di far conoscere alle masse popolari la sua esistenza, i suoi obiettivi, la sua concezione, la sua linea e i suoi metodi d’azione; essi rispecchiano e ambiscono a realizzare le migliori aspirazioni e i migliori sentimenti delle masse popolari; il (n)PCI chiama con ogni mezzo le masse popolari a partecipare alla elaborazione e alla realizzazione dei propri obiettivi.

Può darsi che trascuriamo o ignoriamo alcune altre obiezioni. Un tratto comune a tutte le obiezioni che ci vengono fatte è comunque che nessuno dei nostri obiettori ha esposto né in privato e tantomeno in pubblico un piano alternativo al nostro che dia una soluzione ragionevole al problema a cui noi abbiamo dato soluzione costituendoci in partito clandestino.

 

La risposta delle FSRS, dei lavoratori avanzati e dei sinceri democratici

 

Detto questo, anzitutto riconfermiamo la nostra determinazione a continuare il lavoro di rafforzamento del (n)PCI. Questa è la risposta principale e la più efficace alla repressione. E per questo incitiamo anche tutte le FSRS e tutti i lavoratori avanzati a praticarla.

In secondo luogo chiediamo alle FSRS, agli elementi avanzati delle masse popolari e ai sinceri democratici di mobilitarsi contro la “persecuzione sistematica” della “carovana della ricostruzione del vero partito comunista italiano” e contro la crescente attività repressiva che la borghesia imperialista conduce contro le masse popolari e in particolare contro chiunque, individuo o organismo, essa o parte di essa ritiene (a torto o a ragione) che sia o possa diventare centro di aggregazione, mobilitazione, orientamento, organizzazione e direzione delle masse popolari che si oppongono alla eliminazione delle conquiste strappate durante la prima ondata della rivoluzione proletaria e, peggio ancora, che essa o parte di essa ritiene (a torto o a ragione) che sia o possa diventare centro di aggregazione, mobilitazione, orientamento, organizzazione e direzione della risposta delle masse popolari alla guerra non dichiarata di sterminio che la borghesia imperialista conduce contro le masse popolari anche nei paesi imperialisti: una risposta che è destinata a crescere fino a trasformarsi, se il partito comunista svolgerà bene il suo ruolo, in guerra popolare rivoluzionaria fino a fare del nostro paese un paese socialista nell’ambito della seconda ondata della rivoluzione proletaria.

Gli aspetti più importanti di questa mobilitazione contro la “persecuzione sistematica”  del lavoro di ricostruzione del pc e contro la persecuzione di cui sono bersaglio le FSRS e i lavoratori avanzati sono 1. la denuncia della “persecuzione sistematica” del lavoro di ricostruzione del partito comunista e del suo legame  con la più vasta repressione contro le ampie masse popolari e 2. la mobilitazione delle masse popolari in iniziative di solidarietà verso i compagni, i lavoratori e le organizzazioni bersaglio della repressione.

L’informazione sull’attività repressiva della borghesia e la denuncia sono un’arma molto efficace, un deterrente importante. La borghesia imperialista è obbligata a cercare l’appoggio almeno di una parte delle masse popolari. Non può neanche accontentarsi dell’appoggio solo della parte più arretrata delle masse popolari. Per mantenersi al potere è costretta a cercare di ottenere l’appoggio anche di almeno una parte degli elementi avanzati delle masse popolari. Bisogna mostrare sistematicamente che la “persecuzione sistematica” contro il (n)PCI e il processo di ricostruzione del pc è la parte più politica della persecuzione ben più variegata e vasta che colpisce molte FSRS e vari settori delle masse popolari che resistono all’eliminazione delle conquiste e che protestano contro questo o quell’aspetto della guerra di sterminio che la borghesia imperialista conduce in ogni angolo del mondo contro le masse popolari. Che questa persecuzione contro FSRS e vari settori delle masse popolari è segno e portatrice di una deriva autoritaria e militarista del regime politico e della ben più ampia direzione della borghesia imperialista e delle sue autorità costituite sulla società. Una deriva oggi ancora “resistibile” come fu “resistibile” fino ad una certa data “l’ascesa del signor UI” di cui tratta l’omoniama opera di Brecht. Questa deriva autoritaria e militarista colpisce e ancora più colpirà sempre più diffusamente e profondamente non solo le masse popolari ma anche quei settori e individui del campo della borghesia imperialista che non sono investiti di autorità. Oggi è quindi necessario e utile fare denuncia e mobilitazione anche presso i “personaggi” della classe dominante non direttamente investiti di autorità, alimentare e valorizzare tutti i contrasti che la deriva autoritaria e militarista del regime politico suscita, tutti gli interessi che lede. Fermo restando che il campo principale di lavoro resta l’informazione, la denuncia e la mobilitazione delle masse popolari e che non dobbiamo mai e poi mai condurre le cose in modo da dipendere dai “personaggi” per portare avanti la nostra campagna.

Cosa significa informazione e denucia presso le “ampie masse popolari” e mobilitazione delle “masse popolari”? Alcuni compagni usano queste espressioni retoricamente e altri quando le sentono usare le intendono come espressioni retoriche che lasciano il tempo che trovano e non impegnano a niente. Al contrario, si tratta di una indicazione di lavoro concreta e precisa.

Quando diciamo “ampie masse popolari” vogliamo dire che il tipo di argomenti da usare, il linguaggio da impiegare, le considerazioni da svolgere devono essere tali da riflettere l’esperienza, toccare i sentimenti e mobilitare le aspirazioni delle masse popolari. Bisogna rifuggire dal gergo, dal linguaggio stereotipato, dalla lingua per iniziati e “addetti ai lavori”. Bisogna evitare strumenti (argomenti, volantini, riviste, riunioni) raffazzonati e scadenti, incomprensibili alle masse popolari o comunque difficili da capire, bisogna che ogni nostro strumento e iniziativa sia una scuola di comunismo: infonda nelle masse popolari fiducia nelle proprie forze e nella possibilità di vincere quali che siano le difficoltà che dobbiamo sormontare e favorisca la loro unità e l’unità col partito comunista.

Quando diciamo “ampie masse popolari” vogliamo dire che per ogni attività particolare, concreta, non dobbiamo rivolgere i nostri appelli e cercare di mobilitare  solo chi è già organizzato, chi è già d’accordo, il vecchio giro di compagni e amici. In ogni attività dobbiamo andare oltre la vecchia cerchia  e lanciare l’appello in ambienti nuovi, nelle strade, nei mercati, nelle scuole e nelle aziende, dobbiamo predisporre sistemi di raccolta e formazione all’attività di quanti rispondono all’appello ma mancano di esperienza.

Dire “masse popolari” non allude insomma alla quantità di persone che già oggi mobilitiamo e che saranno da subito sensibili al nostro appello. Indica l’ambito in cui dobbiamo andare a cercare nuovi protagonisti della nostra lotta.

 

Dal carcere al confino

 

Veniamo ora a noi due membri del (n)PCI che il 20 dicembre le Autorità francesi hanno trasferito dal carcere al confino. E veniamo contemporaneamente ai compagni presunti membri del (n)PCI, ai compagni veri o presunti appartenenti alla “carovana della ricostruzione del vero partito comunista italiano”, ai compagni oggetto delle perquisizioni che la borghesia imperialista ha svolto e svolge e delle indagini e inchieste che conduce nell’ambito della attuale campagna di repressione del (n)PCI anche servendosi a macchia d’olio del materiale che ci ha sequestrato nelle perquisizioni di giugno. Cosa ci attende nel futuro prossimo? Cosa ci proponiamo di fare?

Noi due dopo l’arresto abbiamo adottato la linea di rifiutare ogni collaborazione con le Autorità francesi e italiane (ma come previsto abbiamo fin dal primo momento dichiarato la nostra appartenenza alla CP del congresso di fondazione del (n)PCI), fare appello alla solidarietà delle FSRS e delle masse popolari, contestare sul piano legale ogni argomentazione e “fatto” su cui le Autorità cercavano di legalizzare la loro persecuzione extralegale e avanzare tutte le richieste a noi favorevoli che la legge consente. Insomma rendere la nostra detenzione più gravosa possibile per le A.F. Al secondo appello fatto da noi per essere liberati, il 19 dicembre la stessa Corte che all’inizio di novembre aveva trovato indispensabile la nostra carcerazione, anche se la situazione non era per nulla cambiata ha trovato che non c’erano indizi di “attività terroristica”, che per i documenti falsi avevamo fatto già due mezi più del massimo e che le indagini potevano proseguire anche se non eravamo in prigione. Rifiuto più o meno incidentale di una singola Corte di partecipare più oltre alla persecuzione politica o cambio del gioco deciso in alto? Impossibile dirlo per ora. In entrambi i casi ha pesato molto la mobilitazione solidale che è stata fatta in Italia e in Francia e a cui hanno contribuito anche il MLPD (Partito Marxista-Leninsita di Germania), l’organizzazione Aufabau della Svizzera e il Movimento della Sinistra Indipendentista della Bretagna (Emgann). Sono particolarmente importanti la mobilitazione fatta in Francia e i legami creati con i movimenti indipendentisti bretone, basco e corso. In Francia ci sono più di 200 detenuti politici sottoposti a un regime giudiziario e carcerario diverso da quello cui sono sottoposti i detenuti comuni: almeno 8 di Action Directe e di Manifeste Rouge, vari membri dei movimenti nazionalisti e comunisti arabi, 14 comunisti spagnoli membri del PCE(r) o dei GRAPO, 50 indipendentisti corsi (che su una popolazione di 250.000 abitanti è un numero enorme), 6 indipendentisti bretoni di sinistra (alcuni al quinto anno di detenzione preventiva: il processo inizierà il 1° marzo), 140 indipendentisti baschi di sinistra (che sommati a quelli prigionieri in Spagna fanno circa 700 prigionieri su una popolazione di appena 3 milioni di persone), un numero imprecisato ma alto di “arabi e mussulmani” imputati per l’attuale movimento rivoluzionario diretto dal clero reazionario, sindacalisti e lavoratori avanzati arrestati per fatti, forse illegali perché le leggi sono fatte contro i lavoratori e a favore dei padroni ma certamente legittimi, compiuti nel corso delle lotte rivendicative e di difesa delle conquiste. Ma i movimenti di solidarietà sono limitati e frazionati: ogni corrente promuove la solidarietà solo per i suoi o quasi. Non viene fatta una denuncia sistematica del regime di controrivoluzione preventiva di cui lo Stato francese è maestro internazionale e del suo ruolo nell’imporre in questi mesi un disegno repressivo in tutti i paesi dell’UE. Le FSRS non fanno sistematicamente un lavoro di mobilitazione della solidarietà delle masse popolari verso tutti i rivoluzionari prigionieri e verso tutte le organizzazioni colpite dalla repressione, in particolare verso i movimenti per l’autodeterminazione nazionale dei popoli basco, corso e bretone (lo Stato francese ad esempio sta in questi giorni portando avanti una articolata operazione di soffocamento del settimanale nazionalista U Ribombu e di denigrazione del movimento nazionale corso nell’indifferenza delle FSRS francesi), come parte integrante della lotta a difesa delle libertà democratiche delle masse popolari. In questo panorama i compagni della Associazione per la Difesa di uno Spazio Europeo di Libertà (ADEEL) e del Comitato contro la Criminalizzazione della Lotta per la Ricostruzione di un Partito Comunista in Italia, nonostante il lungo nome che si sono dati hanno fatto un brillante lavoro che ha avuto effetti dirompenti. In ottobre alla Festa de l’Humanité hanno raccolto 1.200 firme sotto una mozione di solidarietà. Il 31 ottobre alla Camera del Lavoro (Bourse du Travail) di St Denis (periferia operaia e rossa di Parigi) c’erano quasi 150 persone a un’assemblea di solidarietà. Cosa mai vista da anni a questa parte. La Polizia è intervenuta a fare opera di intimidazione: cosa che a detta di un compagno del PCF negli ultimi anni era avvenuta solo un’altra volta, contro un’assemblea di immigrati clandestini (“Sans papiers”). Varie organizzazioni e personalità di sinistra hanno preso apertamente posizione contro la nostra detenzione. Inoltre Associazione e Comitato avevano iniziato a tessere rapporti con gli organismi di solidarietà di tutte le tendenze sopra indicate. Anche questo è dirompente nel panorama fraancese. Noi in carcere abbiamo seguito una linea analoga e quello che avveniva fuori destava interesse e mobilitazione nei carceri e viceversa. La detenzione di comunisti destava interesse e interrogativi anche tra i comuni.  Il movimento di solidarietà era in crescita e in Francia in marzo ci sono le elezioni regionali e cantonali e in giugno le europee, come in Italia. Insomma la detenzione dei due comunisti italiani era diventata tutto fuorché una detenzione di tutto riposo per le A.F. Questo certamente ha pesato a favore della nostra liberazione. Che sia stato principalmente per questo o principalmente per altri motivi, siamo comunque stati liberati. Ma siamo stati posti al confino, senza altra scadenza che quella che le Autorità giudicheranno “ragionevole”.

La Corte d’Appello da una parte ha detto che non vi sono le condizioni per detenerci. Quindi ha contraddetto se stessa perché due mesi prima aveva detto che esistevano, mentre la situazione era esattamente la stessa. Dall’altra ci ha imposto condizioni pesanti: confino in zone ristrette (io non posso uscire dal dipartimento Seine St Denis, legalmente non posso andare a Parigi neanche per incontrare i miei avvocati e Czeppel non può uscire da Parigi), non possiamo comunicare tra noi due in alcun modo (e ciò crea  possibili contestazioni dato che molti compagni si incontrano spesso sia con me sia con Czeppel), firma settimanale dalla polizia, privazione dei documenti personali, obbligo di abitare presso persone fissate dalla Corte. Perché questa contraddizione? Per accontentare il Giudice Istruttore che quattro giorni prima ci aveva addrittura levato tutti i permessi di colloquio e continuava a ostacolare la corrispondenza, il Procuratore e le A.I. tutte ufficialmente contrarie alla liberazione? Per creare le condizioni per riarrestarci se non funziona la trappola tesa con la liberazione (nostri contatti con la struttura clandestina del (n)PCI che permettano di porre sotto controllo altri compagni)?

 

Cosa ci attende nei prossimi mesi?

 

Intanto, e questo riguarda anche gli altri compagni cui mi riferivo sopra, la Procura di Bologna, nella persona di Paolo Giovagnoli, si prepara a rinnovare le vecchie accuse per associazione sovversiva (art. 270 bis del Codice Penale)) e a rinnovare l’arsenale aggiungendovi l’accusa di banda armata (art. 306 del Codice Penale) e altre costruzioni giuridiche fantasiose quanto la ‘finanza creativa” di Tremonti e di altri loschi speculatori.

A fronte di queste minacce delle Autorità Italiane, bisogna prevenire la loro iniziativa, anzitutto denunciando la preparazione in corso e mobilitando un vasto schieramento contro di esse. La compattezza e la vastità dello schieramento contro l’operazione che stanno preparando sono un fattore importante della sua efficacia. L’attività degli avvocati incaricati della difesa legale deve essere sistematicamente messa al servizio di questa denuncia e del rafforzamento dello schieramento che si contrappone alle losche manovre che la Procura di Bologna sta mettendo in opera. I comunisti e le FSRS che faranno questo lavoro, si metteranno con esso contemporaneamente alla testa della denuncia e della lotta contro la deriva autoritaria e militarista del regime borghese che, in tutta Europa, come una nuova peste nera colpisce settori via via più numerosi delle masse popolari locali e immigrate. È questo un aspetto essenziale del lavoro di ogni comunista e della formazione che i comunisti devono fare verso i lavoratori avanzati: chi con i lavoratori tratta solo di rivendicazioni economiche, a lungo andare non rafforza neanche la mobilitazione per le rivendicazioni economiche. Infatti le lotte rivendicative si estendono, rafforzano e durano nel tempo solo se sono parte della più vasta lotta per porre fine all’attuale ordinamento sociale e instaurare nuovi paesi socialisti. Ovviamente questa lotta, di cui i comunisti organizzati in partito sono promotori, organizzatori e dirigenti, ha il suo nerbo più solido nel partito comunista. Il lavoro per la ricostruzione del partito comunista, e quindi in specifico la creazione delle quattro condizioni per la sua costituzione e l’attuazione del “piano in 2 punti” proposto dalla CP, è la principale struttura che anima tutta la vasta e multiforme resistenza che le masse popolari oppongono al procedere della crisi del capitalismo e la mobilitazione rivoluzionaria delle masse popolari che inizia a svilupparsi. Così come parallelamente la repressione del lavoro di ricostruzione del partito comunista è il vero cuore dello Stato e della controrivoluzione preventiva sviluppata dalla borghesia imperialista. Non a caso Berlusconi, interprete e portavoce delle aspirazioni più profonde di tutta la borghesia imperialista, fa dell’anticomunismo la bandiera unificante della sua banda di fascisti, mafiosi, razzisti, clericali, speculatori e avventurieri.

Anche nelle nuove condizioni del confino, io in St Denis che fu la cittadella rossa del proletariato francese nel secolo XX e Giuseppe Czeppel nella Parigi della gloriosa Comune del 1871 che benché sconfitta e annegata nel sangue di tanti martiri proletari francesi e di altre nazioni è stata feconda di insegnamenti per il movimento comunista internazionale dei decenni successivi, noi daremo come abbiamo cercato di fare in carcere tutto il contributo di cui siamo capaci alla rinascita del movimento comunista nel mondo e alla ricostruzione del partito comunista nel nostro paese, seguendo le indicazioni del (n)PCI di cui siamo membri.

Collaboreremo con tutte le FSRS italiane ed europee che vorranno la nostra collaborazione per rafforzare la loro attività a favore della ricostruzione del partito comunista o che anche solo vorranno conoscere meglio la concezione, la linea e l’attività del (n)PCI. In particolare

1. verrà aperta una Università Popolare (UP) per la formazione dei comunisti e la propaganda della concezione del mondo e del metodo comunisti: l’UP incomincerà i suoi corsi nella primavera;

2. funzionerà una Delegazione con il compito di stabilire contatti con partiti e organizzazioni comuniste, FSRS  e altre  organizzazioni rivoluzionarie della francia e degli altri paesi della UE sulla base del dibattito pubblico sulla concezione del mondo e la linea generale, della partecipazione ad iniziative comuni e della solidarietà di fronte alla controrivoluzione preventiva, con lo scopo sia di spiegare l’attività e la concezione della CP sia di conoscere la loro esperienza per imparare da essa.

Qui in Francia inoltre contribuiremo a sviluppare e rafforzare il lavoro del Comitato contro la Criminalizzazione della Lotta per la Ricostruzione di un Partito Comunista in Italia e della Associazione per la Difesa di uno Spazio Europeo delle Libertà (ADEEL), in particolare nel portare il loro appello ai lavoratori avanzati e nell’instaurazione di legami con organismi affini.

In sintesi cercheremo di adempiere meglio possibile nelle condizioni in cui siamo costretti il nostro compito di comunisti, membri del (nuovo)Partito comunista italiano.

Viva la ricostruzione del partito comunista italiano!

Viva la rinascita del movimento comunista internazionale!

Solidarietà con le guerre popolari rivoluzionarie!

Solidarietà con tutte le forze rivoluzionarie, in particolare con la rivoluzione democratica dei popoli arabi e musulmani della Palestina, dell’Iraq e dell’Afganistan!

Sviluppiamo con forza in tutti i paesi imperialisti la lotta per le libertà democratiche e per i diritti delle masse popolari, in particolare le lotte per il diritto all’autodeterminazione nazionale delle nazioni sopravvissute all’assimilazione forzata!

Viva la seconda ondata della rivoluzione proletaria che avanza in tutto il mondo!

 

Per contatti rivolgersi a

1. ADEEL c/o Bourse du Travail  9-11 rue Génin  93200 St Denis (France) e.mail <adeel20042003@yahoo.fr>;

2. Comité pour la liberté du pc c/o LPJ  58, rue Gay Lussac 75005 Paris (France) e.mail <libert.cp@voilà.fr>.

 

Le Autorità Francesi si ostinano a fare servizi di polizia per conto della Autorità Italiane nella persecuzione del (nuovo)Partito comunista italiano (15 perquisizioni del 23 giugno 03 e detenzione pretestuosa dei compagni Czeppel e Maj chieste dalla banda di mafiosi, fascisti, razzisti, clericali, speculatori e avventurieri che agli ordini di Berlusconi governano a Roma sotto l’alta autorità del Vaticano).

 

All’alba del 4 febbraio gli agenti della Direzione Nazionale AntiTerrorismo (DNAT) hanno fatto irruzione in un’appartamento di Saint Denis, lo hanno saccheggiato e hanno messo in stato di fermo una compagna italiana che da 25 anni abita in Francia. Il suo nome e il suo ruolo di aiuto ai compagni del (n)PCI erano indicati già dal 27 giugno nel Dossier Czeppel-Maj, ma invece di aprire un normale procedimento giudiziario ed eventualmente convocarla per chiarire la sua posizione, le A.F. mandano gli agenti DNAT.

 

Questi agiscono con i metodi che furono un tempo quelli della Gestapo e che sono oggi quelli degli squadroni della morte, anche se ancora non uccidono ad ogni irruzione. Il loro scopo: terrorizzare la popolazione e impedire ogni aiuto e ogni gesto di solidarietà popolare verso i comunisti, i sindacalisti, i lavoratori avanzati, i clandestini, i senzatetto, gli oppositori politici. La lista certamente si allengherà col tempo se non ci sarà una mobilitazione di massa contro lo Stato di polizia e di controrivoluzione preventiva.

No allo Stato di polizia che si sta instaurando in Francia!

Difendere e far valere le libertà democratiche delle masse popolari!

 

Il Comitato contro la Criminalizzazione della Lotta per la Ricostruzione di un Partito Comunista in Italia protesta e chiama tutti i democratici a protestare contro le Autorità Francesi che continuano la persecuzione e la denigrazione del (n)PCI. Esse obbediscono alla Autorità Italiane che mal sopportano la liberazione sotto controllo giudiziario dei compagni Czeppel (confinato a Parigi) e Maj (confinato in Seine Saint Denis) decretata il 19 dicembre 03 dalla Chambre de l’Instruction della Corte d’Appello di Parigi.

Il Comitato chiama i lavoratori avanzati, i democratici e le loro organizzazioni a mobilitarsi apertamente e con forza contro la deriva repressiva antipopolare che il Governo CRS (Chirac-Raffarin-Sarkozy), per correre dietro alla politica razzista e fascista del Fronte Nazionale dei Le Pen, ha adottato ancora più sistematicamente dei governi che l’hanno preceduto come asse portante della sua attività e che cerca di far valere in tutta l’Europa sotto la doppia copertura della “guerra contro il terrorismo” e della “opposizione alla superpotenza USA”.

 

Partecipate alla Riunione Pubblica organizzata dalla Associazione per la Difesa di uno Spazio Europeo delle Libertà (ADEEL) Giovedì 12 febbraio 04 al C.I.C.P. 21ter rue Voltaire 75011 Paris (Mo rue de Montreuil) sul tema

Minacce sulla libertà in Europa”.

 

Libertà per tutti i prigionieri politici!

I diritti democratici delle masse popolari non si toccano!

La solidarietà delle masse popolari con i rivoluzionari e con i proletari prigionieri rafforzano la loro resistenza di fronte alle presssioni e alle lusinghe delle Autorità - la resistenza dei prigionieri rafforza la lotta delle masse popolari contro la borghesia imperialista!

 

04 febbraio 04

Comité contre la Criminalisation de la Lutte pour la Reconstruction d’un Parti Communiste en Italie

 

Per informazioni

Comité pour la liberté de la CP c/à LPJ 58, rue Gay Lussac 75005 Paris tel. 01.43.26.20.17 e.mail <libert.cp@voilà.fr>

ADEEL c/o Bourse du Travail  9-11 rue Génin 93200 St. Denis e.mail <adeel20042004@yahoo.fr>.

 

Il Comitato cerca compagni/e disposte a collaborare svolgendo attività di segreteria e altre (organizzazione di riunioni e di cene o spettacoli di finanziamento, diffusione di comunicati, ecc.). Inviare le coordinate agli indirizzi del Comitato.

 

 

Les Autorités Françaises continuent de rendre des bas services de police aux Autorités Italiennes dans la persécution contre le (nouveau) Parti communiste italien (15 perquisitions du 23 juin 03 et détention à l’aide de motivations fallacieuses des camarades Czeppel et Maj demandées par la bande de mafieux, de fascistes, de racistes, de cléricaux, de spéculateurs et d'aventuriers qui aux ordres de Berlusconi gouvernent à Rome sous la haute autorité du Vatican)!

 

À l’aube du 4 février les agents de la Direction Nationale AntiTerrorisme (DNAT) font irruption dans un appartement de Saint Denis, le saccagent et mettent en gard à vue une camarade italienne qui depuis 25 année habite en France! Son nom et son rôle de soutien aux membres du (n)PCI étaient indiqués dès le 27 juin dans le Dossier Czeppel-Maj. Mais au lieu d’ouvrir une procédure judiciaire normale et de la convoquer pour éclaircir sa position, les A.F. envoient les agents de la DNAT.

 

Ceux-ci agissent avec les méthodes qui furent jadis celles de la Gestapo, qui sont celles des escadrons de la morts, bien que pour l’instant ils ne tuent pas encore à tous les coups. Leur but: terroriser la population et empêcher tout aide et solidarité populaire avec les communistes, les syndicalistes, les travailleurs avancés, les sans papiers, les sans logis, les opposants politiques. La liste va s’allonger avec le temps s’il n’y aura pas une mobilisation de masse contre l’Ètat policier et contre la contre-révolution préventive.

Non à l’Ètat policier qui plane sur la France!

Défendre et faire valoir les droits démocratiques des masses populaires!

 

Le Comité contre la Criminalisation de la Lutte pour la Reconstruction d'un Parti Communiste en Italie proteste et appelle tous le démocrates à protester contre les Autorités Françaises qui continuent la persécution et la dénigrement du (n)PCI. Elles obéissent aux Autorités Italiennes qui ne tolèrent pas la libération sous contrôle judiciaire des camarades Czeppel (confiné à Paris) et Maj (confiné en Seine Saint Denis) décrétée par la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Paris le 19.12.03.

Le Comité invite tous les travailleurs avancés et les démocrates et leurs organisations à se mobiliser ouvertement et avec force contre la dérive répressive antipopulaire que le Gouvernement CRS (Chirac-Raffarin-Sarkozy),  pour courir auprès de la politique raciste et fasciste du Front Nationale des Le Pen et encore plus systématiquement des gouvernements qui l'ont précédé, a ouvertement adoptée comme pivot de son activité et qu'il promeut dans toute Europe sous le double manteau de la "guerre contre le terrorisme" et de l'"opposition à la superpuissance USA”.

 

Participez à la Réunion publique organisée par l’Association pour la Défense d’un Espace Européen des Libertés (ADEEL)

Jeudi 12 février à 19H30 au C.I.C.P. 21ter rue Voltaire 11ème Paris (Mo rue de Montreuil) sur le sujet

Menaces sur les libertés en Europe”.

 

Liberté pour tous les prisonniers politiques !

Les droits démocrates des masses populaires sont intouchables !

La solidarité des masses populaires avec les révolutionnaires et les prolétaires prisonniers renforce leur résistance face aux pressions et aux menaces des Autorités - la résistance des prisonniers renforce la lutte des masses populaires contre la bourgeoisie impérialiste !

 

04 février 04

Comité contre les Criminalisation de la Lutte pour la Reconstruction d'un Parti Communiste en Italie

 

Pour tout renseignements:

Comité pour la liberté de la CP c/o LPJ 58, rue Gay Lussac 75005 Paris  tél. 01.43.26.20.17 e.mail <libert.cp@voilà.fr>.

ADEEL c/o Bourse du Travail  9-11 rue Génin 93200 St. Denis  e.mail<adeel20042004@yahoo.fr>.

 

Le Comité cherche des camarades qui aident dans les travaux de secrétariat et autres (organisations de réunions et des activités de financement, diffusion des communiqués, etc.). Envoyer ses coordonnées aux adresses du Comité.

 

 

 

 

Association pour la Défense d'un Espace Européen des Libertés

Adeel20042004@yahoo.fr

Réunion publique

JEUDI 12 FÉVRIER 2004

à 19H 30

au

C.I.C.P.

21 Ter Rue VOLTAIRE 11ème PARIS

Métro rue de Montreuil

avec la présence de la députée européenne Alima

Boumédiene-Thiery et des avocats

Menaces sur les libertés en Europe

n     Le mandat d'arrêt européen menace les libertés politiques,

syndicales et culturelles

II permettra de se passer de la procédure d'extradition, renforce la répression, restreint le droit d'asile et les droits de la défense.

n     Les nouvelles lois Perben permettent d'attenter aux libertés individuelles

Si les nouvelles lois Perben sont adoptées les atteintes graves à la vie privée vont se multiplier en toute légalité.

Il est à craindre bien sûr qu'elles ne soient dirigées en priorité contre les militants, voire les simples citoyens solidaires des immigrés, ou le curé de la Basilique de St. Denis qui à donné hospitalité à des sans-papiers.

n     Enfin après plus de 4 ans de détention préventive, le procès de 11

militants bretons va s'ouvrir en mars à Paris

Contre toutes les règles démocratiques et malgré les nombreuses remontrances de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, la justice française a détenu 6 militants bretons pendant plus de 4 ans avant de leur accorder un procès dont on craint qu'il ne soit ni juste ni équitable.

L'ADEEL invite à cette réunion un membre du Comité de soutien et un des avocats des militants bretons.

 

 

 

Cahiers pour le débat

 

dans le mouvement communiste mondial

 

Édite par la Commision Préparatoire du congrè de fondation du (nouveau) Parti communiste italien

 

N. 2 février 2004

Article de Giuseppe Maj, membre du (nouveau)Parti communiste italien, paru en « Combat breton » no. 214 e 215 (nov. et déc. 2003).

 

Diffusion par le Comité contre la Criminalisation de la Lutte pour la

Reconstitution d’un Parti Communiste en Italie